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Défense
Vote du budget: interview exclusive de Patricia Adam
Vote du budget: interview exclusive de Patricia Adam
© Assemblée Nationale

| GBelan

Vote du budget: interview exclusive de Patricia Adam

ALORS QUE LE BUDGET DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE VIENT D’ÊTRE VOTÉ, LA PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DÉFENSE DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE A REÇU « AIR & COSMOS » POUR UNE INTERVIEW EXCLUSIVE.

Dans le contexte actuel de crise économique, comment justifiez-vous cet effort de plus de 30 Md€ pour la défense ?


C’est justement le contexte qui nous oblige à faire l’effort. Jamais, depuis 1989, notre environnement n’a été aussi troublé, ni aussi dangereux. Il y a 20 ans, c’est la disparition d’une menace immédiate qui a justifié la baisse des budgets de défense. Aujourd’hui, les menaces sont là, à nos frontières. Nos armées interviennent et leurs moyens sont sur le point de devenir insuffisants. C’est à cause de ce contexte qu’il faut augmenter nos capacités militaires. C’est la condition de la sécurité de nos concitoyens.

 

Dès sa conception, la Loi de programmation militaire (LPM) faisait de 2015 une année charnière, voire une année de tous les dangers. Le budget 2015 voté est-il conforme à la programmation ?

C’est vrai, l’année 2015 est décisive, même si l’ensemble de la LPM est un exercice millimétré. Comme le président de la République l’a décidé, le budget 2015 sera conforme à la programmation. Il n’y a pas de remise en cause des engagements du ministre de la Défense pris devant la représentation nationale.

 

Selon vous, il faut donc augmenter le budget de la défense à l’avenir ?

C’est ce que je crois, pour la France, mais aussi pour nos voisins européens. Ils ont souscrit un engagement Otan de 2 % du PIB consacrés à la défense, la Pologne est à 2 %, la France à 1,9 %, l’Allemagne à 1,3 %, l’Italie à 0,9 %… Tout le monde a baissé la garde, tout le monde doit maintenant réagir. D’ailleurs, pour aider les pays les plus en retard, je souhaite que l’Union européenne intègre le critère Otan des 2 % du PIB au pacte de stabilité. Cela ne profitera pas à la France, qui est à peu près à 2 %, mais cela en aidera beaucoup d’autres. De surcroît, ce serait un ballon d’oxygène pour la base industrielle et technologique de défense européenne.

 

Retrouver l'intégralité de cette interview dans le Air & Cosmos N° 2427 du 31 octobre 2014

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