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Les Dossiers d'Air&Cosmos
Retour sur les 50 ans d'Airbus (I)
Retour sur les 50 ans d'Airbus (I)
© Airbus

| Yann Cochennec

Retour sur les 50 ans d'Airbus (I)

Le confinement a un avantage : redonner notamment le goût de la lecture. L'occasion pour Air & Cosmos de partager ou de partager à nouveau le numéro spécial réalisé à l'occasion des 50 ans d'Airbus.

En 50 ans, Airbus a considérablement changé

Comme le temps passe. En cinquante ans, Airbus a considérablement changé de périmètre, intégrant hélicoptères, avions de combat et de transport militaire, satellites et lanceurs spatiaux, tandis que le groupement d’intérêt économique est devenu société intégrée. Ce volet capitalistique, industriel et politique mériterait à lui seul un numéro spécial, tant il est étroitement lié à la construction européenne. Néanmoins, cette saga européenne commence avec les avions de ligne qui génèrent toujours l’essentiel des activités du groupe. D’où ce choix de leur consacrer ce numéro spécial qui accompagne les cinquante ans d’existence d’Airbus. Pour résumer brutalement : tout part d’une paire de moteurs et d’un fuselage large de 5,64 m. Viendront s’ajouter le minimanche latéral et les commandes de vol électriques avec l’A320.

 

Innovation technologique majeure

Cette innovation technologique majeure sera le point commun aux différents membres d’une famille qui s’est agrandie au fil des années et l’un des facteurs clefs du succès d’Airbus. La double motorisation en est un autre, ainsi que la largeur du fuselage de l’A320, permettant au moyen-courrier d’être toujours en capacité de répondre aux besoins actuels des passagers, trente-cinq ans après son lancement. Mais, sur le long-courrier, la formule du 5,64 m, si financièrement et industriellement intéressante pour Airbus, sera remise en cause par le Boeing 777 et ses 6,20 m. Et c’est bien ce même biréacteur qui viendra aussi « casser » la longue marche d’Airbus vers le segment du très gros-porteur. Car, dès ses débuts, le constructeur européen a toujours eu le quadriréacteur 747 dans sa ligne de mire.

 

Une tenaille qui a failli être mortelle

C’est autour de cet avion qu’Airbus a bâti toute sa stratégie long-courrier. Les premiers A340 s’inscrivent d’ores et déjà dans cette logique de conquête du marché du 747, puis viendra le temps de la fameuse tenaille « par le bas et par le haut » avec les lancements successifs des A340-500/600 et de l’A380. Cette stratégie de l’encerclement a failli être mortelle pour Airbus. Heureusement que les volumineuses ventes des A320 et A330 viendront amortir et absorber le choc. Signe qui ne trompe pas : ces deux avions vont poursuivre leur vie commerciale pendant encore un certain temps grâce à des moteurs encore plus performants. Toutes versions confondues, ces deux avions totalisent plus de 17 000 commandes, soulignant clairement les préférences du marché.

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