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Défense
OPEX : Le Sénat demande la mise en oeuvre de la LPM © DR

| Yann Cochennec

OPEX : Le Sénat demande la mise en oeuvre de la LPM

Lors de son intervention aux Universités de la Défense à Bourges, le sénateur Christian Cambon a demandé que le surcoût des Opex, évalué à 300 M€, soit pris en charge par la solidarité ministérielle.

Lors de son intervention aux Universités d’été de la défense (UED), sur la base de Bourges-Avord, Christian Cambon, Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, a appelé le Gouvernement "à mettre en œuvre la clause de solidarité interministérielle pour le financement des opérations extérieures". Une clause de sauvegarde dans la loi de programmation militaire (LPM), introduite par le Sénat. « Cette année encore, au moins 300 M€ resteront à financer, si ce n’est plus », estime Christian Cambon. « Ce surcoût doit être pris en charge par la solidarité interministérielle. C’est la loi, c’est aussi le respect de la parole donnée. 300 millions, c’est l’équivalent de trois ans de livraison des véhicules blindés Griffon : c’est donc, enfin, la condition de la modernisation des armées ». Par ailleurs, Christian Cambon a rappelé que le Sénat avait inscrit dans la LPM que les ressources militaires ne sauraient financer le futur service national universel (SNU). 

« A l’heure où le gouvernement chiffre le SNU à 1,5 milliard d’euros par an, je demande la création dans le projet de loi de finances pour 2020 d’une mission budgétaire spéciale, pour éviter tout risque d’un siphonage des crédits de la défense. Chacun sait bien que le SNU n’est pas financé ! », a souligné Christian Cambon.

LPM Sénat Opex Budget défense

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