Le 27 janvier, la PME française spécialisée dans la production d’antennes a annoncé sa fusion avec la société luxembourgeoise spécialisée dans les radiofréquences. Une consolidation de plus qui illustre bien la tendance en Europe.
Anywaves est en passe de devenir un équipementier européen de premier plan. Le 27 janvier, la PME fondée en 2017 a annoncé la fusion de ses activités avec EmTroniX, une entreprise bien plus ancienne (fondée en 2001) spécialiste des radiofréquences, l’avionique haute performance et les logiciels embarqués. La fusion est en réalité plutôt une acquisition par Anywaves. Son patron Nicolas Capet demeurera président de l’ensemble industriel qui compte désormais plus de 110 personnes et qui continue de recruter jusqu’à atteindre 150 collaborateurs d’ici deux ans. Avec deux sites en Europe (Toulouse et Luxembourg) et un aux États-Unis, Anywaves cherche à se positionner comme un acteur mondial des technologies de radiofréquence, indispensables dans toute infrastructure spatiale et dont la demande explose.
Pour Anywaves et EmTroniX, c’est la transformation d’une amitié en mariage. Les deux entreprises étaient déjà partenaires auparavant, notamment pour le programme Revalto de la PME occitane Blue Water Intelligence. Pour l’Europe spatiale, c’est un exemple de plus de la tendance à la consolidation de l'écosystème spatial, très riche. Essentiellement incarnée par le projet « Bromo » de fusion des activités spatiales d’Airbus Defence & Space avec Thales Alenia Space pour des raisons comptables, ou encore par le possible rachat d’Orbex par The Exploration Company, cette tendance repose sur d’autres raisons tout aussi pragmatiques chez les équipementiers. « Les maîtres d’œuvre recherchent aujourd’hui des fournisseurs de produits, pas des bureaux d’études », précise d’ailleurs Nicolas Capet à Air & Cosmos.
Sentiment général partagé à l’European Space Conférence les 27 et 28 janvier à Bruxelles : en Europe, l’heure est à l’accélération, et à la livraison. Après le vote d’un budget historique de l’Agence spatiale européenne, la forte augmentation des moyens de défense spatiale dans le Vieux-Continent (en particulier en Allemagne) et la confiance autour du futur budget 2028 (MFF) de l’Union Européenne, le maximum doit désormais être livré avant la prochaine décennie. Le calendrier géopolitique accélère le Darwinisme dans l’écosystème spatial européen. Mais Anywaves, qui a passé le cap de la rentabilité en 2025, semble désormais à l’abri de cette réforme profonde du spatial européen. Affaire à suivre…
Le 27 janvier, la PME française spécialisée dans la production d’antennes a annoncé sa fusion avec la société luxembourgeoise spécialisée dans les radiofréquences. Une consolidation de plus qui illustre bien la tendance en Europe.
Anywaves est en passe de devenir un équipementier européen de premier plan. Le 27 janvier, la PME fondée en 2017 a annoncé la fusion de ses activités avec EmTroniX, une entreprise bien plus ancienne (fondée en 2001) spécialiste des radiofréquences, l’avionique haute performance et les logiciels embarqués. La fusion est en réalité plutôt une acquisition par Anywaves. Son patron Nicolas Capet demeurera président de l’ensemble industriel qui compte désormais plus de 110 personnes et qui continue de recruter jusqu’à atteindre 150 collaborateurs d’ici deux ans. Avec deux sites en Europe (Toulouse et Luxembourg) et un aux États-Unis, Anywaves cherche à se positionner comme un acteur mondial des technologies de radiofréquence, indispensables dans toute infrastructure spatiale et dont la demande explose.
Pour Anywaves et EmTroniX, c’est la transformation d’une amitié en mariage. Les deux entreprises étaient déjà partenaires auparavant, notamment pour le programme Revalto de la PME occitane Blue Water Intelligence. Pour l’Europe spatiale, c’est un exemple de plus de la tendance à la consolidation de l'écosystème spatial, très riche. Essentiellement incarnée par le projet « Bromo » de fusion des activités spatiales d’Airbus Defence & Space avec Thales Alenia Space pour des raisons comptables, ou encore par le possible rachat d’Orbex par The Exploration Company, cette tendance repose sur d’autres raisons tout aussi pragmatiques chez les équipementiers. « Les maîtres d’œuvre recherchent aujourd’hui des fournisseurs de produits, pas des bureaux d’études », précise d’ailleurs Nicolas Capet à Air & Cosmos.
Sentiment général partagé à l’European Space Conférence les 27 et 28 janvier à Bruxelles : en Europe, l’heure est à l’accélération, et à la livraison. Après le vote d’un budget historique de l’Agence spatiale européenne, la forte augmentation des moyens de défense spatiale dans le Vieux-Continent (en particulier en Allemagne) et la confiance autour du futur budget 2028 (MFF) de l’Union Européenne, le maximum doit désormais être livré avant la prochaine décennie. Le calendrier géopolitique accélère le Darwinisme dans l’écosystème spatial européen. Mais Anywaves, qui a passé le cap de la rentabilité en 2025, semble désormais à l’abri de cette réforme profonde du spatial européen. Affaire à suivre…
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