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Aviation Civile
Bombardier : nouvelle vague de licenciements
Bombardier : nouvelle vague de licenciements
© Bombardier

| BOQUET Justine

Bombardier : nouvelle vague de licenciements

Jeudi 1 mai, Bombardier a annoncé une nouvelle vague de licenciements. Ce plan concerne 1750 postes de la division avions d'affaires. Les suppressions concerneront principalement les villes de Montréal, Toronto et Belfast en Irlande. 

 

L'annonce n'a pas surprise mais reste un coup dur pour les employés du constructeur. Un nouveau plan de licenciements a été imaginé, il viendra s'ajouter au trois précédents et fera monter le nombre de départ à 6500. Parmi ces 1750 suppressions, 1000 concerneront Montréal, 480 Toronto et 280 Belfast. Selon Mark Masluch, porte-parole du groupe, cette coupe aura lieu tant dans l'administration que dans la production. Cependant "nous envisageons toutes les possibilités, notamment des mutations à d'autres secteurs et le non-remplacement d'employés qui prennent leur retraite. Nous travaillons en collaboration avec les dirigeants syndicaux" a précisé E. Martel, directeur de la division concernée. 

Ces licenciements s'inscrivent dans une logique de retour à une situation économique saine. Ils devraient permettre à l'entreprise de faire des économies de 135 millions de dollars. Cette mesure sera complétée par la vente d'une partie minoritaire du capital de la division transport qui aura lieu en fin d'année. Toutes ces dispositions visent à compenser la perte de 880 millions d'euros du dernier exercice. 

 

Ces pertes proviennent principalement du marché des jets d'affaires et des avions régionaux. Les commandes de Bombardier sur ce secteur au premier trimestre ont baissé considérablement, passant de 46 à 19. "La situation économique actuelle et les enjeux géopolitiques de certains marchés, dont l'Amérique Latine, la Chine et la Russie, affectent le nombre de commandes dans l'ensemble de l'industrie. Par conséquent Bombardier Avions d'affaires va réduire sa cadence de production des avions Global 5000 et Global 6000" a annoncé le constructeur. En janvier dernier, il avait déjà dû mettre fin au programme Learjet 85 (jet d'affaires), la demande n'étant pas au rendez-vous.

Le programme CSeries connait lui aussi des difficultés du fait de la concurrence entre ces appareils et ceux d'Airbus et Boeing qui jouissent d'une position dominante sur le marché. Les retards accumulés ont fait grimper son coût, lequel est passé de 2 milliards à 5,4 mds de dollars. Les premiers CS100 seront exploités par la compagnie Lufthansa, toutefois la certification des appareils n'a toujours pas été effectuée. Si on y ajoute la suspension des essais en vol en raison de l'explosion de moteur en 2014, la livraison devrait connaître un retard de deux ans. Toutefois le CS100 sera présenté en exclusivité en juin au Bourget. 

 

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