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Défense
Le Scorpion cherche sa clientèle au salon FIDAE
Le Scorpion cherche sa clientèle au salon FIDAE
© Textron AirLand

| Antony Angrand

Le Scorpion cherche sa clientèle au salon FIDAE

"Le Scorpion, qui effectue ses débuts au salon FIDAE nous donne l'opportunité ses capacités multimissions et sa flexibilité à différentes amées", déclare Bill Anderson, président de Textron AirLand. Jusqu'alors l'appareil a fait preuve d'un manque d'intérêt de la part de l'US Air Force -laquelle ne l'a même pas retenu dans le cadre du programme de remplacement du T-38-. Il est vrai que le Scorpion est très, peut-être même trop éloigné des besoins de l'US Air Force pour préparer les futurs pilotes de F-22 comme de F-35.

Ce qui explique pourquoi l'avion est présenté au salon FIDAE, qui se tient à Santiago au Chili, car les pays d'Amérique du Sud pourraient constituer une clientèle de choix pour le biréacteur d'entraînement, d'appui-feu et de surveillance/reconnaissance. Au cours des deux années précédentes, Textron AirLand a déployé le Scorpion dans dix pays, faisant participer l'appareil à différents exercices militaires.

Des pilotes américains et étrangers ont pu accumuler 600 heures de vol avec un taux de disponibilité de 98% et à un coût direct d’opération inférieur à 3.000 dollars, incluant carburant, provision pour la cellule et les moteurs et la main d’oeuvre. Reste qu'en dépit de ses coûts d'exploitation bas conjugués à des performances très honnêtes, jusqu'alors aucune force aérienne n’a signé de commande. L'appareil n'a pas fait l'objet d'une commande étatique américaine, mais bien d'un développement sur fonds propres du constructeur.

Modifier l'appareil semble hors de question. Même le géant Lockheed s'y est refusé quand il a été question d'envisager un nouvel avion d'entraînement destiné à remplacer le T-38. Un nouvel appareil, qui ne soit pas similaire ou proche du T-50 coréen. "Trop cher et trop risqué" avait alors commenté Rob Weiss, directeur général de la division Advanced Development Programs, les légendaires Skunk Works, qui a sagement conservé une version à peine retouchée du FA-50.

Lequel n'a pas oublié que la concurrence est bien présente, parfois même avec des projets revus, comme celui de Northrop Grumman qui n'a pas hésité à faire appel à Scaled Composites pour redéfinir son appareil, ou encore Boeing allié à Saab qui n'a toujours révélé son appareil. Sans parler du T-100, proposé par Raytheon et Finemeccanica. Soit un marché bien occupé déjà...

ob Weiss, co-président et directeur général de la division Advanced Development Programsles légendaires Skunk Works,

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