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Défense
France: premier « crash programme » pour l'Irak
France: premier « crash programme » pour l'Irak
© Ministère de la Défense

| Jean-Marc Tanguy

France: premier « crash programme » pour l'Irak

Les combattants de Daesh sévèrement touchés par les frappes de la coalition, adaptent leur tactiques au sol, cherchant la protection des ensembles urbains et des civils qui y habitent soit l'imbrication avec les combattants alliés. Résultat, l'armée de l'Air française plancherait sur le recours à des corps de bombes à effets atténués dans le cadre d'un programme en urgence opérations. Un dossier auquel le CEAM (centre d'expériences aériennes et militaires) de Mont-de-Marsan a déjà été confronté, notamment pour les opérations en Afghanistan ou en Libye.

Pour l'opération Harmattan en 2011, l'armée de l'Air avait en partie résolue la problématique, avec des enveloppes de bombes sans explosif, qui conservaient néanmoins le comportement et la trajectoire des Mk82 d'origine. L'expérience n'avait pas été jugée complètement probante, même si quelques tirs directs, sur des blindés, avaient fait mouche.

Le recours à des bombes à effets atténués éviterait aussi à l'armée de l'Air d'avoir à qualifier l'aérodynamique de nouvelles bombes, l'enveloppe restant la même. La Marine, elle, dispose d'une alternative : des bombes Mk81 de 125 kg, également utilisées en Libye, en 2011, par les seuls Super Etendard Modernisés.

La Grande-Bretagne n'est pas confrontés à ces problématiques, car la Royal Air Force met en œuvre des missiles Brimstone de MBDA qui permettent de cibler précisément des objectifs. Mis en œuvre par ses Tornado GR4, la RAF en ferait une large utilisation. Cette munition avait été évoquée un temps pour le Rafale.

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