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Défense
BAE Tempest : la possible participation japonaise
BAE Tempest : la possible participation japonaise
© UK MoD

| Antony Angrand 352 mots

BAE Tempest : la possible participation japonaise

Le Japon pourrait devenir partenaire au sein du team Tempest, lequel devrait voir une évolution sous forme de contrats avec les principaux partenaires à savoir la Suède et l'Italie d'ici la fin de cette année. BAE Systems avait déjà proposé ses compétences dans le cadre de l'étude du F-X japonais, le successeur du F-2.

Un Tempest potentiellement en partie japonais 

BAE Systems a déclaré que Tempest, le projet dirigé par les Britanniques pour construire un nouvel avion de combat, signerait des contrats avec ses partenaires, l'Italie et la Suède, d'ici la fin de l'année et que des discussions étaient en cours avec le Japon afin qu'il rejoigne le projet. Le Royaume-Uni et le Japon ont convenu d'entamer des négociations officielles sur un accord d'accès réciproque (RAA, Reciprocal Access Agreement ) afin d'approfondir les relations de défense entre les deux pays. Et la possibilité d'une participation japonaise au programme Tempest n'y est pas étrangère, car l'équipementier britannique avaient déjà proposé leurs services dans le cadre du F-X japonais de 5e génération, ou BAE systems avait répondu à une RFI (Request for information) émanant du ministère japonais de la Défense, proposant un ensemble de soutien au programme japonais de développement du chasseur de cinquième génération. 

Un précédent avec le F-X de cinquième génération 

Le directeur des systèmes aériens de combat futurs de BAE, Michael Christie, a déclaré qu'il s'attendait à ce que les contrats avec les deux partenaires sur la phase de conception et d'évaluation soient signés d'ici la fin de 2021. Les discussions avec le Japon vont de l'adhésion du pays au programme en tant que partenaire à la collaboration sur la technologie, a-t-il dit. "Il y a beaucoup de points communs entre le Royaume-Uni et le Japon en termes de ce qu'ils essaient de réaliser dans ce domaine... c'est un domaine en cours et que nous poursuivons activement", a déclaré Christie dans une interview à Reuters mercredi.

BAE, Rolls-Royce, MBDA et Leonardo UK 

Le projet Tempest, qui comprend, outre BAE, Rolls-Royce, le fabricant européen de missiles MBDA et Leonardo UK, dispose d'un budget de 2 milliards de livres (2,7 milliards de dollars) du gouvernement britannique jusqu'en 2025, plus 800 millions de livres des entreprises sur la même période. Alors que la Grande-Bretagne travaille sur le Tempest pour remplacer ses jets Eurofighter Typhoon à partir de 2040, la France, l'Allemagne et l'Espagne travaillent sur un rival pour remplacer le Rafale français et les Eurofighter allemands et espagnols.

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Petrau | 30/09/2021 15:34

Il est regrettable que l'accord franco-anglais sur les drones de combat soit resté sans suite. Il pouvait déboucher potentiellement sur un appareil piloté. Les tergiversations allemandes sur le Scaf et le tropisme des autorités de ce pays pour l'Otan laissent présager d'un abandon de ce projet. Nous serons fixés prochainement si la RFA choisit finalement, comme on commence à le lire, le F35 pour remplacer quelques uns de ses Tornado au lieu et place du F18 initialement choisi. Et n'oublions pas que l'Allemagne à déjà abandonné le projet commun de modernisation du Tigre et, de facto le programme commun Maws au bénéfice du P8A américain. La France s'est laissée isoler. Le préjudice à venir est bien plus grand que celui de l'abandon des sous-marins australiens.

Delta | 01/10/2021 12:15

Le risque est surtout que l'Allemagne et l'Espagne finalement rejoigne Tempest. l'Allemagne et l'Espagne ont déjà développé l'Eurofighter avec l'Angleterre et l'Italie et une évolution similaire du matériel de leur armée de l'air a du sens. La France peut se preparer à d'autres alliés : Grèce ? Inde? etc.

Petrau | 01/10/2021 13:21

@Delta. Le scénario que vous envisagez est très possible également Pour ce qui est d'une contribution de la Grèce à un programme sous leadership français, elle ne pourrait être qu'anecdotique compte tenu des finances de ce pays et de ses capacités technologiques. Quant à l'Inde, son processus de décision est dans le temps long et un accord signé peut être abandonné à chaque instant (cf. L'accord conclu entre l'Inde et la Russie pour développer en commun un avion de nouvelle génération). La France s'est placée d'elle-même dans une impasse !

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