Les industriels allemands OHB et Rheinmetall discutent d’une possible coentreprise dédiée au développement d’une constellation satellite de communication sécurisée en orbite basse qui serait mise à disposition de l’armée allemande.
Et une de plus ! Depuis que le commandement allemand de l’espace a publié sa stratégie spatiale de défense accompagnée d’un budget fantastique de 35 milliards d’euros, les projets fourmillent et fuitent : d’après les révélations du Financial Times et du journal allemand Handelsblatt, le constructeur satellite OHB et l’industriel d’armement Rheinmetall discutent de la création d’une coentreprise pour proposer une constellation satellite en orbite basse de communication sécurisée pour la défense. Nommée "SATCOMBw N4", la constellation devrait compter une centaine de satellites et doit connecter les différents opérateurs terrestres (véhicules, soldats) ou marins (navires) de l’armée allemande d’ici 2029.
C’est la seconde fois en quelques semaines que Rheinmetall s’immisce dans les projets spatiaux militaires allemands, la première étant la fondation d’une coentreprise avec la société finnoise Iceye pour fournir à la défense une constellation satellite radar à résolution moyenne-haute en complément des capacités actuelles.
C’est à se demander si le projet verra finalement le jour. La constellation Iris² de l’Union Européenne est pourtant signée, mais ne sera livrée qu’à partir de 2031. De nombreux États membres de l’UE sont demandeurs, dont la Pologne et autres pays de l’est proches de la Russie. Mais la France, l’Italie et maintenant l’Allemagne tapent du pied pour disposer au plus tôt de leur propre constellation nationale. Le gouvernement italien avait été particulièrement critiqué début 2025 pour vouloir connecter ses forces armées à Starlink. Plus récemment, au discours de vœux aux armées, Emmanuel Macron a insisté sur le besoin d’augmenter les capacités militaires en orbite basse, y compris en communication. Cela suppose par conséquent un éventuel partenariat entre le ministère des Armées et OneWeb, constellation d’Eutelsat dans laquelle le gouvernement a lourdement investi en 2025.
La question demeure : que va-t-il advenir de tous ces projets une fois Iris² opérationnel ? Les gouvernements pourront-ils soutenir en même temps une constellation nationale ? Le risque de Darwinisme entre les projets demeure. « En Europe, faire une constellation c'est comme faire une primaire de gauche : tout le monde est pour du moment que c'est lui qui est élu à la fin », glisse un analyste (français).
Les industriels allemands OHB et Rheinmetall discutent d’une possible coentreprise dédiée au développement d’une constellation satellite de communication sécurisée en orbite basse qui serait mise à disposition de l’armée allemande.
Et une de plus ! Depuis que le commandement allemand de l’espace a publié sa stratégie spatiale de défense accompagnée d’un budget fantastique de 35 milliards d’euros, les projets fourmillent et fuitent : d’après les révélations du Financial Times et du journal allemand Handelsblatt, le constructeur satellite OHB et l’industriel d’armement Rheinmetall discutent de la création d’une coentreprise pour proposer une constellation satellite en orbite basse de communication sécurisée pour la défense. Nommée "SATCOMBw N4", la constellation devrait compter une centaine de satellites et doit connecter les différents opérateurs terrestres (véhicules, soldats) ou marins (navires) de l’armée allemande d’ici 2029.
C’est la seconde fois en quelques semaines que Rheinmetall s’immisce dans les projets spatiaux militaires allemands, la première étant la fondation d’une coentreprise avec la société finnoise Iceye pour fournir à la défense une constellation satellite radar à résolution moyenne-haute en complément des capacités actuelles.
C’est à se demander si le projet verra finalement le jour. La constellation Iris² de l’Union Européenne est pourtant signée, mais ne sera livrée qu’à partir de 2031. De nombreux États membres de l’UE sont demandeurs, dont la Pologne et autres pays de l’est proches de la Russie. Mais la France, l’Italie et maintenant l’Allemagne tapent du pied pour disposer au plus tôt de leur propre constellation nationale. Le gouvernement italien avait été particulièrement critiqué début 2025 pour vouloir connecter ses forces armées à Starlink. Plus récemment, au discours de vœux aux armées, Emmanuel Macron a insisté sur le besoin d’augmenter les capacités militaires en orbite basse, y compris en communication. Cela suppose par conséquent un éventuel partenariat entre le ministère des Armées et OneWeb, constellation d’Eutelsat dans laquelle le gouvernement a lourdement investi en 2025.
La question demeure : que va-t-il advenir de tous ces projets une fois Iris² opérationnel ? Les gouvernements pourront-ils soutenir en même temps une constellation nationale ? Le risque de Darwinisme entre les projets demeure. « En Europe, faire une constellation c'est comme faire une primaire de gauche : tout le monde est pour du moment que c'est lui qui est élu à la fin », glisse un analyste (français).
Commentaires