Iran : les perturbations sur le transport aérien pourraient durer
Iran : les perturbations sur le transport aérien pourraient durer

publié le 05 mars 2026 à 15:12

550 mots

Iran : les perturbations sur le transport aérien pourraient durer

Les perturbations sur le transport aérien du conflit en Iran pourraient durer, alors que le trafic des grands hubs du Golfe reprend très doucement, principalement pour des vols de rapatriement.


Même en cas d'amélioration immédiate de la situation militaire dans la région du Golfe et du Moyen-Orient, il faudra "plusieurs jours, voire plusieurs semaines" pour que le transport aérien revienne à la normale dans la région. C'est ce qu'a déclaré lundi 2 mars Philippe Pascal, PDG du groupe ADP, dans une interview à BFMTV. 

Le trafic de Paris-Orly et Roissy déjà impacté

Les effets des très fortes perturbations dans la région du conflit se font déjà ressentir puisque le trafic de l'aéroport Paris CDG accuse déjà une baisse de 7%, tandis que celui de Paris-Orly est en recul de 1%. Le ministre français des Finances, Roland Lescure a annoncé que plusieurs vols de rapatriement étaient prévus dans la journée du mercredi 4 mars pour ramener une partie des 400 000 ressortissants français qui étaient présents dans la région avant que le conflit ne débute. 

Du côté des opérations commerciales, le trafic est toujours très fortement réduit. Air France a mis en place des vols de rapatriement mais a déjà annoncé que les vols commerciaux vers Tel Aviv, Beyrouth, Dubai, Riyad étaient suspendus jusqu'au jeudi 5 mars au moins. La compagnie Emirates a de son côté a annoncé que les liaisons commerciales régulières restaient suspendues jusqu'au samedi 7 mars, bien qu'elle propose un programme d'exploitation limité au départ des aéroports Dubai International et Al Maktoum. Air France a déclaré qu'elle avait prolongé sa suspension des vols à destination et en provenance de Dubaï et de Riyad jusqu'au 6 mars, et qu'elle avait prolongé l'arrêt des services à destination de Tel-Aviv et de Beyrouth jusqu'au 8 mars.

Des perturbations sur l'exploitation des vols directs 

Au-delà de la zone du Golfe elle-même, les compagnies aériennes qui font des vols directs vers l'Asie, sont contraintes de réorienter leurs trajectoires de vol, d'emporter du carburant supplémentaire ou de faire des escales de ravitaillement non prévues en temps normal afin de se prémunir contre des déviations soudaines ou des trajectoires plus longues pour suivre des routes plus sûres. Les escales peuvent aussi servir à rapatrier des passagers qui devaient transiter initialement par les hubs du Golfe et qui doivent donc trouver un plan B, ce qui peut accroître l'affluence sur les vols directs ne passant pas par ces hubs. Les vols de Qantas sur la route Perth-Londres opérée habituellement en direct fait une escale à Singapour et ont récemment permis d'embarquer des passagers supplémentaires bloqués dans la cité-Etat. 

La hausse du pétrole pourrait rapidement peser dans les comptes des compagnies 

Les répercussions du conflit s'il perdure pourraient être aussi très importantes financièrement à cause du renchérissement du prix du carburant. La plupart des compagnies aériennes américaines ne se sont pas couvertes contre les fluctuations du prix du baril et pourraient être plus sensibles à la hausse du prix du baril, si la situation de blocage du détroit d'Ormuz se maintient. Car même si seul 20 % de la production de pétrole mondiale passe par ce détroit, le blocage pourrait avoir des conséquences sur la fixation du prix du baril de brent. 

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05/03/2026 15:12
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Iran : les perturbations sur le transport aérien pourraient durer

Les perturbations sur le transport aérien du conflit en Iran pourraient durer, alors que le trafic des grands hubs du Golfe reprend très doucement, principalement pour des vols de rapatriement.

Iran : les perturbations sur le transport aérien pourraient durer
Iran : les perturbations sur le transport aérien pourraient durer

Même en cas d'amélioration immédiate de la situation militaire dans la région du Golfe et du Moyen-Orient, il faudra "plusieurs jours, voire plusieurs semaines" pour que le transport aérien revienne à la normale dans la région. C'est ce qu'a déclaré lundi 2 mars Philippe Pascal, PDG du groupe ADP, dans une interview à BFMTV. 

Le trafic de Paris-Orly et Roissy déjà impacté

Les effets des très fortes perturbations dans la région du conflit se font déjà ressentir puisque le trafic de l'aéroport Paris CDG accuse déjà une baisse de 7%, tandis que celui de Paris-Orly est en recul de 1%. Le ministre français des Finances, Roland Lescure a annoncé que plusieurs vols de rapatriement étaient prévus dans la journée du mercredi 4 mars pour ramener une partie des 400 000 ressortissants français qui étaient présents dans la région avant que le conflit ne débute. 

Du côté des opérations commerciales, le trafic est toujours très fortement réduit. Air France a mis en place des vols de rapatriement mais a déjà annoncé que les vols commerciaux vers Tel Aviv, Beyrouth, Dubai, Riyad étaient suspendus jusqu'au jeudi 5 mars au moins. La compagnie Emirates a de son côté a annoncé que les liaisons commerciales régulières restaient suspendues jusqu'au samedi 7 mars, bien qu'elle propose un programme d'exploitation limité au départ des aéroports Dubai International et Al Maktoum. Air France a déclaré qu'elle avait prolongé sa suspension des vols à destination et en provenance de Dubaï et de Riyad jusqu'au 6 mars, et qu'elle avait prolongé l'arrêt des services à destination de Tel-Aviv et de Beyrouth jusqu'au 8 mars.

Des perturbations sur l'exploitation des vols directs 

Au-delà de la zone du Golfe elle-même, les compagnies aériennes qui font des vols directs vers l'Asie, sont contraintes de réorienter leurs trajectoires de vol, d'emporter du carburant supplémentaire ou de faire des escales de ravitaillement non prévues en temps normal afin de se prémunir contre des déviations soudaines ou des trajectoires plus longues pour suivre des routes plus sûres. Les escales peuvent aussi servir à rapatrier des passagers qui devaient transiter initialement par les hubs du Golfe et qui doivent donc trouver un plan B, ce qui peut accroître l'affluence sur les vols directs ne passant pas par ces hubs. Les vols de Qantas sur la route Perth-Londres opérée habituellement en direct fait une escale à Singapour et ont récemment permis d'embarquer des passagers supplémentaires bloqués dans la cité-Etat. 

La hausse du pétrole pourrait rapidement peser dans les comptes des compagnies 

Les répercussions du conflit s'il perdure pourraient être aussi très importantes financièrement à cause du renchérissement du prix du carburant. La plupart des compagnies aériennes américaines ne se sont pas couvertes contre les fluctuations du prix du baril et pourraient être plus sensibles à la hausse du prix du baril, si la situation de blocage du détroit d'Ormuz se maintient. Car même si seul 20 % de la production de pétrole mondiale passe par ce détroit, le blocage pourrait avoir des conséquences sur la fixation du prix du baril de brent. 



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