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Défense
Record d'endurance pour un KC-46A américain
Record d'endurance pour un KC-46A américain
© US Air Force

| Gaétan Powis 271 mots

Record d'endurance pour un KC-46A américain

Entre les 5 et 6 mai, un avion ravitailleur KC-46A a effectué un record d'endurance au sein de l'Air Mobility Command de l'USAF en effectuant un vol d'une journée sans jamais atterrir. Ce vol avait comme objectif de récolter des informations sur le comportement de l'avion et de l'équipage lors de vols de très longue durée.

Le 9 mai, l'Air Mobility Command (AMC) de l'Armée de l'Air américaine a annoncé qu'un équipage de ravitailleur KC-46A Pegasus avait battu le record d'endurance au sein de l'AMC. Le vol en question s'est déroulé entre les 5 et 6 mai 2022 et a duré 24,2 heures. Il ne s'agissait pas d'un record tout à fait imprévu puisque ce vol était un essai d'endurance pour le KC-46A. Cet essai a pris plusieurs semaines de préparation et de coordination entre l'AMC, Boeing et les escadrons du 22ème Air Refuel Wing.

Les tests ne concernaient pas seulement l'avion mais aussi l'équipage au sein de celui-ci : un médecin était présent durant tout le vol afin d'analyser directement les personnels à bord (bien être, état physique,...). Ils ont dû remplir plusieurs tests de fatigue, de vigilance,... 

L'équipage était constitué de :

  • deux équipes de deux pilotes effectuant des rotations de quatre heures,
  • un équipe de deux pilotes de réserve, prête à prendre la place de l'équipe en place en cas de besoin urgent. Leur tâche secondaire était de recueillir des informations et de prendre des notes sur le vol.
  • d'une trois opérateurs boom (en charge du ravitaillement)
  • un journaliste/photographe
  • un médecin.

Durant ce vol, un contact à sec a été effectué avec un autre KC-46A. L'appareil a ensuite ravitaillé quatre avions de combat F-35 du Corps des Marines (USMC). Enfin, afin de continuer le vol, le KC-46A a été ravitaillé par un autre KC-46A. Ce vol a permis de collecter une série de données concernant la faisabilité de vols aussi long, sur les limites qu'ils impliquent et les risques potentielles qui peuvent en découler.

Les 11 personnels ayant pris part à ce vol historique au sein de l'AMC et de l'USAF.
Les 11 membres d'équipage de ce vol historique au sein de l'AMC et de l'USAF. © USAF
Les 11 personnels ayant pris part à ce vol historique au sein de l'AMC et de l'USAF.

Répondre à () :

| 12/05/2022 19:35

Merci, monsieur Powis, pour cet article sur cette intéressante expérience américaine. Bien cordialement.

| 12/05/2022 19:51

(Julien) L’importance des avions ravitailleurs n’est plus à démontrer surtout pour les pays, de plus en plus nombreux, qui disposent de porte avions ou de porte aéronefs. Les drones ravitailleurs ne sont qu’une roue de réserve. Pour mener à bien leurs missions, parfois loin de leur PA, l’aéronavale doit pouvoir être ravitaillée en vol. Il faut compter un ravitailleur pour 4 chasseurs. Compte tenu des périodes d’indisponibilité des ravitailleurs, la France devrait, rien que pour l’aéronaval, disposer de 17 à 18 A330MRTT. Nous sommes loin du compte. J’espère que les Polynésiens ne me liront pas ...

| 12/05/2022 20:18

(JB) Puis je me permettre d’ajouter qu’il faudra également ravitailler les ATL2 (sauf si on décide de s’en passer...).

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