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Défense
SCAF : Dassault et Airbus commencent à s'impatienter
SCAF : Dassault et Airbus commencent à s'impatienter
© Dassault Aviation

| La rédaction 686 mots

SCAF : Dassault et Airbus commencent à s'impatienter

A quelques jours du prochain Conseil des ministres franco-allemand qui se déroulera à Toulouse le 16 octobre prochain, Airbus et Dassault se rappellent au bon souvenir des deux gouvernements pour le lancement de la phase de développement d'un démonstrateur du SCAF.

Dassault Aviation et Airbus commencent gentiment à perdre patience devant l'enlisement, au niveau politique, du programme de Système de Combat Aérien Futur ou SCAF. D'où cet appel conjoint du président de Dassault Aviation, Eric Trappier; et du président d'Airbus Defence & Space, Dirk Hoke, à "garder une dynamique collective pour

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FORABOSCO | 07/10/2019 19:01

Les difficultés à travailler avec les allemands étaient prévisibles. Leurs besoins ne sont pas les mêmes que les nôtres (types de missions différentes, version navale) et il semblerait qu'ils n'apprécient pas de ne pas être leader sur ce programme (il faut voir les manœuvres allemandes pour créer une seule entité industrielle afin de réduire le poids de Nexter dans le programme du futur char de combat). Il est quasiment certain que nous rencontrerons des problèmes à répétition (vote fragmenté par le Bundestag du programme SCAF, blocages des exportations vers des pays qui n'auront pas l'heur de plaire aux allemands, ....) A se demander pourquoi n'avons nous pas choisi de développer ce programme seuls. Certes, il aura un coût très élevé (on parle de 2 fois celui du Rafale donc à peu près 60 milliards) mais nous avons les compétences et nous aurions eu un système répondant exactement à nos besoins. Que le Tempest (UK-Italie-Suède voire d'autres pays ) supplante le SCAF pourrait devenir un risque réel avec des partenaires aussi intransigeants que les allemands

Ing | 07/10/2019 20:24

Tout à fait d'accord: D'autant plus si on considère que tout euro investi dans un tel projet créé des emplois et fait monter en compétences nos entreprises. A l'inverse les projets internationaux coutent très chers du fait d'une organisation complexe et ne s'exportent pas ou peu (cf eurofighter ou A400M...) . Lorsqu'ils s'exportent les retombées économiques s'éparpillent entre les différents participants et permettent rarement aux états de retrouver la mise initiale (les coûts fixes du programme).

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