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Armées
Des missiles balistiques chinois auraient atterri dans la zone économique exclusive du Japon
Des missiles balistiques chinois auraient atterri dans la zone économique exclusive du Japon
© CCTV

| Dorian de Schaepmeester 456 mots

Des missiles balistiques chinois auraient atterri dans la zone économique exclusive du Japon

Alors que la situation autour de Taïwan s'est cristallisée ces derniers jours après la visite de Nancy Pelosi sur l'île, la Chine a débuté une série d'exercices militaires dans la région. Plusieurs missiles balistiques tirés lors de ces manoeuvres auraient sombré dans la ZEE japonaise.

Accroissement des tensions autour de Taïwan

La visite de la présidente (speaker) de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, à Taïwan le 2 août 2022 n'a pas manqué de provoquer l'ire du régime de Xi Jinping. Le gouvernement chinois, voyant la venue de la troisième personnalité politique américaine comme une provocation, indiquait la semaine précédente que des mesures fortes seraient prises en conséquence. Dès le 2 juillet, plusieurs convois de véhicules blindés et de lance-missiles étaient transportés dans la province du Fujian, sur la côte est de la Chine, au plus près des rives taïwanaises. 

Dès le 3 août, vingt-sept avions militaires chinois pénétraient dans l'espace aérien de Taïwan. Dans la foulée, la Chine initiait un exercice militaire, se déroulant durant cinq jours et devant se clôturer le dimanche 8 août, selon le parti communiste chinois. Une dizaine de navires sont ainsi positionnés dans le détroit la séparant du continent et autour de l'île, certains bâtiments étant placés dans les eaux territoriales de Taïwan, tandis qu'une centaine d'avions, chasseurs et bombardiers, ont été mobilisés. 

Le Japon dénonce des tirs de missiles dans sa ZEE

Durant les premières heures de l'exercice militaire, la Chine a déclaré que les unités déployées tireraient à munitions réelles. Pour l'heure, Reuters rapporte que 11 missiles balistiques auraient été mis à feu par l'armée chinoise. Le Ministère de la Défense taïwanais a indiqué que les missiles ne représentaient pas de menaces, car tirés à haute altitude. Cependant, le Japon a rapidement réagi, affirmant que cinq missiles balistiques auraient terminé leurs trajectoires dans la zone économique exclusive (ZEE) japonaise. La ZEE du Japon s'étend jusqu'à 370 km des côtes, moins de quelques centaines de kilomètres séparant le territoire nippon de Taïwan. Nobuo Kishi, ministre de la Défense du Japon, indiquait que certains missiles avaient sombré à proximité de l'île d'Hateruma-jima, rattachée à la préfecture d'Okinawa. Toujours selon Kishi, la retombée de missiles balistiques chinois dans la ZEE japonaise serait un évènement inédit, propice à un raffermissement des tensions entre les deux pays. 

Si l'exercice militaire mené par la Chine devrait se terminer dimanche, certains observateurs s'inquiètent des velléités de la RPC (République populaire de Chine) concernant Taïwan. Le régime de Xi Jinping a annoncé que si Taïwan provoquait un incident durant l'opération, la Chine se réservait le droit d'utiliser ses forces armées pour répliquer. Les autorités taïwanaises ont rapidement répondu, proclamant que Taïwan serait en capacité de défendre l'île et ses citoyens face à l'armée chinoise. Le 5 août, l'ambassadeur de Chine aux États-Unis a été convoqué par Washington, condamnant les manoeuvres militaires à proximité de Taïwan, tandis que la Chine a déclaré cesser la coopération avec le gouvernement américain sur un certain nombre d'accords diplomatiques entre les deux pays. 


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