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Aviation Civile
"Le nouveau président d'AF-KLM devra raconter une histoire" (Magnin)
"Le nouveau président d'AF-KLM devra raconter une histoire" (Magnin)
© Air France

| HEGUY Jean-Baptiste

"Le nouveau président d'AF-KLM devra raconter une histoire" (Magnin)

L'avenir d'Air France-KLM a été un des thèmes qui ont rythmé jeudi 21 juin le Paris Air Forum, qui s'est déroulé à Paris.

"Le nouveau président d'Air France-KLM devra être en mesure de raconter une histoire, une histoire de reconquête à l'ensemble des salariés", a déclaré hier Laurent Magnin, PDG d'XL Airways et de la Compagnie lors d'une table ronde du Paris Air Forum,  consacrée au modèle low cost long courrier. "Nous sommes assis sur un tas d'or. Nous avons le premier pays réceptif du monde. La concurrence se renforce tous les jours mais le transport aérien français ne bouge pas assez vite et se contente de regarder à droite à gauche. "Je ne dirais pas le "le changement c'est maintenant", comme un ancien candidat à la présidentielle, le changement c'est tout le temps !", renchérit quant à lui Marc Rochet, président de French bee. "Le long courrier low cost, le selfconnecting sont des tendances lourdes qui induisent de véritables changements comportementaux des clients auxquels les compagnies doivent s'adapter", martèle-t-il. "Je souhaite le succès d'Air France car c'est le succès de la France. Mais si elle ne change pas, cela fera le jeu de ses concurrents. Nous faisons partie de ses concurrents et nous y prendrons toute notre part", ajoute Marc Rochet. 

"Quand on voit les grands groupes aériens européens que sont IAG et Lufthansa notamment se battent pour le contrôle de Norwegian, cela prouve qu'il y a là un modèle low cost long courrier qui va perdurer. Si IAG remportait la mise, elle ferait une excellente opération en rapprochant les flottes moyen courrier de Norwegian et Vueling, ce qui propulserait le nouvel ensemble dans le trio de tête des compagnies low cost européennes. Idem pour le low cost long courrier avec LEVEL", explique Marc Rochet. 

"Les gens oublient le peu de temps qu'il a fallu pour que le vide laissé par Air Lib, qui a été comblé en quinze jours. Si Air France disparaissait, il faudrait trois mois pour la remplacer", conclut Laurent Magnin. 

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