1
Industrie
Du Vahana à l'Airflow, un eSTOL pour la logistique
Du Vahana à l'Airflow, un eSTOL pour la logistique
© Airflow

| Antony Angrand

Du Vahana à l'Airflow, un eSTOL pour la logistique

Cinq membres de l’équipe qui a précédemment développé le Vahana d’Airbus ont lancé une nouvelle société, Airflow, qui a pour but le développement d'avions électriques à décollage et atterrissage court (eSTOL) destinés au marché de la logistique aérienne.

Retour d'expérience de l'Airbus Vahana

L’équipe fondatrice d’Airflow composée de Peter Kalogiannis et Marc Ausman, les cofondateurs, accompagnés de Geoff DuBridge, de Don Fung et Robbie Bunge est constituée d'anciens du projet Vahana d'Airbus. L'expérience acquise avec Vahana les a rendus « très conscients des défis et des compromis inhérents aux conceptions actuelles d’eVTOL », ce qui les a entraînés à considérer une autre façon de s’attaquer au marché de la mobilité aérienne urbaine.

225 kg de fret sur 400 km 

Basé dans la région de la baie de San Francisco, la jeune pousse Airflow vise initialement le marché de la logistique avec un avion qui peut transporter un pilote et 225 kg sur une distance allant jusqu’à 250 miles (400 km). Airflow indique que son eSTOL sera en mesure d’opérer par mauvais temps et décoller et atterrir en seulement 150 pieds (45 mètres), permettant le transfert de fret entre les entrepôts. La compagnie prévoit que ses avions seront quatre fois plus rapides que les camions, avec un tiers des coûts d’exploitation horaires d’hélicoptères comparables ou d’EVTOLs.

Part 23 et coûts moindres 

Airflow est partie d'une étude de marché qui conclue que dans les cas d’utilisation où au moins 300 pieds de piste sont disponibles, les aéronefs eSTOL (ADACe) offrent des coûts de développement, des coûts d’exploitation et du bruit moindres par rapport aux hélicoptères, pour ne citr qu'eux. Étant donné que les aéronefs eSTOL peuvent être certifiés en vertu de la réglementation existante Part 23 de la FAA, ils présentent également moins de risque de certification que les eVTOL, qui doivent être certifiés à l’aide d’un processus plus complexe et coûteux qui n’est pas encore entièrement défini. Airflow estime pouvoir développer et certifier un avion eSTOL pour environ 200 millions de dollars, contre plus de 700 millions de dollars pour un avion eVTOL.

Le concept eSTOL d’Airflow comprend une propulsion électrique distribuée, un système d’assistance-pilote « Virtual Tailhook » (littéralement "crosse d'appontage virtuelle") et un système d’exploitation aérien qui permet aux opérateurs de gérer les aéronefs en temps réel. Elle n'est pas la seule société à s'intéresser de très près aux eSTOL : on compte également la jeune pousse Electra aero, créée par John Langford, fondateur d’Aurora Flight Sciences, laquelle est aujourd'hui une filiale de Boeing.

Répondre à () :


Captcha
patrico delmondo | 13/06/2020 17:04

Bravo ! Vous etes sur la trés bonne voie ! Le eStol est appelé a un grand avenir , pensez a une propulsion e/bride ! A partir de la vous pourrez faire facilement, vous, un e/hydrone ! MALE ! Qui n existe pas ! C est un réve personnel que j ai mis en oeuvre et en maquette et que je travail tous les jours depuis le début du confinement ! C est passionnant c est impressionnant ! Bravo, bossez !

| | Connexion | Inscription