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Défense
ATR frappe fort en Iran
ATR frappe fort en Iran
© ATR

| Léo Barnier 275 mots

ATR frappe fort en Iran

80 millions d'habitants, trois fois la taille de la France métropolitaine, un fort potentiel économique, une flotte vieillissante qui ne demande qu'à être renouvelée... Ce n'est un secret pour personne, tous les avionneurs lorgnent sur l'Iran depuis la levée de l'embargo. Après Airbus, c'est au tour de sa filiale ATR (à 50 % à égalité avec Finmeccanica) de se positionner sur ce marché prometteur. Le constructeur franco-italien vient de signer, le 1er février à Téhéran, un protocole d'accord (MoU) avec la compagnie d'Etat Iran Air. Celui-ci porte sur une commande ferme de 20 biturbopropulseurs ATR 72-600, assortie d'options pour 20 appareils supplémentaires.

Si toutes les options sont exercées par Iran Air, la valeur totale du contrat pourrait atteindre un milliard d'euros selon les prix catalogue. Il devrait en partie être financé via les agences de crédit export française (Coface) et italienne (Sace). Un procédé régulièrement utilisé par les clients du constructeur d'avions régionaux.

Cet accord était attendu depuis quelques jours, suite aux discussions commerciales qui se sont tenues lors de la visite du président iranien Hassan Rohani et du ministre des Transports Abbas Ahmad Akhoundi, les 27 et 28 janvier dernier. Nul doute néanmoins que des tractations avaient déjà été engagées avant cette visite.

Le calendrier pour finaliser le contrat ou pour la livraison des appareils n'a pas été révélé. Les ATR 72-600 devrait permettre à Iran Air de renforcer sur le marché domestique alors que des compagnies comme Qeshm Air, Kish Air ou Mahan Air s'attribuent des parts de marché grandissantes.  Ces dernières pourraient d'ailleurs passer commande à leur tour.

ATR avait déjà réussi à placer des avions en Iran dans les années 1990.


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