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Industrie
20 ans d'Airemploi : "l'attractivité, cela se crée" © Airemploi

| Liliane Fanello

20 ans d'Airemploi : "l'attractivité, cela se crée"

Depuis 20 ans, Airemploi a conseillé, orienté et sensibilisé quelque 350.000 personnes à la diversité des métiers du transport aérien et de l’industrie aéronautique et spatiale. Bilan avec Mireille Largeault, Directrice, et Laura Lambois, Responsable Communication.

Airemploi vient de fêter ses 20 ans. Quelle première réflexion ce cap inspire-t-il à sa Directirce, Mireille Largeault ? « Notre mission est permanente et toujours aussi essentielle qu’au début. » L’association est une initiative d’Air France, du GIFAS (Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales) et de la FNAM (Fédération Nationale de l’Aviation Marchande). Depuis sa création, tout un écosystème d’entreprises, de fédérations et de structures d’insertion et d’orientation s’est construit autour d’un même but : faire connaître les innombrables possibilités de cette industrie qui recrute à tour de bras. Le cœur de cible des actions d’Airemploi est le public scolaire, mais celle-ci est aussi partenaire des territoires et travaille avec les missions locales et Pôle Emploi. 

« En 20 ans, le contexte a changé, mais les besoins auxquels répondent nos actions sont toujours aussi prégnants », constate Mireille Largeault. « Le public dispose de moyens de plus en plus performants pour s’informer, pourtant on se rend compte que quels que soient les outils à leur disposition, cela reste insuffisant pour accéder à l’information et à l’orientation. » Laura Lambois, Responsable Communication, souligne que la difficulté de « trouver sa voie » reste une difficulté pour les jeunes, surtout quand elle est parasitée par une armée de stéréotypes. Devoir rassurer par exemple une jeune fille qui se demande si une femme peut devenir pilote est toujours d’actualité… 

Sensibiliser les prescripteurs

« Nous avons encore beaucoup de travail car les premiers prescripteurs sont les parents. Et là, il y a beaucoup de boulot dans absolument tous les milieux », affirme Mireille Largeault. « Notamment parce que l’aéronautique passe beaucoup par l’apprentissage, or celui-ci a une image négative d’enseignement au rabais, alors que l’Education nationale va en faire une formation d’excellence et que dans l’industrie en particulier, c’est une voie d’accès au métier idéale. » 

« Toucher les prescripteurs fait partie des axes que nous voulons développer pour l’avenir », poursuit Laura Lambois. Les parents ne sont pas les seuls visés. « Au Salon du Bourget par exemple, nous avons invité des représentants de l’Education nationale pour leur présenter nos métiers. Quant aux enseignants, nous constatons qu’ils ne sont pas outillés pour leur mission d’orientation. Non seulement ils n’ont pas la connaissance des métiers, ce qui est en soi normal, mais ils ne connaissent pas non plus ce qu’est une entreprise ni ses rouages. » 

Pour accomplir sa mission, Airemploi a mis en place quelques actions-phares, comme les conférences « Terre et Ciel » destinées à faire découvrir les métiers du transport aérien et de l’industrie aéronautique dans les écoles. A raison de 200 à 220 conférences par an, 70.000 élèves ont été sensibilisés depuis la création d’Airemploi. Chaque année, l’association organise aussi l’opération « Renforcement de l’Anglais. », et tous les deux ans, l’opération « Féminisons les métiers de l’aéronautique » qui vise les jeunes filles. « Nous avons beaucoup de chance car nous savons que nous présentons un secteur où les perspectives sont immenses, malgré un flight bashing », souligne Mireille Largeault. « Quand nous parlons aux jeunes, nous savons que nous ne les envoyons pas au casse-pipe. Nous n’avons que des perspectives positives à offrir ! Mais il faut le faire savoir. » Or, elle constate que beaucoup de jeunes n’ont pas la moindre idée des métiers et opportunités qu’offrent les filières aériennes et aéronautiques. 

Pour les années à venir, Airemploi compte surtout s’appuyer sur les actions existantes, qui ont prouvé leur efficacité. « Nous savons que notre mission n’est pas achevée car les besoins sont énormes. Notre équipe ne le fait cependant seule ; tout un écosystème œuvre avec nous. L’attractivité, ce n’est pas inné, mais ça se crée ! », conclut Mireille Largeault. 


 

Airemploi Gifas Air France Fnam

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