5G : Univity lève 27 M€ et prépare l’envoi de démonstrateurs en orbite
5G : Univity lève 27 M€ et prépare l’envoi de démonstrateurs en orbite
© Univity

publié le 23 avril 2026 à 19:04

348 mots

5G : Univity lève 27 M€ et prépare l’envoi de démonstrateurs en orbite

La start-up française Univity a annoncé ce jeudi 23 avril avoir levé 32 millions d’euros en série A. Les financements ouvrent la voie à une première démonstration en orbite très basse de connectivité 5G par satellite.


C’est une levée de fonds qui reste importante dans le New Space français, surtout pour une série A. Mais Univity, start-up fondée en 2022, s’attaque au – très – grand marché des télécommunications spatiales en mode Direct-to-Device (D2D), un service connectivité directe pour les utilisateurs au sol qui cherche à concurrencer le réseau 5G, notamment là où il n’y en a pas (zones blanches). Le marché est actuellement porté par SpaceX (Starlink D2D) qui avait acheté à prix d’or des fréquences à Echostar en 2025, tandis qu’Amazon Leo va conclure un accord stratégique avec Apple avec le rachat de Globalstar. Univity se positionne donc comme concurrent français et européen sur ce segment essentiellement dominé par la compétition américano-chinoise.

Démonstrateurs et très basse orbite

Univity fait partie des quelques nouvelles entreprises qui cherchent à se positionner sur un segment très inexploré, à savoir l’orbite très basse, à savoir entre 200 et 400 km d’altitude. La plupart des satellites de télécommunications de Starlink, Amazon Leo, OneWeb ou de Chine, sont entre 500 et 650 km d’altitude. La VLEO (Very Low Earth Orbit) a la vertu pour une constellation de ce genre d'avoir une forte réduction de la latence ainsi qu’une meilleure réception du signal pour un terminal très compact, notamment ceux pouvant être inclus dans les téléphones. À ce titre, Univity compte utiliser les fréquences communes aux opérateurs téléphoniques.

D’autre part, cela permet une désorbitation rapide des satellites en fin de vie grâce à un dragage atmosphérique naturellement plus efficace. L’inconvénient est la faible espérance de vie des satellites, ou la difficulté du maintien à poste, ce qui implique de réaliser un design particulier pour répondre à ces contraintes. Le grand test est prévu avec la mission de démonstration UniShape, désormais financée par cette série A. Mais les fonds serviront aussi à Univity de se lancer dans la phase d’industrialisation, prévue dès 2028.

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23/04/2026 19:04
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5G : Univity lève 27 M€ et prépare l’envoi de démonstrateurs en orbite

La start-up française Univity a annoncé ce jeudi 23 avril avoir levé 32 millions d’euros en série A. Les financements ouvrent la voie à une première démonstration en orbite très basse de connectivité 5G par satellite.

5G : Univity lève 27 M€ et prépare l’envoi de démonstrateurs en orbite
5G : Univity lève 27 M€ et prépare l’envoi de démonstrateurs en orbite

C’est une levée de fonds qui reste importante dans le New Space français, surtout pour une série A. Mais Univity, start-up fondée en 2022, s’attaque au – très – grand marché des télécommunications spatiales en mode Direct-to-Device (D2D), un service connectivité directe pour les utilisateurs au sol qui cherche à concurrencer le réseau 5G, notamment là où il n’y en a pas (zones blanches). Le marché est actuellement porté par SpaceX (Starlink D2D) qui avait acheté à prix d’or des fréquences à Echostar en 2025, tandis qu’Amazon Leo va conclure un accord stratégique avec Apple avec le rachat de Globalstar. Univity se positionne donc comme concurrent français et européen sur ce segment essentiellement dominé par la compétition américano-chinoise.

Démonstrateurs et très basse orbite

Univity fait partie des quelques nouvelles entreprises qui cherchent à se positionner sur un segment très inexploré, à savoir l’orbite très basse, à savoir entre 200 et 400 km d’altitude. La plupart des satellites de télécommunications de Starlink, Amazon Leo, OneWeb ou de Chine, sont entre 500 et 650 km d’altitude. La VLEO (Very Low Earth Orbit) a la vertu pour une constellation de ce genre d'avoir une forte réduction de la latence ainsi qu’une meilleure réception du signal pour un terminal très compact, notamment ceux pouvant être inclus dans les téléphones. À ce titre, Univity compte utiliser les fréquences communes aux opérateurs téléphoniques.

D’autre part, cela permet une désorbitation rapide des satellites en fin de vie grâce à un dragage atmosphérique naturellement plus efficace. L’inconvénient est la faible espérance de vie des satellites, ou la difficulté du maintien à poste, ce qui implique de réaliser un design particulier pour répondre à ces contraintes. Le grand test est prévu avec la mission de démonstration UniShape, désormais financée par cette série A. Mais les fonds serviront aussi à Univity de se lancer dans la phase d’industrialisation, prévue dès 2028.



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