NanoXplore a levé 20 millions d’euros auprès de MBDA et du Fonds Innovation Défense de l’Agence de l’Innovation de Défense (AID) de la DGA. Un investissement lourd en symboles
L’annonce a été faite le 17 décembre. NanoXplore est actuellement l’unique champion européen des puces capables de résister aux radiations de l’environnement spatial, des FPGA (Field Programmable Gate Array). Celles-ci équipent les ordinateurs de bord des satellites, dont ceux de l’Union européenne Galileo et Copernicus. C’est donc un fournisseur stratégique clé du spatial européen. Dans la quête de souveraineté, la puce électronique est devenue un axe stratégique. Un fabricant de FPGA comme NanoXplore est donc un atout à préserver à tout prix. En investissant dans la société, l’AID montre que l’État français l’a compris.
ITAR-free, les puces de NanoXplore peuvent donc intégrer des éléments de défense sans subir le courroux du département de justice des États-Unis. Les puces pourront donc intégrer des satellites militaires français, y compris ceux pouvant servir à de l’attaque antisatellite comme EGIDE, futur gardien de l’orbite géostationnaire, prévu d’être déployé d’ici 2030 pour protéger par action dans l’espace tout satellite qui tenterait d’espionner ou d’attaquer un satellite stratégique français.
L’investissement de MBDA montre d’une part la volonté de NanoXplore d’introduire le marché de la défense. D’autre part, elle illustre la volonté de l’industriel de se positionner sur cette brique technologique critique. En outre, MBDA est maître d’œuvre d’instrumentation de neutralisation à distance d’un satellite, dans le cadre de la mission Toutatis menée par l’AID. MBDA fournira une possible arme à énergie dirigée.
NanoXplore a levé 20 millions d’euros auprès de MBDA et du Fonds Innovation Défense de l’Agence de l’Innovation de Défense (AID) de la DGA. Un investissement lourd en symboles
L’annonce a été faite le 17 décembre. NanoXplore est actuellement l’unique champion européen des puces capables de résister aux radiations de l’environnement spatial, des FPGA (Field Programmable Gate Array). Celles-ci équipent les ordinateurs de bord des satellites, dont ceux de l’Union européenne Galileo et Copernicus. C’est donc un fournisseur stratégique clé du spatial européen. Dans la quête de souveraineté, la puce électronique est devenue un axe stratégique. Un fabricant de FPGA comme NanoXplore est donc un atout à préserver à tout prix. En investissant dans la société, l’AID montre que l’État français l’a compris.
ITAR-free, les puces de NanoXplore peuvent donc intégrer des éléments de défense sans subir le courroux du département de justice des États-Unis. Les puces pourront donc intégrer des satellites militaires français, y compris ceux pouvant servir à de l’attaque antisatellite comme EGIDE, futur gardien de l’orbite géostationnaire, prévu d’être déployé d’ici 2030 pour protéger par action dans l’espace tout satellite qui tenterait d’espionner ou d’attaquer un satellite stratégique français.
L’investissement de MBDA montre d’une part la volonté de NanoXplore d’introduire le marché de la défense. D’autre part, elle illustre la volonté de l’industriel de se positionner sur cette brique technologique critique. En outre, MBDA est maître d’œuvre d’instrumentation de neutralisation à distance d’un satellite, dans le cadre de la mission Toutatis menée par l’AID. MBDA fournira une possible arme à énergie dirigée.
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