Toujours engagée dans une course effrénée au développement, la compagnie aérienne turque vient d’annoncer un nouvel investissement de près de 2 milliards d’euros. Une initiative qui vise à renforcer ses infrastructures en termes de maintenance, de fret et de catering pour conforter sa « Vision 2033 », un programme qui doit lui permettre de figurer à cette date dans le top 5 des transporteurs aériens mondiaux, avec un objectif de 800 avions en flotte pour son centenaire.
Vu le montant des annonces auxquelles Turkish Airlines nous a habitués depuis quelques années, la dernière en date, officialisée le 9 janvier, pourrait presque sembler anodine. Pourtant, l’enveloppe financière de 100 milliards de livres turques (près de 2 milliards d’euros) démontre encore une fois son niveau d’ambitions avec un ensemble de huit installations nouvelles, dont plusieurs chantiers pharaoniques.
Le plat de résistance de ce gros coup d’accélérateur est la construction d’un nouveau centre de maintenance MRO réservé aux moteurs qui sera, dès 2027, capable de recevoir les visites de moteurs de nouvelle génération, notamment les Rolls-Royce Trent XWB-84, Trent XWB-97 et les Trent 7000 (qui équipe les Airbus A330neo et les Airbus A350), en collaboration avec le motoriste britannique. Une fois achevé, ce site MRO implanté sur l’aéroport d’Istanbul sera le plus important site de maintenance de moteurs gros-porteurs au monde, avec un potentiel pouvant atteindre 200 visites annuelles. Toujours dans le domaine de la maintenance aérienne, Turkish Airlines prévoit de finaliser, dès cette année, la construction de hangars de maintenance supplémentaires sous l’égide de Turkish Technic, avec une capacité simultanée de 12 avions. Cela correspondra à une hausse de capacité de maintenance de 20 % pour la compagnie aérienne par rapport à la situation actuelle.
En parallèle du secteur MRO, Turkish Airlines attend aussi des développements du côté du fret aérien. Elle poursuit notamment l’extension de SmartIST, le hub de Turkish Cargo, qui est d’ores et déjà l’un des plus grands terminaux de fret aérien au monde. Avec la finalisation de la phase 2 de son extension, le hub cargo devrait voir sa surface utile doubler, passant de 205 000 à 410 000 m2, avec une capacité annuelle de traitement qui devrait passer de 2,2 à 4,5 millions de tonnes.
Du côté du catering, la compagnie turque va créer un centre qui sera capable de traiter plus de 500 000 passagers par jour. Sa mise en service est prévue elle aussi à l’horizon 2027-2028, et il est déjà présenté comme l’un des plus grands centres de catering aérien au monde. Ces projets seront complétés par un complexe d’e-commerce, un centre de traitement de données à Istanbul, et un bâtiment supplémentaire réservé au personnel de bord de Turkish Airlines. L’ensemble de ces différents chantiers de développement devrait permettre la création de 26 000 emplois dès 2026, et jusqu’à 36 000 au total quand toutes les nouvelles infrastructures seront finalisées.
Cette nouvelle enveloppe financière est annoncée dans le cadre du vaste programme « Vision 2033 », année qui correspondra au centenaire du lancement de la compagnie turque, et qui doit lui permettre à cette date de rentrer dans le top 5 des compagnies aériennes mondiales. Le transporteur prévoit aussi, d’ici 7 ans, d’atteindre une flotte de 800 avions, voire dépasser ce niveau. En mai 2023, la compagnie turque a annoncé sa volonté de passer une énorme commande de 600 appareils, composés d’Airbus et de Boeing, devant être livrés dans une période de dix ans. Finalement, cette énorme commande qui devait comporter 400 avions monocouloirs (Airbus A320neo et Boeing 737 MAX) et 200 gros porteurs (type Boeing 787 et Airbus A350) n’a été que partiellement finalisée. En décembre 2023, une commande ferme de 220 Airbus a été passée (150 A321neo, 50 A350-900, 15 A350-1000 et 5 A350F). En complément, Turkish Airlines a annoncé en septembre 2025 une commande de 225 Boeing mais pour l’instant, seuls 50 Boeing 787 Dreamliner (35 Boeing 787-9 et 15 Boeing 787-10) ont été commandés en ferme, et leur livraison devrait s’étaler entre 2029 et 2034. Ces gigantesques commandes montrent que Turkish Airlines est en train d’accélérer son développement. Cette montée en charge apparaît clairement dans l’évolution de la flotte de la compagnie durant les vingt dernières années. Elle n’a atteint la barre des 100 appareils en flotte qu’en 2006. En revanche, le temps nécessaire pour passer les grandes étapes d’accroissement de flotte s'est ensuite considérablement réduit. Turkish Airlines a atteint les 200 appareils en 2012 (avec l’introduction du premier Boeing 777-900ER), puis 300 appareils en 2016. Ce rythme infernal s’est momentanément calmé avec la crise mondiale du transport aérien liée la pandémie de Covid-19. A présent, la compagnie a dépassé la barre des 500 appareils en flotte (voir notre tableau) et se trouve donc en bonne position pour atteindre ses objectifs de croissance de flotte.
En termes d’activité, elle est aussi toujours aussi dynamique et le trou d’air du Covid-19 n’est déjà plus qu’un mauvais souvenir. Elle a ainsi bouclé l’année 2025 avec un nouveau record historique de 92,6 millions de passagers, soit une hausse de 8,8% par rapport à 2024 (85,2 millions de passagers). A titre de comparaison, le groupe Air France-KLM a transporté plus de 98 millions de passagers en 2024 (mais en incluant Air France, KLM et Transavia !). Le groupe Lufthansa, de son côté à transporté 131 millions de passagers en 2024 (+7%), mais en incluant Lufthansa, Austrian, Brussels Airlines, Swiss et ITA Airways. Rien que sur le mois de décembre 2025, Turkish Airlines a transporté 7,3 millions de passagers, soit une croissance de 13,5 % par rapport au même mois de 2024. Pour mémoire, la compagnie turque opère vers un total de 356 destinations dans 132 pays, ce qui fait d’elle, et de loin, la compagnie desservant le plus grand nombre de pays au monde.
Elle peut pour cela profiter de son hub d’Istanbul, idéalement placé au croisement de l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie, dont la croissance de trafic est au moins aussi effrénée encore que celle de la compagnie nationale. Alors qu’il n’a débuté ses activités qu’en 2018, le nouvel aéroport d’Istanbul (IGA Istanbul International Airport) a bouclé l’année 2025 avec un trafic total de 84 millions de passagers (contre 80,4 millions de passagers en 2024), ce qui en fait déjà un des aéroports les plus fréquentés d’Europe, faisant jeu égal avec la plateforme de Londres-Heathrow, qui atteint pour la première fois en 2025 un trafic de 84 millions de passagers. Côté français, Paris Aéroport (Paris CDG et Orly) a accueilli près de 107 millions de passagers en 2025 (+3,4%), mais le trafic seul de l’aéroport de Roissy n’a atteint qu’un peu plus de 72 millions de passagers (+2,5%).
La plateforme d’Istanbul vise à présent la barre de 90 millions de passagers en 2026. Avec un total de 330 destinations desservies et un record historique de 116 compagnies aériennes opérant sur la plateforme, « IGA » a été distingué comme étant l’aéroport le plus connecté au monde, selon un rapport d’ACI Europe (la branche européenne du Conseil International des Aéroports) datant de 2025. L’aéroport d’Istanbul a atteint un record historique de 1 707 vols exploités sur une seule journée le 18 juillet 2025.
Toujours au rang des performances historiques, rappelons que l’aéroport d’Istanbul a battu le 27 juillet 2025, le record européen de trafic passagers réalisé sur une seule journée, avec un total de 272 132 passagers accueillis, puis une deuxième fois le 2 août suivant, avec un total de 282 835 passagers accueillis. Il a battu ainsi coup sur coup le précédent record réalisé à l’aéroport de Londres-Heathrow, le 30 juin 2024, avec un total de 268 000 passagers accueillis en une seule journée.
Rappelons aussi que l’aéroport, qui dispose déjà de cinq pistes (2 pistes de 4 100 mètres et 2 pistes de 3 500 mètres en asphalte, et une piste en asphalte/béton de 3 060 mètres), devrait disposer à l’horizon 2028 d’une sixième piste. Il sera en capacité de traiter un total de 150 millions de passagers annuels, voire 200 millions en exploitation maximale. A ce niveau, il atteindra facilement les niveaux de trafic des plus grandes plateformes aériennes du monde, notamment comme Atlanta-Hartsfield ou Dubai. A noter que depuis le 17 avril, il opère déjà trois pistes entièrement dédiées à l'exploitation de Turkish Airlines, pouvant être exploitées simultanément, ce qui permet de maximiser les décollages et les atterrissages. C’est tout simplement une première historique dans l’histoire du transport aérien européen. « Nous sommes fiers que la Turquie soit le seul pays à mettre en œuvre ce système en Europe », a déclaré Abdulkadir Uraloglou, ministre turc des Transports et de l’Infrastructure à l’occasion de cet événement. « Aujourd’hui, l’aéroport d’Istanbul se hisse parmi les meilleurs au monde, non seulement en termes de volume de trafic, mais aussi de capacité opérationnelle et de performance technique. Grâce à ce système, le flux du trafic aérien s’accélérera, la capacité dynamique de notre aéroport augmentera considérablement, et nous offrirons à nos passagers un service plus rapide et plus sûr. En combinant la position stratégique d’Istanbul – carrefour entre les continents – à cette nouvelle capacité, notre aéroport jouera un rôle encore plus crucial dans la logistique aérienne mondiale », a-t-il ajouté. « Grâce à ce système, nous augmentons notre capacité de mouvements de 120 à 148 avions par heure. Ce développement renforce non seulement l’efficacité de l’espace aérien d’Istanbul, mais également celle de l’Europe. Istanbul n’est plus simplement une destination : c’est désormais un hub mondial de l’aviation », précise de son côté Mehmet Kalyoncu, membre du conseil d’administration de l’aéroport IGA d’Istanbul. Avec l’intégration des opérations simultanées sur trois pistes différentes, l’aéroport IGA d’Istanbul a aussi amélioré significativement son efficacité opérationnelle. Pour Turkish Airlines, cela se traduit par des temps de roulage plus courts, moins de retards, et une ponctualité renforcée – offrant ainsi une expérience plus fluide, rapide et durable pour les passagers du transporteur national. Le système contribue également à réduire les émissions de carbone, en cohérence avec les engagements environnementaux à long terme de la compagnie.
Il y a quelques années, les grands desseins du transport aérien mondial venaient du Golfe et du Moyen-Orient. A présent, les grandes annonces se sont déplacées avec ce nouveau poids lourd de l’aérien, à cheval entre l’Europe et l’Asie.
Toujours engagée dans une course effrénée au développement, la compagnie aérienne turque vient d’annoncer un nouvel investissement de près de 2 milliards d’euros. Une initiative qui vise à renforcer ses infrastructures en termes de maintenance, de fret et de catering pour conforter sa « Vision 2033 », un programme qui doit lui permettre de figurer à cette date dans le top 5 des transporteurs aériens mondiaux, avec un objectif de 800 avions en flotte pour son centenaire.
Vu le montant des annonces auxquelles Turkish Airlines nous a habitués depuis quelques années, la dernière en date, officialisée le 9 janvier, pourrait presque sembler anodine. Pourtant, l’enveloppe financière de 100 milliards de livres turques (près de 2 milliards d’euros) démontre encore une fois son niveau d’ambitions avec un ensemble de huit installations nouvelles, dont plusieurs chantiers pharaoniques.
Le plat de résistance de ce gros coup d’accélérateur est la construction d’un nouveau centre de maintenance MRO réservé aux moteurs qui sera, dès 2027, capable de recevoir les visites de moteurs de nouvelle génération, notamment les Rolls-Royce Trent XWB-84, Trent XWB-97 et les Trent 7000 (qui équipe les Airbus A330neo et les Airbus A350), en collaboration avec le motoriste britannique. Une fois achevé, ce site MRO implanté sur l’aéroport d’Istanbul sera le plus important site de maintenance de moteurs gros-porteurs au monde, avec un potentiel pouvant atteindre 200 visites annuelles. Toujours dans le domaine de la maintenance aérienne, Turkish Airlines prévoit de finaliser, dès cette année, la construction de hangars de maintenance supplémentaires sous l’égide de Turkish Technic, avec une capacité simultanée de 12 avions. Cela correspondra à une hausse de capacité de maintenance de 20 % pour la compagnie aérienne par rapport à la situation actuelle.
En parallèle du secteur MRO, Turkish Airlines attend aussi des développements du côté du fret aérien. Elle poursuit notamment l’extension de SmartIST, le hub de Turkish Cargo, qui est d’ores et déjà l’un des plus grands terminaux de fret aérien au monde. Avec la finalisation de la phase 2 de son extension, le hub cargo devrait voir sa surface utile doubler, passant de 205 000 à 410 000 m2, avec une capacité annuelle de traitement qui devrait passer de 2,2 à 4,5 millions de tonnes.
Du côté du catering, la compagnie turque va créer un centre qui sera capable de traiter plus de 500 000 passagers par jour. Sa mise en service est prévue elle aussi à l’horizon 2027-2028, et il est déjà présenté comme l’un des plus grands centres de catering aérien au monde. Ces projets seront complétés par un complexe d’e-commerce, un centre de traitement de données à Istanbul, et un bâtiment supplémentaire réservé au personnel de bord de Turkish Airlines. L’ensemble de ces différents chantiers de développement devrait permettre la création de 26 000 emplois dès 2026, et jusqu’à 36 000 au total quand toutes les nouvelles infrastructures seront finalisées.
Cette nouvelle enveloppe financière est annoncée dans le cadre du vaste programme « Vision 2033 », année qui correspondra au centenaire du lancement de la compagnie turque, et qui doit lui permettre à cette date de rentrer dans le top 5 des compagnies aériennes mondiales. Le transporteur prévoit aussi, d’ici 7 ans, d’atteindre une flotte de 800 avions, voire dépasser ce niveau. En mai 2023, la compagnie turque a annoncé sa volonté de passer une énorme commande de 600 appareils, composés d’Airbus et de Boeing, devant être livrés dans une période de dix ans. Finalement, cette énorme commande qui devait comporter 400 avions monocouloirs (Airbus A320neo et Boeing 737 MAX) et 200 gros porteurs (type Boeing 787 et Airbus A350) n’a été que partiellement finalisée. En décembre 2023, une commande ferme de 220 Airbus a été passée (150 A321neo, 50 A350-900, 15 A350-1000 et 5 A350F). En complément, Turkish Airlines a annoncé en septembre 2025 une commande de 225 Boeing mais pour l’instant, seuls 50 Boeing 787 Dreamliner (35 Boeing 787-9 et 15 Boeing 787-10) ont été commandés en ferme, et leur livraison devrait s’étaler entre 2029 et 2034. Ces gigantesques commandes montrent que Turkish Airlines est en train d’accélérer son développement. Cette montée en charge apparaît clairement dans l’évolution de la flotte de la compagnie durant les vingt dernières années. Elle n’a atteint la barre des 100 appareils en flotte qu’en 2006. En revanche, le temps nécessaire pour passer les grandes étapes d’accroissement de flotte s'est ensuite considérablement réduit. Turkish Airlines a atteint les 200 appareils en 2012 (avec l’introduction du premier Boeing 777-900ER), puis 300 appareils en 2016. Ce rythme infernal s’est momentanément calmé avec la crise mondiale du transport aérien liée la pandémie de Covid-19. A présent, la compagnie a dépassé la barre des 500 appareils en flotte (voir notre tableau) et se trouve donc en bonne position pour atteindre ses objectifs de croissance de flotte.
En termes d’activité, elle est aussi toujours aussi dynamique et le trou d’air du Covid-19 n’est déjà plus qu’un mauvais souvenir. Elle a ainsi bouclé l’année 2025 avec un nouveau record historique de 92,6 millions de passagers, soit une hausse de 8,8% par rapport à 2024 (85,2 millions de passagers). A titre de comparaison, le groupe Air France-KLM a transporté plus de 98 millions de passagers en 2024 (mais en incluant Air France, KLM et Transavia !). Le groupe Lufthansa, de son côté à transporté 131 millions de passagers en 2024 (+7%), mais en incluant Lufthansa, Austrian, Brussels Airlines, Swiss et ITA Airways. Rien que sur le mois de décembre 2025, Turkish Airlines a transporté 7,3 millions de passagers, soit une croissance de 13,5 % par rapport au même mois de 2024. Pour mémoire, la compagnie turque opère vers un total de 356 destinations dans 132 pays, ce qui fait d’elle, et de loin, la compagnie desservant le plus grand nombre de pays au monde.
Elle peut pour cela profiter de son hub d’Istanbul, idéalement placé au croisement de l’Europe, le Moyen-Orient et l’Asie, dont la croissance de trafic est au moins aussi effrénée encore que celle de la compagnie nationale. Alors qu’il n’a débuté ses activités qu’en 2018, le nouvel aéroport d’Istanbul (IGA Istanbul International Airport) a bouclé l’année 2025 avec un trafic total de 84 millions de passagers (contre 80,4 millions de passagers en 2024), ce qui en fait déjà un des aéroports les plus fréquentés d’Europe, faisant jeu égal avec la plateforme de Londres-Heathrow, qui atteint pour la première fois en 2025 un trafic de 84 millions de passagers. Côté français, Paris Aéroport (Paris CDG et Orly) a accueilli près de 107 millions de passagers en 2025 (+3,4%), mais le trafic seul de l’aéroport de Roissy n’a atteint qu’un peu plus de 72 millions de passagers (+2,5%).
La plateforme d’Istanbul vise à présent la barre de 90 millions de passagers en 2026. Avec un total de 330 destinations desservies et un record historique de 116 compagnies aériennes opérant sur la plateforme, « IGA » a été distingué comme étant l’aéroport le plus connecté au monde, selon un rapport d’ACI Europe (la branche européenne du Conseil International des Aéroports) datant de 2025. L’aéroport d’Istanbul a atteint un record historique de 1 707 vols exploités sur une seule journée le 18 juillet 2025.
Toujours au rang des performances historiques, rappelons que l’aéroport d’Istanbul a battu le 27 juillet 2025, le record européen de trafic passagers réalisé sur une seule journée, avec un total de 272 132 passagers accueillis, puis une deuxième fois le 2 août suivant, avec un total de 282 835 passagers accueillis. Il a battu ainsi coup sur coup le précédent record réalisé à l’aéroport de Londres-Heathrow, le 30 juin 2024, avec un total de 268 000 passagers accueillis en une seule journée.
Rappelons aussi que l’aéroport, qui dispose déjà de cinq pistes (2 pistes de 4 100 mètres et 2 pistes de 3 500 mètres en asphalte, et une piste en asphalte/béton de 3 060 mètres), devrait disposer à l’horizon 2028 d’une sixième piste. Il sera en capacité de traiter un total de 150 millions de passagers annuels, voire 200 millions en exploitation maximale. A ce niveau, il atteindra facilement les niveaux de trafic des plus grandes plateformes aériennes du monde, notamment comme Atlanta-Hartsfield ou Dubai. A noter que depuis le 17 avril, il opère déjà trois pistes entièrement dédiées à l'exploitation de Turkish Airlines, pouvant être exploitées simultanément, ce qui permet de maximiser les décollages et les atterrissages. C’est tout simplement une première historique dans l’histoire du transport aérien européen. « Nous sommes fiers que la Turquie soit le seul pays à mettre en œuvre ce système en Europe », a déclaré Abdulkadir Uraloglou, ministre turc des Transports et de l’Infrastructure à l’occasion de cet événement. « Aujourd’hui, l’aéroport d’Istanbul se hisse parmi les meilleurs au monde, non seulement en termes de volume de trafic, mais aussi de capacité opérationnelle et de performance technique. Grâce à ce système, le flux du trafic aérien s’accélérera, la capacité dynamique de notre aéroport augmentera considérablement, et nous offrirons à nos passagers un service plus rapide et plus sûr. En combinant la position stratégique d’Istanbul – carrefour entre les continents – à cette nouvelle capacité, notre aéroport jouera un rôle encore plus crucial dans la logistique aérienne mondiale », a-t-il ajouté. « Grâce à ce système, nous augmentons notre capacité de mouvements de 120 à 148 avions par heure. Ce développement renforce non seulement l’efficacité de l’espace aérien d’Istanbul, mais également celle de l’Europe. Istanbul n’est plus simplement une destination : c’est désormais un hub mondial de l’aviation », précise de son côté Mehmet Kalyoncu, membre du conseil d’administration de l’aéroport IGA d’Istanbul. Avec l’intégration des opérations simultanées sur trois pistes différentes, l’aéroport IGA d’Istanbul a aussi amélioré significativement son efficacité opérationnelle. Pour Turkish Airlines, cela se traduit par des temps de roulage plus courts, moins de retards, et une ponctualité renforcée – offrant ainsi une expérience plus fluide, rapide et durable pour les passagers du transporteur national. Le système contribue également à réduire les émissions de carbone, en cohérence avec les engagements environnementaux à long terme de la compagnie.
Il y a quelques années, les grands desseins du transport aérien mondial venaient du Golfe et du Moyen-Orient. A présent, les grandes annonces se sont déplacées avec ce nouveau poids lourd de l’aérien, à cheval entre l’Europe et l’Asie.
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