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Aéroports
Le décret Trump anti-immigration sème la pagaille dans les aéroports
Le décret Trump anti-immigration sème la pagaille dans les aéroports
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| HEGUY Jean-Baptiste

Le décret Trump anti-immigration sème la pagaille dans les aéroports

Une dizaine de compagnies aériennes ont bloqué des passagers avant le décollage. Plus de 200 personnes à travers le monde ont été touchées.

"Tout marche très bien. Nous étions totalement préparés. On le voit dans les aéroports, on le voit partout". C'est ainsi que le président américain Donald Trump a défendu le 28 janvier la légitimité et les conséquences du décret anti-immigration touchant les ressortissant de sept pays à majorité musulmane en Afrique et au Moyen-Orient (Irak, Iran, Yémen, Soudan, Libye, Somalie, Syrie). Dans la réalité, cette disposition, interdisant l'entrée aux Etats Unis pendant 90 jours, a créé un tollé et une immense pagaille, avec des manifestations organisées dans les grands aéroports américains. De nombreuses compagnies aériennes internationales, pour éviter les amendes à l'arrivée sur le sol américain, ont appliqué à la lettre la substance du décret.

C'est notamment le cas d'Air France, qui a refusé d'embarquer quinze ressortissants des pays bannis. "Nous avons pris en charge tous ces passagers, personne n'est bloqué à Paris, et nous avons pris les dispositions nécessaires pour les réacheminer à leur point d'origine", précise une porte-parole. Rappelons qu'en application des directives de la FAA (Federal Aviation Administration), un "marshall" est présent à l'aéroport Roissy-CDG pour veiller à l'application de la législation pour les vols américains. A Amsterdam, KLM a elle aussi refusé d'embarquer sept passagers samedi 28 janvier. En Suisse, la compagnie Swiss a elle aussi appliqué le fameux décret, tandis qu'en Autriche, trois Iraniens ont été bloqués à l'aéroport de Vienne par Austrian Airlines. Au Caire, ce sont quatre membres d'une famille irakienne qui ont été bloqués au Caire par la compagnie EgyptAir. Par ailleurs, le quotidien Libération a signalé le cas de deux agences de voyages iraniennes ayant reçu des instructions de la part des compagnies Emirates, Turkish Airlines et Etihad Airways de ne plus vendre de billets à des Iraniens, même avec un visa américain valide. La compagnie de Dubaï a même été jusqu'à réorganiser la composition des certains de ses équipages.

Au total, lundi 30 janvier, plus de 200 personnes étaient affectées par les conséquences de l'application du décret. Des recours juridiques ont commencé parallèlement à être déposés. Le dimanche 29 janvier, la juge fédérale Ann Donnelly a rendu une première décision interdisant aux autorités américaines d'expulser les ressortissants des sept pays concernés.

Alors que la Grande-Bretagne a obtenu une exemption pour ses bi-nationaux concernés (les porteurs de "green cards" ont aussi été sortis du dispositif), la Commission Européenne a annoncé qu'elle s'assurerait qu'aucun de ses citoyens ne subisse de discrimination sous le coup du décret Trump. "Les conséquences juridiques du décret américain ne sont pas encore claires en ce qui concerne leur impact éventuel sur des ressortissants de l'UE détenteurs de la double nationalité des pays visés. Les éléments disponibles sur le sujet sont pour l'instant contradictoires", a ainsi déclaré Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission, le lundi 30 janvier. Les conséquences juridiques de ce fameux décret restent donc très loin d'être épuisées.  

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spitfire | 31/01/2017 14:37

chers amis de AIR- COSMOS, je constate que monsieur Donald TRUMP , va bien vite en besogne, tout cela n'arrange pas les vols internationeaux, et je pense qu'il à fait une énorme faute sur le sujet!!!!! cela peut avoir de grande conséquence pour les américains!!!!!

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