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Aviation Civile
South African Airways au bord du gouffre
South African Airways au bord du gouffre
© Airbus

| HEGUY Jean-Baptiste

South African Airways au bord du gouffre

Le gouvernement sud-africain a annoncé qu'il n'était plus en mesure de soutenir financièrement la compagnie, en très grande difficulté depuis qu'elle a été placée en décembre sous tutelle.

Nouvelle victime collatérale du Covid-19 ?

Après Flybe qui avait annoncé sa liquidation au tout début de la crise sanitaire mondiale, c'est peut être à la compagnie South African Airways (SAA) de vivre ses dernières semaines, voire ses derniers jours. Alors que le transporteur aérien sud-africain a été placée sous administration judiciaire en décembre dernier, les deux mandataires judiciaires Lee Matuson et Siviwe Dongwana ont annoncé que le gouvernement de Pretoria les avait prévenus qu'il n'était plus en mesure de fournir un soutien financier supplémentaire à la compagnie étatique en difficulté. 

1,1 Md$ d'aides publiques en trois ans

Comme toutes la grande majorité des compagnies aériennes mondiales, South African Airways a du suspendre un très grand nombre de vols domestiques et internationaux à cause de la crise systémique engendrée par la pandémie du Covid-19. SAA, qui n'a plus enregistré de profits depuis 2011, a été maintenue à flots depuis de nombreuses années par le gouvernement sud-africain. Sur trois dernières années seulement, South African Airways a reçu 20 milliards de rands (1,1 Md$) d'aides publiques pour se renflouer. Le ministère sud-africain des entreprises publiques a néanmoins indiqué qu'il examinait des "options" pour venir en aide à SAA. 

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Knauer | 15/04/2020 11:42

Que faire si avions8FCD74 déjà payé chez South African pour décembre 2020..

David | 20/04/2020 15:26

Vous croyez qu'ils les ont réellement achetés en leur nom et n'avaient pas signé avec une société de leasing?

David | 20/04/2020 15:23

Un scenario à la Swissair quand le gouvernement suisse a lâché sa compagnie nationale et en reconstruire une nouvelle sur les bases de Crossair pour ensuite définitivement la lâcher en la vendant à Lufthansa? En tout cas, c'est la porte ouverte à British Airways et sa filiale locale Comair de prendre la place libérée. A mon sens la seule compagnie à avoir les reins assez solides et adieu les vols directs pour les Amériques (Sao Paulo et JFK). IAG a un réseau ultra développé sur le continent.

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