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Aviation Civile
Biocarburants : une filière aéro à faire émerger
Biocarburants : une filière aéro à faire émerger
© Total

| Yann Cochennec

Biocarburants : une filière aéro à faire émerger

L'Europe a décidé de mettre le cap sur l'hydrogène. Mais au regard des ruptures technologiques nécessaires pour les avions commerciaux, les biocarburants sont incontournables pour le moyen terme.

Hydrogène renouvelable

 

Dans la droite ligne de son Pacte vert, la Commission européenne a fait de la transformation du système énergétique de l’Europe l’un des piliers de sa stratégie « pour parvenir à la neutralité climatique à l’horizon 2050 ». L’autre est l’hydrogène « renouvelable » avec une capacité de production croissante par paliers, le dernier étant celui du déploiement à grande échelle « dans tous les secteurs diffi ciles à décarboner » à compter de 2030.

La construction aéronautique civile en fait partie. Pour une raison toute simple : les ruptures technologiques à surmonter sont nombreuses. Comme l’indique Patrick Gandil, le directeur général de l’aviation civile, « pour des raisons de volume de réservoir, il est nécessaire

d’utiliser de l’hydrogène liquide, mais pour qu’il reste sous cette forme, réservoir et circuits devront être maintenus à une température inférieure à - 250 °C ».

Premier défi à surmonter, même si ArianeGroup peut apporter son expérience et son savoir-faire en matière de cryogénie. Il y en a d’autres, comme les modi cations à apporter aux moteurs pour y brûler de l’hydrogène et surtout « comment gérer la coexistence d’un moteur chau é à plusieurs centaines de degrés avec un système d’alimentation en carburant cryogénique ». Et tout cela ne sera pas sans conséquence sur l’aérodynamique générale de l’avion. Bref, le chemin sera technologiquement long pour les avions de ligne.

Reste l’emploi de la pile à combustible, qui peut servir à alimenter certains systèmes ou équipements nécessitant de faibles puissances, voire aider à la propulsion électrique d’avions de plus petites dimensions. « L’avion régional sera probablement un bon support pour entrer dans l’aviation décarbonée », souligne Guillaume Faury, président d’Airbus, dont l’entreprise a travaillé sur le sujet en soutien aux chercheurs du DLR, l’équivalent allemand de l’Onera, sur le démonstrateur HY4.

L’Europe a donc mis le cap sur l’hydrogène, mais n’en reste pas moins réaliste : les biocarburants sont une étape incontournable vers l’avion « décarboné », même si cela ne fait qu’une ligne dans la déclaration de Bruxelles. D’ailleurs,Alexandre de Juniac, le président de l’IATA, en rappelle sans arrêt les enjeux, histoire que le long terme ne fasse pas oublier un court terme durant lequel la pression des lobbies verts ne faiblira pas.

 

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Domerc | 12/08/2020 23:25

Tjs Total et le privé à la manoeuvre. Non les biocarburants sont une erreur car ils renforcent la déforestation de la forêts primaire et à terme la destruction de la biodiversité et donc des techs et des possibilités d'utiliser des molécules mises à disposition par les éléments dits naturels. A terme vous allez rendre invivable cette plan^te. Non il faut des coopératives et plus d'état dirigiste et horizontal. On ne va pas développer l'agro-industrie c'est à dire tjs les mêmes recettes du passé. IL faut faire des avions solaires et dégager les lobbys pétroliers comme total. Pour les moyennes distances on peut utiliser des zeppelins qui ne polluent pas et transportent des charges lourdes silencieusement. On peut développer des avions éoliens. Pour cela les avionneurs doivent se réinventer à l'instar de l'initiative de solar impulse. ll faut sortir des carburants fossiles et du nucléaire. Pour cela les politiques doivent briser les lobbys militaro industriels et le pouvoir bureaucratie étatique secteur privé. Sur de courtes distances et sur des moyennes le train. Sur de longue des avions au méthane issu des déchets polluants des villes et des incinérateurs. La biomasse est aussi une énergie propre et on peut la stocker sous formes de piles. . Les coopératives et des entreprises collaboratrices et étatiques doivent remplacer ce privé exploiteur.

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