Un téléport de l’opérateur luxembourgeois SES a été touché par une frappe de missile revendiquée par le Hezbollah libanais, allié du pouvoir iranien. Non-loin de là, Chypre, Etat membre de l’UE depuis 2004, est devenu le premier utilisateur du dispositif de connectivité satellite sécurisée de l’Euspa, nommé Govsatcom. A proximité de l’Iran, l’île est aux premières loges du conflit au Moyen-Orient et a déjà été attaquée.
SES a annoncé que son téléport d’Emek Ha’ela, en Israël, a été touché par une frappe de missile le 9 mars, sans faire de blessé. Le groupe luxembourgeois, qui contrôle une gigantesque flotte de satellites de communication en orbite géostationnaire a précisé que l’impact n’a pas endommagé l’infrastructure principale mais une faible portion du champ d’antennes. SES précise aussi que la redondance permet au service de fonctionner normalement et que les réparations des dégâts sont déjà en cours.
Construit dans les années 1970, Emek Ha’ela est un des 45 téléports de SES. Le Hezbollah a revendiqué l’attaque en déclarant que le téléport est intégré à « la division de cyberdéfense et de communication de l’armée israélienne ». En réponse, le Times of Israel a précisé que le site n’est pas une installation militaire et a été privatisé en 2008. De plus, Israël dispose de ses propres satellites de communication sécurisée en orbite géostationnaire avec Dror-1, mis en orbite en juillet 2025, et le réseau AMOS opéré par l’opérateur israélien Spacecom. L’attaque revendiquée par le Hezbollah libanais, allié du pouvoir iranien, fait suite à la menace de l’Iran de s’attaquer aux infrastructures de segment sol des pays voisins soutenant les opérations d’Israël et des Etats-Unis.
L’île de Chypre n’est désormais plus un havre de paix. A près de 200 km des côtes libanaises, Chypre a subi plusieurs attaques de missiles et de drones de fabrication iranienne. Une base aérienne britannique servant de soutien à l’opération américaine Epic Fury avait été la cible de drones dès la nuit du 1er au 2 mars. Ce lundi 9 mars, Emmanuel Macron s’était déplacé sur l’île avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis témoigner son soutien envers Chypre. Depuis, le porte-avions Charles de Gaulle est déployé dans la Méditerranée orientale ainsi que le porte-hélicoptères amphibie « Le Tonnerre ».
Face aux attaques iraniennes, Chypre a donc décidé de profiter du dispositif européen Govsatcom. Le 10 mars, l’agence du programme spatial de l’Union Européenne, l’Euspa, a annoncé que Chypre a achevé sa première utilisation du dispositif Govsatcom de la Commission Européenne, devenant le premier Etat bénéficiaire depuis la mise en service fin janvier. Govsatcom réunit les moyens de communication sécurisée par satellite en orbite géostationnaire des gouvernements de 5 pays européens : France, Italie, Espagne, Luxembourg, Grèce. De son côté, la France rend partiellement disponible ses satellites Syracuse. L’Euspa précise que Chypre a utilisé le réseau grec Hella Sat, qui a été mis à disposition avec une certaine réactivité. Une première symbolique pour la souveraineté européenne.
Un téléport de l’opérateur luxembourgeois SES a été touché par une frappe de missile revendiquée par le Hezbollah libanais, allié du pouvoir iranien. Non-loin de là, Chypre, Etat membre de l’UE depuis 2004, est devenu le premier utilisateur du dispositif de connectivité satellite sécurisée de l’Euspa, nommé Govsatcom. A proximité de l’Iran, l’île est aux premières loges du conflit au Moyen-Orient et a déjà été attaquée.
SES a annoncé que son téléport d’Emek Ha’ela, en Israël, a été touché par une frappe de missile le 9 mars, sans faire de blessé. Le groupe luxembourgeois, qui contrôle une gigantesque flotte de satellites de communication en orbite géostationnaire a précisé que l’impact n’a pas endommagé l’infrastructure principale mais une faible portion du champ d’antennes. SES précise aussi que la redondance permet au service de fonctionner normalement et que les réparations des dégâts sont déjà en cours.
Construit dans les années 1970, Emek Ha’ela est un des 45 téléports de SES. Le Hezbollah a revendiqué l’attaque en déclarant que le téléport est intégré à « la division de cyberdéfense et de communication de l’armée israélienne ». En réponse, le Times of Israel a précisé que le site n’est pas une installation militaire et a été privatisé en 2008. De plus, Israël dispose de ses propres satellites de communication sécurisée en orbite géostationnaire avec Dror-1, mis en orbite en juillet 2025, et le réseau AMOS opéré par l’opérateur israélien Spacecom. L’attaque revendiquée par le Hezbollah libanais, allié du pouvoir iranien, fait suite à la menace de l’Iran de s’attaquer aux infrastructures de segment sol des pays voisins soutenant les opérations d’Israël et des Etats-Unis.
L’île de Chypre n’est désormais plus un havre de paix. A près de 200 km des côtes libanaises, Chypre a subi plusieurs attaques de missiles et de drones de fabrication iranienne. Une base aérienne britannique servant de soutien à l’opération américaine Epic Fury avait été la cible de drones dès la nuit du 1er au 2 mars. Ce lundi 9 mars, Emmanuel Macron s’était déplacé sur l’île avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis témoigner son soutien envers Chypre. Depuis, le porte-avions Charles de Gaulle est déployé dans la Méditerranée orientale ainsi que le porte-hélicoptères amphibie « Le Tonnerre ».
Face aux attaques iraniennes, Chypre a donc décidé de profiter du dispositif européen Govsatcom. Le 10 mars, l’agence du programme spatial de l’Union Européenne, l’Euspa, a annoncé que Chypre a achevé sa première utilisation du dispositif Govsatcom de la Commission Européenne, devenant le premier Etat bénéficiaire depuis la mise en service fin janvier. Govsatcom réunit les moyens de communication sécurisée par satellite en orbite géostationnaire des gouvernements de 5 pays européens : France, Italie, Espagne, Luxembourg, Grèce. De son côté, la France rend partiellement disponible ses satellites Syracuse. L’Euspa précise que Chypre a utilisé le réseau grec Hella Sat, qui a été mis à disposition avec une certaine réactivité. Une première symbolique pour la souveraineté européenne.
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