Blue Origin a annoncé le 21 janvier son programme TeraWave dans le but de concurrencer Starlink de SpaceX auprès des entreprises et des gouvernements. 5408 satellites à ajouter dans le compte de la démesure.
Blue Origin se lance le marché déjà bien rempli des télécommunications spatiales depuis l’orbite basse. En annonçant TeraWave, Blue Origin cherche à concurrencer Starlink, OneWeb, AST, ou encore Amazon Leo (ex-Kuiper), un service lancé par le fondateur d’Amazon Jeff Bezos… qui est aussi fondateur de Blue Origin ! À la différence d’Amazon Leo qui est aussi proposé aux particuliers, Terawave est exclusivement réservé aux entreprises et aux Etats. Déploiement à partir du dernier trimestre 2027.
Telle est l’ambition de cette nouvelle mégaconstellation : pouvoir assurer un flux de données entre 144 Gbps et 6 Tbps. La liaison pourra être assurée à la fois en radiofréquences (bandes Q/V, bande E) et en optique (laser). D’après les informations partagées auprès de la FCC, la constellation comptera 5408 satellites répartis en orbite basse et en orbite moyenne :
Cela fait 5280 satellites en orbite basse et 128 km en orbite moyenne (le plus gros ensemble de satellites d’un même opérateur à ces altitudes). Au total, le déploiement des 5408 satellites nécessitera 104 lancements, qui seront logiquement assurés en grande partie par la New Glenn de Blue Origin. Couplé à la demande d’Amazon Leo, voilà de quoi occuper le carnet de vol et ainsi accélérer la cadence de New Glenn. Comme pour les vols Falcon de SpaceX en grande partie dédiés à Starlink (122 sur 165 en 2025), la rentabilité de New Glenn sera artificiellement gonflée par la demande interne. Avec une telle démarche de verticalisation, Blue Origin envahit toujours plus les plates-bandes de SpaceX.
Blue Origin estime son marché cible à près de 100 000 clients dans le monde, entreprises, compagnies aériennes, mobilité, institutions, gouvernements, etc. Si la demande gonfle du côté des entreprises, dopée par l’enthousiasme autour des solutions de cloud spatial et de data centers orbitaux, TeraWave se heurte au marché du Direct-to-Device, déjà bien occupé par des acteurs déjà opérationnels comme Iridium ou Kinéis, et prochainement envahi par SpaceX depuis son rachat de précieuses fréquences.
Du côté des gouvernements, la demande est déstabilisée par la tendance des solutions souveraines, y compris aux États-Unis avec par exemple le réseau PWSA, ou encore en France avec un probable grand recours à OneWeb. L’arrivée de TeraWave risque d’ailleurs d’être peu reçue en Europe, où on multiplie les efforts à ne pas dépendre de solutions américaines. Le marché asiatique a plus de potentiel mais les constellations chinoises comme le programme privé Shiyan (G60) soutenu par Shanghai, et déjà partenaires de groupes internationaux comme Airbus pour la connectivité en vol. La Chine est également le principal fournisseur du marché africain.
Blue Origin a annoncé le 21 janvier son programme TeraWave dans le but de concurrencer Starlink de SpaceX auprès des entreprises et des gouvernements. 5408 satellites à ajouter dans le compte de la démesure.
Blue Origin se lance le marché déjà bien rempli des télécommunications spatiales depuis l’orbite basse. En annonçant TeraWave, Blue Origin cherche à concurrencer Starlink, OneWeb, AST, ou encore Amazon Leo (ex-Kuiper), un service lancé par le fondateur d’Amazon Jeff Bezos… qui est aussi fondateur de Blue Origin ! À la différence d’Amazon Leo qui est aussi proposé aux particuliers, Terawave est exclusivement réservé aux entreprises et aux Etats. Déploiement à partir du dernier trimestre 2027.
Telle est l’ambition de cette nouvelle mégaconstellation : pouvoir assurer un flux de données entre 144 Gbps et 6 Tbps. La liaison pourra être assurée à la fois en radiofréquences (bandes Q/V, bande E) et en optique (laser). D’après les informations partagées auprès de la FCC, la constellation comptera 5408 satellites répartis en orbite basse et en orbite moyenne :
Cela fait 5280 satellites en orbite basse et 128 km en orbite moyenne (le plus gros ensemble de satellites d’un même opérateur à ces altitudes). Au total, le déploiement des 5408 satellites nécessitera 104 lancements, qui seront logiquement assurés en grande partie par la New Glenn de Blue Origin. Couplé à la demande d’Amazon Leo, voilà de quoi occuper le carnet de vol et ainsi accélérer la cadence de New Glenn. Comme pour les vols Falcon de SpaceX en grande partie dédiés à Starlink (122 sur 165 en 2025), la rentabilité de New Glenn sera artificiellement gonflée par la demande interne. Avec une telle démarche de verticalisation, Blue Origin envahit toujours plus les plates-bandes de SpaceX.
Blue Origin estime son marché cible à près de 100 000 clients dans le monde, entreprises, compagnies aériennes, mobilité, institutions, gouvernements, etc. Si la demande gonfle du côté des entreprises, dopée par l’enthousiasme autour des solutions de cloud spatial et de data centers orbitaux, TeraWave se heurte au marché du Direct-to-Device, déjà bien occupé par des acteurs déjà opérationnels comme Iridium ou Kinéis, et prochainement envahi par SpaceX depuis son rachat de précieuses fréquences.
Du côté des gouvernements, la demande est déstabilisée par la tendance des solutions souveraines, y compris aux États-Unis avec par exemple le réseau PWSA, ou encore en France avec un probable grand recours à OneWeb. L’arrivée de TeraWave risque d’ailleurs d’être peu reçue en Europe, où on multiplie les efforts à ne pas dépendre de solutions américaines. Le marché asiatique a plus de potentiel mais les constellations chinoises comme le programme privé Shiyan (G60) soutenu par Shanghai, et déjà partenaires de groupes internationaux comme Airbus pour la connectivité en vol. La Chine est également le principal fournisseur du marché africain.
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