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DAHER PRÊT POUR LES DIX AIRBUS A350 par mois

PRODUCTION L'ÉQUIPEMENTIER FRANÇAIS A OFFICIELLEMENT INAUGURÉ, LE 17 JUIN DERNIER, SA NOUVELLE LIGNE DE PRODUCTION DE TRAPPES DE TRAIN D'ATTERRISSAGE PRINCIPAL D'AIRBUS A350 À TARBES. EN FAIT, LA PRODUCTION N'A PAS ATTENDU CETTE DATE POUR SORTIR SES

l'usine flambant neuve de Daher à Tarbes est prête à accompagner la montée en cadences d'Airbus sur l'A350. Le constructeur européen a pour objectif de passer à dix exemplaires par mois en 2018, puis à « onze par mois à horizon 2019 »,indique même l'équipementier français. Ce dernier a investi 20 M€ dans ce site de production qui fonc-tionne en fait depuis l'automne 2015 et dont sont d'ores et déjà sorties vingt paires de trappes de train d'atterrissage d'A350.

ETAPES. Tout commence par la phase de découpage, suivie de celle du moulage dans l'atelier du placement de fibres composites par un équipement « doté d'une tête de dépose Coriolis, un robot six axes et une armoire logeant seize bobines de carbone préimprégné. La matière est acheminée sur la tête par un conduit », explique l'un des techniciens supérieurs de Daher. « Le robot peut placer seize fibres à la fois sans le moindre gaspillage. Une trappe d'A350-900 nécessite 54 couches et il faut compter dix heures pour la réaliser », ajoute-t-il. La trappe de l'A350-1000 requiert, quant à elle, 87 couches, mais le temps de réalisation n'est que de douze heures. Cela représente 90 m2 de matières déposées. Pendant l'échange, le robot travaille inlassablement.

Une fois le moulage réalisé, suit la phase de polymérisation. « Le contrôle de la qualité de la pièce sera bientôt semi-automatisé, ce qui réduira le temps de balayage de la structure par cinq »,indique Fabrice Portal, chef de projet Investissements usine de Tarbes. Un robot à ultrasons est en cours d'essai dans un coin de l'usine et sa mise en service est programmée pour octobre 2016.

« Nous avons l'obligation de débusquer tout défaut supérieur à 6 mm et de nature différente : inclusion, délaminage, décollement et mesure d'épaisseur de la pièce », explique-t-il. A partir de là, une cartographie est dressée et les éventuels défauts sont déterminés sur la base de défauts étalons. Une fois contrôlée et déclarée « bonne pour le service actif »,la trappe peut rejoindre la nouvelle ligne de production.

DEUX LIGNES. Celle-ci est organisée en deux lignes parallèles, une pour les trappes gauches, l'autre pour les trappes droites. Ce qui permet la fabrication des deux trappes selon la cadence définie avec un temps qui doit être le même à chaque poste. Chaque ligne est donc constituée de sept postes « gauche » et de sept postes « droit » :un poste de chargement des navettes,trois postes de « rigidification »,un poste d'interchangeabilité sur lequel un lospécial giciel calcule la position de la trappe,un poste de déchargement et un poste de finition (installation des joints).

Ainsi sur le modèle de l'industrie automobile,l'assemblage final des trappes a été décomposé en postes de travail sur une ligne fixe. L'objectif pour Daher est d'être ainsi capable de tenir les cadences qui seront demandées par Airbus pour la famille A350. L'actuelle ligne a une capacité de production maximale de plus de vingt trappes par mois. Mais, les 5 000 m2 de l'usine offrent suffisamment de surface utile pour une deuxième ligne si nécessaire.

5000 m2 de surface

20

une capacité de production de plus de

14

44

postes de travail

ChiFFres ClÉs

trappes par mois

opérateurs par équipe

« Il s'agit d'une

avancée d'importance

nous permettant

de répondre

aux exigences

d'Airbus et d'atteindre

rapidement

une cadence optimale

de trappes

de trains d'atterrissage

correspondant

aux besoins

de notre client.

Didier Kayat, directeur général de Daher

«

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