La filiale d’ArianeGroup a annoncé la signature d’un contrat majeur avec Eutelsat portant sur une dizaine de lancements. Maia déploiera une partie des satellites OneWeb de nouvelle génération. Ainsi, Maiaspace est le premier opérateur du New Space à sortir de l’incertitude.
Ce jeudi 15 janvier, le PDG de Maiaspace Yohan Leroy et le PDG d’Eutelsat Jean-François Fallacher ont signé un contrat de lancement multiple pour déployer une partie de la constellation OneWeb nouvelle génération de communication depuis l’orbite basse. Le déploiement commencera en 2027. L’annonce suit celle de la commande de 340 satellites OneWeb par Eutelsat à Airbus Defence & Space, passée en début de semaine.
Maiaspace a fourni peu de détails sur le contrat, mais il s’agit plus d’un contrat de service car il ne fixe pas le nombre de vols mais le nombre de satellites à lancer. La compagnie a toute latitude pour choisir la configuration de son lanceur (réutilisable ou non, avec l’étage supérieur Colibri ou non), sachant qu’initialement Maia est capable d’emporter jusqu’à 1.5 T de charge utile en orbite basse en version non réutilisable. Il faut ajouter deux tonnes de capacité avec l’étage Colibri.
Eutelsat n’a pas non plus demandé à Maiaspace de garantir un certain nombre de décollages à succès avant de commencer le déploiement. Le premier vol de Maia est prévu d’ici la fin de l’année. Il sera suborbital. Bien que le chantier à Kourou du pas de tir (anciennement celui de Soyouz-ST) à Kourou ait commencé, il reste encore beaucoup à faire d’ici les essais combinés prévus à l’automne.
Maiaspace peut désormais voir l’avenir avec confiance, avec un carnet de vol rempli à plus de 50% sur les trois prochaines années, ce qui laisse volontairement de la place pour d’autres clients. Aucun lanceur européen ne peut se vanter d’avoir un tel manifeste jusqu’à présent. Avant, Maia ne comptait que deux commandes fermes (Exotrail et Toutatis). « C’est un contrat majeur car il nous assure beaucoup de visibilité commerciale » a déclaré Yohan Leroy en conférence de presse, insistant aussi sur la crédibilité technique et calendaire de Maia.
Le contrat va également assurer une bonne trajectoire financière pour l’entreprise basée à Vernon. Jusqu’à présent, Maiaspace avait récolté près de 125 M€ de fonds, provenant essentiellement de la maison mère Ariane Group. En conférence de presse lundi 12 janvier, le PDG d’Ariane Group avait annoncé le renouvellement de la confiance en Maiaspace de la part des actionnaires du groupe, Airbus et Safran. Ce renouvellement devrait apporter des fonds bien supérieurs à ce qui a été perçu, afin de soutenir l’industrialisation.
La commande avait été annoncée le 12 janvier. Les satellites seront produits à Toulouse, où Airbus Defence & Space a développé une toute nouvelle ligne de production, qui a déjà servi à produire et tester rapidement les 4 satellites CO3D. Airbus DS avait déjà produit les 656 autres satellites OneWeb de première génération, mais la plupart étaient construits en Floride.
Concurrente de Starlink mais essentiellement tourné sur le marché de la connectivité pour les entreprises et les Etats, OneWeb doit être relevé entre 2028 et 2029. Pour en garder un contrôle français, Emmanuel Macron avait confirmé au Salon du Bourget l’investissement de près de 800 M€ dans Eutelsat. Le groupe a récemment complété avec une augmentation de capital.
C’est la première fois qu’un mini-lanceur comme Maia est sollicité pour déployer un segment de grosse constellation satellite. Le 3 décembre, lors d’une audition au Sénat, Jean-François Fallacher avait justifié ce type de recours dans le but de renforcer des capacités déjà existantes sur certains plans orbitaux, et complément d’un remplacement intégral de certaines tranches. Une stratégie jamais suivie par SpaceX mais plus économe.
La filiale d’ArianeGroup a annoncé la signature d’un contrat majeur avec Eutelsat portant sur une dizaine de lancements. Maia déploiera une partie des satellites OneWeb de nouvelle génération. Ainsi, Maiaspace est le premier opérateur du New Space à sortir de l’incertitude.
Ce jeudi 15 janvier, le PDG de Maiaspace Yohan Leroy et le PDG d’Eutelsat Jean-François Fallacher ont signé un contrat de lancement multiple pour déployer une partie de la constellation OneWeb nouvelle génération de communication depuis l’orbite basse. Le déploiement commencera en 2027. L’annonce suit celle de la commande de 340 satellites OneWeb par Eutelsat à Airbus Defence & Space, passée en début de semaine.
Maiaspace a fourni peu de détails sur le contrat, mais il s’agit plus d’un contrat de service car il ne fixe pas le nombre de vols mais le nombre de satellites à lancer. La compagnie a toute latitude pour choisir la configuration de son lanceur (réutilisable ou non, avec l’étage supérieur Colibri ou non), sachant qu’initialement Maia est capable d’emporter jusqu’à 1.5 T de charge utile en orbite basse en version non réutilisable. Il faut ajouter deux tonnes de capacité avec l’étage Colibri.
Eutelsat n’a pas non plus demandé à Maiaspace de garantir un certain nombre de décollages à succès avant de commencer le déploiement. Le premier vol de Maia est prévu d’ici la fin de l’année. Il sera suborbital. Bien que le chantier à Kourou du pas de tir (anciennement celui de Soyouz-ST) à Kourou ait commencé, il reste encore beaucoup à faire d’ici les essais combinés prévus à l’automne.
Maiaspace peut désormais voir l’avenir avec confiance, avec un carnet de vol rempli à plus de 50% sur les trois prochaines années, ce qui laisse volontairement de la place pour d’autres clients. Aucun lanceur européen ne peut se vanter d’avoir un tel manifeste jusqu’à présent. Avant, Maia ne comptait que deux commandes fermes (Exotrail et Toutatis). « C’est un contrat majeur car il nous assure beaucoup de visibilité commerciale » a déclaré Yohan Leroy en conférence de presse, insistant aussi sur la crédibilité technique et calendaire de Maia.
Le contrat va également assurer une bonne trajectoire financière pour l’entreprise basée à Vernon. Jusqu’à présent, Maiaspace avait récolté près de 125 M€ de fonds, provenant essentiellement de la maison mère Ariane Group. En conférence de presse lundi 12 janvier, le PDG d’Ariane Group avait annoncé le renouvellement de la confiance en Maiaspace de la part des actionnaires du groupe, Airbus et Safran. Ce renouvellement devrait apporter des fonds bien supérieurs à ce qui a été perçu, afin de soutenir l’industrialisation.
La commande avait été annoncée le 12 janvier. Les satellites seront produits à Toulouse, où Airbus Defence & Space a développé une toute nouvelle ligne de production, qui a déjà servi à produire et tester rapidement les 4 satellites CO3D. Airbus DS avait déjà produit les 656 autres satellites OneWeb de première génération, mais la plupart étaient construits en Floride.
Concurrente de Starlink mais essentiellement tourné sur le marché de la connectivité pour les entreprises et les Etats, OneWeb doit être relevé entre 2028 et 2029. Pour en garder un contrôle français, Emmanuel Macron avait confirmé au Salon du Bourget l’investissement de près de 800 M€ dans Eutelsat. Le groupe a récemment complété avec une augmentation de capital.
C’est la première fois qu’un mini-lanceur comme Maia est sollicité pour déployer un segment de grosse constellation satellite. Le 3 décembre, lors d’une audition au Sénat, Jean-François Fallacher avait justifié ce type de recours dans le but de renforcer des capacités déjà existantes sur certains plans orbitaux, et complément d’un remplacement intégral de certaines tranches. Une stratégie jamais suivie par SpaceX mais plus économe.
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