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Salon Air&Jobs Toulouse : 500 candidats à la rencontre des entreprises
Salon Air&Jobs Toulouse : 500 candidats à la rencontre des entreprises

| Damien

Salon Air&Jobs Toulouse : 500 candidats à la rencontre des entreprises

Organisé le 27 février en partenariat avec les écoles Toulouse Business School et IPSA, le Salon Air&Jobs Toulouse a fait le plein. Au total, plus de 500 candidats ont pu rencontrer les seize entreprises présentes, grands groupes, PME et start-up évoluant dans le secteur aéronautique et spatial. Reportage.

Le 27 février, l’école de commerce Toulouse Business School (TBS), située au centre de la Ville rose, a vu affluer plus de 500 candidats – jeunes diplômés et professionnels plus expérimentés -, à l’occasion de la toute première édition du Salon Air&Jobs Toulouse. Un événement qui misait sur une programmation particulièrement riche, avec deux conférences organisées sur les thèmes du big data et de la gestion de crise dans le secteur aérien. Mais il s’agissait avant tout d’un rendez-vous dédié à l’emploi. Ainsi, après une matinée de rencontres libres entre les candidats et les seize entreprises présentes, l’après-midi a permis d’organiser quelque 150 rendez-vous pré-programmés. 

“Un contact humain”
Pour les candidats, l'événement a été l'occasion d'approcher des recruteurs potentiels. “Je ne suis ici que depuis une heure, et j'ai déjà rencontré deux entreprises, se réjouit Arnaud, jeune diplômé de l'IPSA qui, après avoir réalisé son stage de fin d'études au Canada, est à la recherche d'un emploi d'ingénieur en turbomachines. Cela nous fait gagner énormément de temps dans nos démarches. Et surtout, le contact est plus humain. Nous avons l'opportunité d'expliquer, même brièvement, notre parcours et nos motivations.” 

Des ingénieurs toulousains prisés
Du côté des entreprises, qu'il s'agisse de grands groupes ou de sociétés de tailles plus modestes, tout l'enjeu consiste à séduire les talents, dans un contexte extrêmement concurrentiel. Les profils recherchés : principalement des ingénieurs et des développeurs informatique, mais aussi – de façon plus marginale – des techniciens et des fonctions support. « Dans le secteur aéronautique et spatial, il est de plus en plus difficile de trouver des talents”, confie Flore Rougier, chargée de recrutement au sein du groupe de conseil en technologie SII. Un groupe qui prévoit de recruter 300 personnes cette année pour soutenir la croissance de sa direction régionale SII Sud-Ouest, implantée à Toulouse. “Nous recherchons notamment des ingénieurs systèmes embarqués, aussi bien jeunes diplômés que personnes plus expérimentées, quasi exclusivement en CDI, explique-t-elle. Il y a de bons profils dans le territoire, mais la concurrence est rude entre les recruteurs. » Le bassin d'emploi toulousain, particulièrement prisé, attire des structures venues de l'autre bout de la France, à l'image de la start-up versaillaise Faraday Aerospace, qui développe des batteries et systèmes propulsifs pour l'aviation électrique. “Nous sommes venus chercher ici des stagiaires, confie Gilles Rosenberger, le cofondateur. Il y a dans la région toulousaine une forte densité d'ingénieurs aéronautiques, et nous comptons là-dessus. L'heure est à la chasse aux talents. Pour une petite structure comme la nôtre, il est primordial de se faire identifier.

Attirer les talents
Dans un tel contexte, les entreprises doivent affuter leurs arguments pour se démarquer. « Nous mettons en avant la taille humaine de notre structure et notre fonctionnement en mode start-up, explique Annabelle Quesada, responsable RH de R&R Consulting. Nous travaillons de façon autonome, dans la bienveillance, avec beaucoup de souplesse organisationnelle.” Spécialisé en aéronautique, le cabinet de conseil toulousain envisage de doubler de taille cette année en recrutant vingt personnes, notamment des consultants qualité et réglementation. Chez Scalian, groupe toulousain de 2 600 salariés et 250 millions d'euros de chiffre d'affaires spécialisé dans le conseil et l'ingénierie - notamment pour l'aéronautique et le spatial -, on vante avant tout “l'accompagnement de nos collaborateurs, avec un suivi individuel et régulier”, mais aussi “d'importantes possibilités d'évolution, dans un groupe en pleine croissance, qui aura doublé de taille en 2024”, explique Romane Schnell, manager commerciale. Scalian table cette année sur 1 100 recrutements d'ingénieurs et de docteurs, dont plus de 200 en Occitanie. 

Trois autres salons prévus cette année
Suite au succès de cette première édition toulousaine, le Salon Air&Jobs, organisé par la plateforme de recrutement pour les talents du secteur aéronautique et spatial  soutenue par Air & Cosmos, devrait être dupliqué cette année « à Bordeaux, Paris et Lyon », indique Damien Gaignard, directeur général de l’entreprise. « Ce concept de salon associant les métiers de l’ingénierie et du business séduit les acteurs du secteur », se réjouit-il.

Alexandre Léoty

 

Retrouvez l'article complet dans la version papier d'Air&Cosmos

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