Arianespace vise 7 à 8 vols Ariane 6 en 2026
Arianespace vise 7 à 8 vols Ariane 6 en 2026
© ESA, CNES, Arianespace, ArianeGroup, centre optique CSG, P Piron

publié le 14 janvier 2026 à 15:50

425 mots

Arianespace vise 7 à 8 vols Ariane 6 en 2026

Après une montée en cadence remarquée ces derniers mois, on pourrait assister à une année 2026 proche de la cadence de croisière pour Ariane 6.


Ariane 6 a volé 4 fois en 2025. Tous des tirs à succès. Ces derniers mois, Arianespace et sa maison mère ArianeGroup ont lancé la montée en cadence, avec par exemple seulement 40 jours entre deux tirs, soit un délai proche de la cadence de croisière telles qu’elle est visée aujourd’hui : 9 à 10 vols par an. On s’en rapprochera cette année avec 7 à 8 vols. Les prochaines années seront encore très occupées. Arianespace a confirmé en conférence de presse avoir une trentaine de vols réservés.

Manifeste rempli, divers profils de mission

Plusieurs premières sont attendues pour Ariane 6 cette année, en comparaison de 2025 où le lanceur n’avait desservi que l’orbite basse. Pour rappel, Ariane 6 a déployé le satellite français de reconnaissance CSO 3, le satellite météo européen de nouvelle génération MetOp SG-A1, le satellite européen d’observation de la Terre Sentinel-1C et deux satellites européens de navigation Galileo.

En 2026, Ariane 6 lancera une fois de plus des satellites institutionnels ou stratégiques, dont les satellites météo MetOp SG-B1 (en orbite basse) et MTG-I2 (en orbite de transfert géostationnaire), deux satellites Galileo (en orbite moyenne) et le télescope spatial Plato de l’agence spatiale européenne à destination du point de Lagrange L2 Terre-Soleil (pour scruter les exoplanètes). À cela s’ajoutent les premiers vols au service de clients commerciaux dont, au moins deux des 18 tirs conclus pour Amazon Leo (ex-KuiperSat). 32 satellites de la constellation américaine de communication en orbite basse concurrente à Starlink seront à bord du premier vol de l’année, prévu pour le 12 février.

Ariane 6 va donc desservir tout type d’orbite cette année. Ce sera donc l’occasion de la voir décoller pour la première fois en version lourde (A64) avec quatre boosters d’appoint P120C à poudre. Les vols sont prévus pour Amazon et la desserte de l’orbite géostationnaire. En outre, en avril-mai, on assistera à un premier vol de cette version lourde avec les nouveaux boosters P160C plus puissants, qualifiés en décembre dernier pour garantir encore plus de performances pour Ariane 6.

Dernier vol Vega-C sous l’étiquette Arianespace

2026 est l’année de la passation de l’exploitation de Vega-C d’Arianespace à Avio. Le maître d’œuvre Italien assurera les opérations du lanceur léger dont il est maître d’œuvre après un dernier tir Vega-C assuré par Arianespace. Plusieurs charges utiles sont prévues de décoller avec Vega-C : la sonde eurochinoise SMILE d’étude de la magnétosphère du Soleil, le satellite Sentinel-3C, FLEX de l’ESA, KOMPSAT-6 de la Corée du Sud, ou encore des satellites d’observation de la Terre de la constellation italienne Iride.

Commentaires
14/01/2026 15:50
425 mots

Arianespace vise 7 à 8 vols Ariane 6 en 2026

Après une montée en cadence remarquée ces derniers mois, on pourrait assister à une année 2026 proche de la cadence de croisière pour Ariane 6.

Arianespace vise 7 à 8 vols Ariane 6 en 2026
Arianespace vise 7 à 8 vols Ariane 6 en 2026

Ariane 6 a volé 4 fois en 2025. Tous des tirs à succès. Ces derniers mois, Arianespace et sa maison mère ArianeGroup ont lancé la montée en cadence, avec par exemple seulement 40 jours entre deux tirs, soit un délai proche de la cadence de croisière telles qu’elle est visée aujourd’hui : 9 à 10 vols par an. On s’en rapprochera cette année avec 7 à 8 vols. Les prochaines années seront encore très occupées. Arianespace a confirmé en conférence de presse avoir une trentaine de vols réservés.

Manifeste rempli, divers profils de mission

Plusieurs premières sont attendues pour Ariane 6 cette année, en comparaison de 2025 où le lanceur n’avait desservi que l’orbite basse. Pour rappel, Ariane 6 a déployé le satellite français de reconnaissance CSO 3, le satellite météo européen de nouvelle génération MetOp SG-A1, le satellite européen d’observation de la Terre Sentinel-1C et deux satellites européens de navigation Galileo.

En 2026, Ariane 6 lancera une fois de plus des satellites institutionnels ou stratégiques, dont les satellites météo MetOp SG-B1 (en orbite basse) et MTG-I2 (en orbite de transfert géostationnaire), deux satellites Galileo (en orbite moyenne) et le télescope spatial Plato de l’agence spatiale européenne à destination du point de Lagrange L2 Terre-Soleil (pour scruter les exoplanètes). À cela s’ajoutent les premiers vols au service de clients commerciaux dont, au moins deux des 18 tirs conclus pour Amazon Leo (ex-KuiperSat). 32 satellites de la constellation américaine de communication en orbite basse concurrente à Starlink seront à bord du premier vol de l’année, prévu pour le 12 février.

Ariane 6 va donc desservir tout type d’orbite cette année. Ce sera donc l’occasion de la voir décoller pour la première fois en version lourde (A64) avec quatre boosters d’appoint P120C à poudre. Les vols sont prévus pour Amazon et la desserte de l’orbite géostationnaire. En outre, en avril-mai, on assistera à un premier vol de cette version lourde avec les nouveaux boosters P160C plus puissants, qualifiés en décembre dernier pour garantir encore plus de performances pour Ariane 6.

Dernier vol Vega-C sous l’étiquette Arianespace

2026 est l’année de la passation de l’exploitation de Vega-C d’Arianespace à Avio. Le maître d’œuvre Italien assurera les opérations du lanceur léger dont il est maître d’œuvre après un dernier tir Vega-C assuré par Arianespace. Plusieurs charges utiles sont prévues de décoller avec Vega-C : la sonde eurochinoise SMILE d’étude de la magnétosphère du Soleil, le satellite Sentinel-3C, FLEX de l’ESA, KOMPSAT-6 de la Corée du Sud, ou encore des satellites d’observation de la Terre de la constellation italienne Iride.



Commentaires