En marge de son passage au forum de Davos, le président américain a déclaré avoir besoin du Groenland pour son projet de Golden Dome, un bouclier anti-missile à l’instar du Dôme de fer protégeant Israël. Un argument qui tient peu la route…
Dans sa démarche très contestée de conquête du Groenland, Donald Trump a sorti la carte Golden Dome, un joker aux dimensions impalpables, aux contours flous, et dont le financement dépasse l’entendement (estimé supérieur au programme F-35). Des chances de convaincre ? Pas sûr, car il n’est pas nécessaire d’acquérir le territoire pour mettre en œuvre des besoins terrestres, s’il y en a, liés au bouclier antimissile annoncé par le président américain l’année dernière.
Le Golden Dome sera géant, titanesque, démesuré, inédit. Il n’existe que par la volonté de Donald Trump de vouloir établir un Dôme de fer comme en Israël, mais à l’échelle du continent américain. Quel rôle peut jouer le Groenland là-dedans ? Le Golden Dome reposera sur un segment spatial censé avoir deux fonctions. La première serait la possibilité d’interception de missiles balistiques en très haute altitude par un système largué par satellite (extrêmement ambitieux). La seconde est d’augmenter les capacités de détection pour améliorer l’alerte avancée. Ce segment sera d’ailleurs déjà assuré par le programme PWSA, qui aura la vertu de compléter depuis l’orbite basse la couverture des satellites SBIRS, en particulier celle de la zone arctique. Cette augmentation peut faire gagner de précieuses minutes dans la prise de décision.
Pour le segment spatial, le Groenland peut servir de terre d’accueil pour des stations de communication avec l'infrastructure en orbite. Le Golden Dome inclut bien évidemment un segment terrestre. Le Groenland peut accueillir des caméras all-sky pour la surveillance du ciel et la traque de missiles intercontinentaux, mais aussi des radars. Les Etats-Unis disposent d’ailleurs déjà d’un radar surveillant la zone arctique en Alaska. Enfin, le Groenland peut accueillir des solutions d’interception supplémentaires à celles déjà existantes en Alaska et en Californie. Mais tout cela peut être intégré dans des bases militaires américaines comme celle de Pituffik (anciennement Thule) au Groenland, opérée par le Pentagone. En aucun cas, ces besoins ne justifient l’accaparement de tout le Groenland, surtout dans le cadre du Greenland Defense Agreement, pouvant d'ailleurs servir de base à une éventuelle extension des activités actuelles.
En marge de son passage au forum de Davos, le président américain a déclaré avoir besoin du Groenland pour son projet de Golden Dome, un bouclier anti-missile à l’instar du Dôme de fer protégeant Israël. Un argument qui tient peu la route…
Dans sa démarche très contestée de conquête du Groenland, Donald Trump a sorti la carte Golden Dome, un joker aux dimensions impalpables, aux contours flous, et dont le financement dépasse l’entendement (estimé supérieur au programme F-35). Des chances de convaincre ? Pas sûr, car il n’est pas nécessaire d’acquérir le territoire pour mettre en œuvre des besoins terrestres, s’il y en a, liés au bouclier antimissile annoncé par le président américain l’année dernière.
Le Golden Dome sera géant, titanesque, démesuré, inédit. Il n’existe que par la volonté de Donald Trump de vouloir établir un Dôme de fer comme en Israël, mais à l’échelle du continent américain. Quel rôle peut jouer le Groenland là-dedans ? Le Golden Dome reposera sur un segment spatial censé avoir deux fonctions. La première serait la possibilité d’interception de missiles balistiques en très haute altitude par un système largué par satellite (extrêmement ambitieux). La seconde est d’augmenter les capacités de détection pour améliorer l’alerte avancée. Ce segment sera d’ailleurs déjà assuré par le programme PWSA, qui aura la vertu de compléter depuis l’orbite basse la couverture des satellites SBIRS, en particulier celle de la zone arctique. Cette augmentation peut faire gagner de précieuses minutes dans la prise de décision.
Pour le segment spatial, le Groenland peut servir de terre d’accueil pour des stations de communication avec l'infrastructure en orbite. Le Golden Dome inclut bien évidemment un segment terrestre. Le Groenland peut accueillir des caméras all-sky pour la surveillance du ciel et la traque de missiles intercontinentaux, mais aussi des radars. Les Etats-Unis disposent d’ailleurs déjà d’un radar surveillant la zone arctique en Alaska. Enfin, le Groenland peut accueillir des solutions d’interception supplémentaires à celles déjà existantes en Alaska et en Californie. Mais tout cela peut être intégré dans des bases militaires américaines comme celle de Pituffik (anciennement Thule) au Groenland, opérée par le Pentagone. En aucun cas, ces besoins ne justifient l’accaparement de tout le Groenland, surtout dans le cadre du Greenland Defense Agreement, pouvant d'ailleurs servir de base à une éventuelle extension des activités actuelles.
Commentaires