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Défense
Un Scalp-EG à l'examen : défaillance ou bienveillance ?
Un Scalp-EG à l'examen : défaillance ou bienveillance ?
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| Jean-Marc Tanguy 260 mots

Un Scalp-EG à l'examen : défaillance ou bienveillance ?

L’état-major des armées (EMA) a reconnu que le jeudi 1 février un missile Scalp-EG tiré par un Rafale n’avait pas atteint sa cible et s’était abimé dans une campagne syrienne. Des photos du missile « vaché » dans un champ ont été publiées sur les réseaux sociaux libyens.

Le fait que le missile se soit écrasé dans un espace apparemment vierge d'habitations serait dû à la programmation de l'engin. Au cas où l’autodirection terminale du missile ne trouverait pas sa cible, ou que le signal GPS serait brouillé, le Scalp-EG rejoint une zone prédéterminée à l'avance pendant la planification de la mission où il peut terminer sa course sans risque de dommage collatéral.

Pour l'heure, aucune des deux hypothèses n’est privilégiée. Les experts industriels et opérationnels cherchent à savoir ce qui s’est passé. Leur analyse se fonde en partie sur les photos diffusées par les réseaux sociaux et médias syriens. D’après ces photos, le moteur TRI-60 semble plutôt en bon état. On ignore ce qu'est devenue la charge Broach.

Deux Rafale de l’armée de l’Air, deux de la Marine et un Hawkeye ont participé à la mission. Chaque chasseur emportant un missile Scalp-EG. Si tous ont été tirés, cela porterait à plus d’une vingtaine le nombre de Scalp utilisés, soit presque deux fois plus que lors des opérations de Libye.

Cette situation où un missile n'est pas largué a déjà été rencontrée au moins une fois par les forces françaises en Libye. Plus récemment, l’armée de l'Air et la Marine ont toutes deux rencontré ce problème au cours de l’opération Chammal.

 

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