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Défense
SCAF : Safran et MTU Aero Engines franchissent une étape majeure © Dassault Aviation

| Antony Angrand

SCAF : Safran et MTU Aero Engines franchissent une étape majeure

Le programme SCAF (Système de Combat Aérien du Futur) a franchi aujourd’hui une étape majeure : Safran Aircraft Engines et MTU Aero Engines ont convergé sur les détails de leur partenariat d’égal à égal pour développer le moteur du futur avion de combat européen NGF (Next Generation Fighter).

Cet accord industriel s’appuie sur les principes définis par la lettre d'intention (LOI) signée entre les deux sociétés en février 2019, qui spécifie que Safran aura la responsabilité d’ensemble de la conception et de l’intégration du moteur et que MTU Aero Engines sera leader pour les services.

Dans le cadre du schéma contractuel défini par la France et l’Allemagne, Safran Aircraft Engines sera le primo-contractant du projet et MTU Aero Engines le principal partenaire pour la première phase de Recherche & Technologie (Phase 1A).

Les deux sociétés ont également convenu de la création d'une société commune 50/50, qui sera créée d'ici fin 2021 afin d’assurer les activités de développement, de production et de support après- vente du nouveau moteur qui propulsera l'avion de combat de nouvelle génération NGF.

« Cet accord est un pas en avant majeur, qui reflète la volonté de Safran Aircraft Engines et de MTU Aero Engines d'assurer une gestion solide et efficace du programme, reposant sur un partenariat équilibré et des responsabilités claires », ont déclaré Olivier Andriès, Président de Safran Aircraft Engines, et Michael Schreyögg, Directeur des programmes chez MTU Aero Engines. Safran et MTU sont déterminés à fournir aux Forces une architecture de moteur innovante. 

SCAF Safran MTU Aero Engines NGF Avion de combat européen

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PELISSON | 03/12/2019 16:17

Pour avoir travaillé pendant près de 36 années à SAE, et connaissant bien les principaux défis à relever en matière de conception d’une turbomachine efficiente et aux performances élevées, l’enjeu se situera sur la tenue des parties chaudes tournantes. Or, dans ce domaine, peu de motoristes peuvent se prévaloir d’être considérés comme majeurs, c’est à dire à posséder la capacité à développer SEUL ce genre de machine. Pour SAE, le dernier concept applicable au domaine militaire est le M 88, moteur du Rafale, mais dont la techno date maintenant de près de 30 ans, ce qui est un gouffre en aéronautique. Il faudra donc, pource dernier, rassembler toute la matière grise potentielle et se retrousser les manches pour atteindre les objectifs visés pour la motorisation du SCAF, surtout quand on annonce des températures devant turbine à 2000 °C, sachant qu’à ce jour, nous atteignons péniblement les 1600 °C. Et gagner quelques degrés Celsius à ce niveau relève aujourd’hui de l’exploit.... alors, bon courage aux futurs chercheurs, qui devront se transformer, comme l’avait dit si justement le Général de Gaulle en son temps lors d’une visite du CNRS, en « trouveurs » prodiges.

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