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© THALES - Bernard Rousseau
20/02/2014 15:45 | Par François Julian

Thales veut plus de croissance sur les marchés émergents

C'est une première étape vers le retour à la croissance. La direction de Thales a annoncé ce matin un un résultat d'exploitation supérieur à 1 Md€ : l'EBIT (bénéfice avant intérêts et impôts) s'est ainsi établi à très exactement 1,003 Md€ en 2013, contre 927 M€ en 2012. L'autre bonne nouvelle pour l’électronicien français, c'est que le chiffres d'affaires 2013, qui s'établit à 14,2 Md$, est désormais équivalent à la prise de commandes qui est de 14,16 Md$ pour la même période. "Nous ne consommons plus de carnet de commandes", explique Jean-Bernard Lévy, le pdg de Thales.

Pour l'ancien pdg de Vivendi, qui a pris ses fonctions au sein de Thales il y a un peu plus d'un an, il s'agit maintenant de poursuivre le "redéploiement vers les pays émergents" : les prises de commandes dans les marchés émergents ont connu une augmentation de 30 % en 2013, contre 26 % en 2012, pour atteindre une valeur totale de 4,6 Md€.

Pour 2014, l'objectif ce sera de rester dans la continuité de 2013 avec un chiffre d'affaires équivalent, avant de pouvoir envisager un retour à la croissance. "Pour 2014, Nous visons une prise de commande équivalente en 2014, mais avec une progression qui restera à deux chiffres (ndr : au moins 10 %) sur les marchés émergents", poursuit Jean-Bernard Lévy.

Du coté des activités, c'est l'aérospatial (équipements, avionique, satellites) qui tire l'activité du groupe avec un chiffre d'affaires de 4,13 Md€, en augmentation de 2 %. Concernant cette branche, c'est Airbus qui reste le principal client de l'électronicien français, même si la direction de Thales se refuse à donner une estimation du poids de l'avionneur européen dans ses propres activités.

De même, la direction de Thales s'est félicité d'avoir signé en 2013, plusieurs contrats d'une valeur unitaire de plus de 100 M€, même si l'absence «  d'éléphants blancs  », c'est à dire des méga-contrat comme la rénovation des Mirage 2000 indiens signée en 2011 (valeur de 1,5 Md€), se fait sentir. Parmi ces gros contrats signés en 2011, on peut évidemment citer la rénovation des ATL 2 de la Marine Nationale, la lancement du standard F3R et du PDL NG pour le Rafale, les simulateurs d'A400M, le satellite Meteosat, mais aussi la rénovation des frégates Sawari saoudiennes (contrat Lex) ou bien encore la vente de radars Ground Master aux Emirats Arabes Unis.
 

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