Les Etats-Unis ont approuvé la vente de 4 avions de reconnaissance P-8 Poséidon construits par Boeing au forces aériennes de Singapour, dans le but de moderniser ses moyens de surveillance maritime.
Le contrat atteint 2.3 Md$. En septembre 2025, Singapour avait choisi d'acquérir quatre P-8 Poséidon de Boeing (le préférant au C-295 MPA d'Airbus) afin de moderniser sa flotte d'avions de reconnaissance et de surveillance maritime. La mission est aujourd'hui assurée par cinq avions Fokker 50 Enforcer II qui sont désormais en opérations depuis plus de 30 ans. Singapour compte aussi sur le P-8 pour développer des moyens de lutte anti-sous-marine. Ce n'est que le fin janvier que Singapour obtient l'autorisation des Etats-Unis.
Cet État insulaire est aujourd'hui le deuxième hub portuaire le plus important du monde. Un trafic dont toute interférence majeure pourrait déstabiliser l'économie du pays et avoir des effets aussi dévastateurs que le blocage du canal de Suez en 2021. Singapour doit donc renforcer ses moyens de surveillance pour prévenir toute approche du port. L'agence des sciences et des technologies de défense de Singapour (DSTA) a également décidé en 2025 de renforcer ses moyens de lutte anti-drone avec l'IA par la création d'un laboratoire avec Thales. La création de l'agence spatiale de Singapour (NSAS), laquelle entrera en fonction dès le 1er avril 2026, annoncé lundi en marge du salon aérien va également permettre à la défense d'accélérer l'acquisition et le traitement d'images satellite pour la surveillance maritime.
La position de Singapour en tant que client des technologies de défense critiques américaines est compliquée à cause de sa proximité avec la Chine, premier partenaire commercial mais pas seulement. Les Etats-Unis sont frileux à l'idée d'un partage avec la défense chinoise lors d'exercices militaires menés communément par Singapour et la Chine. La dernière crainte vis-à-vis de la Chine est récente : le 15 janvier, le Etats-Unis ont accusé une société d'Afrique du Sud d'avoir tenté de vendre deux simulateurs de P-8 à la PLA (Armée populaire de libération). Les forces aériennes de la République de Singapour (RSAF) vont recevoir leur premier des 20 F-35 commandés mais il a fallu plusieurs mois pour obtenir l'aval du Congrès américain pour devenir client étranger du P-8, plusieurs semaines après l'aval donné au Danemark, au travers de la procédure FMS.
Dérivé du Boeing 737, le P-8 Poseidon est équipé d'un radar SAR (à synthèse d'ouverture), d'un radar de surface et d'un système de détection passif. L'avion emporte aussi des torpilles légères dont la vente a aussi été approuvée par le Congrès.
Les Etats-Unis ont approuvé la vente de 4 avions de reconnaissance P-8 Poséidon construits par Boeing au forces aériennes de Singapour, dans le but de moderniser ses moyens de surveillance maritime.
Le contrat atteint 2.3 Md$. En septembre 2025, Singapour avait choisi d'acquérir quatre P-8 Poséidon de Boeing (le préférant au C-295 MPA d'Airbus) afin de moderniser sa flotte d'avions de reconnaissance et de surveillance maritime. La mission est aujourd'hui assurée par cinq avions Fokker 50 Enforcer II qui sont désormais en opérations depuis plus de 30 ans. Singapour compte aussi sur le P-8 pour développer des moyens de lutte anti-sous-marine. Ce n'est que le fin janvier que Singapour obtient l'autorisation des Etats-Unis.
Cet État insulaire est aujourd'hui le deuxième hub portuaire le plus important du monde. Un trafic dont toute interférence majeure pourrait déstabiliser l'économie du pays et avoir des effets aussi dévastateurs que le blocage du canal de Suez en 2021. Singapour doit donc renforcer ses moyens de surveillance pour prévenir toute approche du port. L'agence des sciences et des technologies de défense de Singapour (DSTA) a également décidé en 2025 de renforcer ses moyens de lutte anti-drone avec l'IA par la création d'un laboratoire avec Thales. La création de l'agence spatiale de Singapour (NSAS), laquelle entrera en fonction dès le 1er avril 2026, annoncé lundi en marge du salon aérien va également permettre à la défense d'accélérer l'acquisition et le traitement d'images satellite pour la surveillance maritime.
La position de Singapour en tant que client des technologies de défense critiques américaines est compliquée à cause de sa proximité avec la Chine, premier partenaire commercial mais pas seulement. Les Etats-Unis sont frileux à l'idée d'un partage avec la défense chinoise lors d'exercices militaires menés communément par Singapour et la Chine. La dernière crainte vis-à-vis de la Chine est récente : le 15 janvier, le Etats-Unis ont accusé une société d'Afrique du Sud d'avoir tenté de vendre deux simulateurs de P-8 à la PLA (Armée populaire de libération). Les forces aériennes de la République de Singapour (RSAF) vont recevoir leur premier des 20 F-35 commandés mais il a fallu plusieurs mois pour obtenir l'aval du Congrès américain pour devenir client étranger du P-8, plusieurs semaines après l'aval donné au Danemark, au travers de la procédure FMS.
Dérivé du Boeing 737, le P-8 Poseidon est équipé d'un radar SAR (à synthèse d'ouverture), d'un radar de surface et d'un système de détection passif. L'avion emporte aussi des torpilles légères dont la vente a aussi été approuvée par le Congrès.
Commentaires