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Industrie
Filière aéro : comment sortir de la crise par le haut ?
Filière aéro : comment sortir de la crise par le haut ?
© Airbus

| Yann Cochennec

Filière aéro : comment sortir de la crise par le haut ?

L'article a été publié le 26 juin 2020 mais les problématiques posées par les experts du cabinet Archery Consulting sont toujours d'actualité en cette rentrée. En pièce jointe, le pdf téléchargeable.

Carnets de commandes fragiles

si les carnets de commandes d’Airbus et de Boeing « restent très denses, avec globalement dix années de production », ils présentent néanmoins des éléments de fragilité. D’abord parce que de « nombreuses compagnies aériennes et de loueurs ont positionné des commandes pour sécuriser leur place dans le carnet d’ordre des avionneurs sans avoir systématiquement un besoin identifié ». Le deuxième élément de fragilité est que les compagnies aériennes et les loueurs « sont peu exposés en cas d’annulation de leur commande, l’essentiel des paiements étant réalisés dans les vingt-quatre derniers mois » et ils se retrouvent donc « en position de force pour annuler ou reporter les commandes d’avions prévues sur les prochaines années » (cf. planche du bas). « Les carnets de com- mandes donnent de la visibilité à long terme, mais n’offrent qu’une protection limitée sur le court terme », indique Archery Consulting.....

Airbus vs Boeing : un signal à suivre

Pour Marc Durance, « le signal qu’il sera intéressant d’observer est celui qui interviendra au moment où sera annoncée la prochaine génération d’appareils moyen-courriers. Cela sera-t-il dans dix ans avec les bénéfices attendus sur la motorisation ? Ou cela se passera-t-il dans cinq ans du côté de Boeing avec le remplacement du 737 MAX ? La séquence sera très intéressante car c’est cela qui donnera le rapport de positionnement entre les deux acteurs »......

Usine 4.0 : 300 M€ pour qui ?

Dans cette perspective, le fonds d’accompagnement à la robotisation et à la numérisation d’un montant de 300 M€ sera-t-il efficace ? « C’est un très bon signal qui est donné. Apporter de l’argent pour que la filière aéronautique gagne en maturité industrielle, et donc réalise des gains de productivité, est un très bon signal. Les 300 M€ seront-ils uniformément répartis sur toute la filière, comment seront-ils distribués ? Je n’ai pas de vision et j’ai donc du mal à vous dire s’il y aura un risque de saupoudrage », indique Marc Durance. « Ce montant de 300 M€ semble relativement limité en rapport avec le prix d’une machine sophistiquée de production.Toute la question sera : quels sont les projets éligibles, quelles seront les priorités ? Est-ce que cela sera l’automatisation, la robotisation, le digital au sens large ? Est-ce qu’il y aura un angle choisi ? Plus le spectre est large, plus on saupoudre....

 

Article à (re)découvrir en téléchargeant le pdf ci-dessous.

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