Guerre en Iran : les rapatriements prennent de l’ampleur
Guerre en Iran : les rapatriements prennent de l’ampleur

publié le 10 mars 2026 à 17:23

753 mots

Guerre en Iran : les rapatriements prennent de l’ampleur

Au dixième jour de guerre en Iran, les grands hubs du Golfe étaient encore très perturbés même si des améliorations significatives de l’exploitation des vols se faisaient jour. Les compagnies européennes rajoutaient des capacités sur leurs liaisons long-courrier pour pouvoir rapatrier les passagers bloqués en bout de ligne.


A l’heure où nous mettions sous presse, le mardi 10 mars, le trafic aérien dans la région du Golfe restait très perturbé, même si une amélioration progressive commençait à poindre.

Mascate, le point de sortie principal

La compagnie Oman Air, qui avait déjà opéré 80 vols supplémentaires durant la première semaine de conflit, a annoncé que son programme de vols au départ de Mascate vers l’Europe, l’Asie, et l’Afrique était opéré de manière quasi nominale, avec néanmoins des suspensions jusqu’au 15 mars pour Dubai, Bahreïn, Dammam, Koweït, Copenhague et Khasab. Un mieux venait aussi de la compagnie Emirates qui avait prévu d’assurer un total de 100 vols dans la journée du 9 mars, dont les vols vers Paris CDG et Nice (contre 475 vols quotidiens en temps normal). A cette date, elle avait annoncé qu’elle prévoyait de reprendre un programme complet de ses vols « dans les prochains jours », sans plus de précisions, mais « sous réserves de la disponibilité de l’espace aérien et du respect de toutes les exigences opérationnelles ». La compagnie de Dubai avait annoncé qu’elle mettait des avions de plus importantes capacités vers Londres, Sydney, Mumbai et Johannesburg. Qatar annonçait le lundi 9 mars une liste d’une vingtaine de vols étalés sur la semaine, sans néanmoins donner d’indications sur la date de la reprise de ses opérations régulières. De son côté, Etihad Airways annonçait une « reprise limitée de ses vols » avec un total de 70 destinations desservies du 6 au 15 mars.

Capacités supplémentaires pour ramener le maximum de monde

Du côté français, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires Etrangères, a annoncé lundi 9 mars qu’un total de 15 000 passagers avaient pu être déjà rapatriés et que 7 500 demandes de rapatriement étaient en cours de traitement. « « Nous avons eu dans un premier temps énormément de demandes d’affrètements pour rapatrier des gens bloqués et disséminés au loin aux Seychelles, aux Maldives, en Thaïlande… Mais nous avions dans un temps si court très peu de disponibilités. La situation a ensuite évolué positivement et les vols ont été mis en place. Nous avons organisé un total de dix vols de rapatriement pour le compte  de grands tour-opérateurs et du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères (MEAE) », confirme Sylvain Bosc, directeur général du courtier aérien Avico. « Nous sommes tout de même très contraints. Il faut compter environ 600 000 euros tout compris pour affréter un vol, en comptant un équipage de rechange. C’est donc une somme conséquente et il vaut mieux compter sur une reprise de plus en plus étendue des vols réguliers », ajoute-t-il. Air France a annoncé qu’elle était contrainte de prolonger la suspension de ses vols vers Dubaï et Riyad jusqu’à 10 mars, ainsi que vers et au départ de Tel Aviv et Beyrouth jusqu’au 11 mars. Par ailleurs, elle déploie depuis le 4 mars des avions de plus grande capacité sur ses vols au départ de Bangkok, Singapour, Delhi, Mumbai, Shanghai, Tokyo et Phuket. « Sur les vols supplémentaires au départ de Bangkok programmés par Air France, un quota de sièges à prix régulé sera mis à disposition du Ministère de l’Europe et des Affaire étrangères pour transporter les ressortissants français vulnérables », explique Air France dans un « statement ». En collaboration avec le MEAE, Air France travaille à étendre à d’autres destinations de bout de ligne l'ajout de capacités supplémentaires. Chez les concurrents d’Air France l’heure est aussi à la montée en charge. British Airways a ainsi programmé des vols en plus vers Londres-Heathrow pour les dates des 9, 10, 11 et 12 mars. Les compagnies du groupe Lufthansa ont annoncé aussi des capacités supplémentaires entre l’Europe et l’Asie et l’Europe et l’Afrique pour rapatrier au plus vite le maximum de passagers éventuellement bloqués en bout de ligne. Par ailleurs, les vols vers Dubai, Dammam et Abou Dhabi restent suspendus jusqu’au 10 mars inclus, ceux vers Amman et Erbil jusqu’au 15 mars, ceux vers Tel Aviv jusqu’au 22 mars, ceux vers Beyrouth jusqu’au 28 mars et ceux vers Téhéran jusqu’au 30 avril.

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10/03/2026 17:23
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Guerre en Iran : les rapatriements prennent de l’ampleur

Au dixième jour de guerre en Iran, les grands hubs du Golfe étaient encore très perturbés même si des améliorations significatives de l’exploitation des vols se faisaient jour. Les compagnies européennes rajoutaient des capacités sur leurs liaisons long-courrier pour pouvoir rapatrier les passagers bloqués en bout de ligne.

Guerre en Iran : les rapatriements prennent de l’ampleur
Guerre en Iran : les rapatriements prennent de l’ampleur

A l’heure où nous mettions sous presse, le mardi 10 mars, le trafic aérien dans la région du Golfe restait très perturbé, même si une amélioration progressive commençait à poindre.

Mascate, le point de sortie principal

La compagnie Oman Air, qui avait déjà opéré 80 vols supplémentaires durant la première semaine de conflit, a annoncé que son programme de vols au départ de Mascate vers l’Europe, l’Asie, et l’Afrique était opéré de manière quasi nominale, avec néanmoins des suspensions jusqu’au 15 mars pour Dubai, Bahreïn, Dammam, Koweït, Copenhague et Khasab. Un mieux venait aussi de la compagnie Emirates qui avait prévu d’assurer un total de 100 vols dans la journée du 9 mars, dont les vols vers Paris CDG et Nice (contre 475 vols quotidiens en temps normal). A cette date, elle avait annoncé qu’elle prévoyait de reprendre un programme complet de ses vols « dans les prochains jours », sans plus de précisions, mais « sous réserves de la disponibilité de l’espace aérien et du respect de toutes les exigences opérationnelles ». La compagnie de Dubai avait annoncé qu’elle mettait des avions de plus importantes capacités vers Londres, Sydney, Mumbai et Johannesburg. Qatar annonçait le lundi 9 mars une liste d’une vingtaine de vols étalés sur la semaine, sans néanmoins donner d’indications sur la date de la reprise de ses opérations régulières. De son côté, Etihad Airways annonçait une « reprise limitée de ses vols » avec un total de 70 destinations desservies du 6 au 15 mars.

Capacités supplémentaires pour ramener le maximum de monde

Du côté français, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires Etrangères, a annoncé lundi 9 mars qu’un total de 15 000 passagers avaient pu être déjà rapatriés et que 7 500 demandes de rapatriement étaient en cours de traitement. « « Nous avons eu dans un premier temps énormément de demandes d’affrètements pour rapatrier des gens bloqués et disséminés au loin aux Seychelles, aux Maldives, en Thaïlande… Mais nous avions dans un temps si court très peu de disponibilités. La situation a ensuite évolué positivement et les vols ont été mis en place. Nous avons organisé un total de dix vols de rapatriement pour le compte  de grands tour-opérateurs et du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères (MEAE) », confirme Sylvain Bosc, directeur général du courtier aérien Avico. « Nous sommes tout de même très contraints. Il faut compter environ 600 000 euros tout compris pour affréter un vol, en comptant un équipage de rechange. C’est donc une somme conséquente et il vaut mieux compter sur une reprise de plus en plus étendue des vols réguliers », ajoute-t-il. Air France a annoncé qu’elle était contrainte de prolonger la suspension de ses vols vers Dubaï et Riyad jusqu’à 10 mars, ainsi que vers et au départ de Tel Aviv et Beyrouth jusqu’au 11 mars. Par ailleurs, elle déploie depuis le 4 mars des avions de plus grande capacité sur ses vols au départ de Bangkok, Singapour, Delhi, Mumbai, Shanghai, Tokyo et Phuket. « Sur les vols supplémentaires au départ de Bangkok programmés par Air France, un quota de sièges à prix régulé sera mis à disposition du Ministère de l’Europe et des Affaire étrangères pour transporter les ressortissants français vulnérables », explique Air France dans un « statement ». En collaboration avec le MEAE, Air France travaille à étendre à d’autres destinations de bout de ligne l'ajout de capacités supplémentaires. Chez les concurrents d’Air France l’heure est aussi à la montée en charge. British Airways a ainsi programmé des vols en plus vers Londres-Heathrow pour les dates des 9, 10, 11 et 12 mars. Les compagnies du groupe Lufthansa ont annoncé aussi des capacités supplémentaires entre l’Europe et l’Asie et l’Europe et l’Afrique pour rapatrier au plus vite le maximum de passagers éventuellement bloqués en bout de ligne. Par ailleurs, les vols vers Dubai, Dammam et Abou Dhabi restent suspendus jusqu’au 10 mars inclus, ceux vers Amman et Erbil jusqu’au 15 mars, ceux vers Tel Aviv jusqu’au 22 mars, ceux vers Beyrouth jusqu’au 28 mars et ceux vers Téhéran jusqu’au 30 avril.



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