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Défense
Un essai hypersonique américain tourne court
Un essai hypersonique américain tourne court
© Sandia

| Stefan Barensky 330 mots

Un essai hypersonique américain tourne court

Le deuxième essai en vol de l'AHW (Advanced Hypersonic Weapon) de l'US Army Space & Missile Defense Command (SMDC) n'a pas duré plus de quelques secondes en raison d'une anomalie sur l'engin porteur STARS (Strategic Target System) qui devait le propulser sur une trajectoire de rentrée atmosphérique à plus de Mach 5.

Le lancement a eu lieu le 25 août vers 8h25 TU à partir du Kodiak Launch Complex, en Alaska, à destination de l'atoll de Kwajalein, dans le Pacifique, à plus de 6 250 km de distance.

Selon les témoins locaux, le STARS - un lanceur à propulsion solide qui se compose des deux premiers étages d'un ancien missile Polaris A3 surmonté d'un moteur commercial Orbus 1A - aurait quitté sa trajectoire immédiatement après le décollage, imposant sa destruction par les services de sauvegarde du site.

L'échec n'est donc pas imputable à l'AHW lui-même.

En revanche, il s'agirait du troisième échec de l'engin composite STARS en quinze vols depuis 1993.

Développé par les laboratoires Sandia, l'AHW est un corps de rentrée conique doté d'ailettes, conçu pour manœuvrer en vol hypersonique avec une portée de 6 000 km et une précision finale de 10 m.

Cette capacité est au cœur du programme Conventional Prompt Global Strike (CPGS) du Pentagone, qui vise au développement d'armes conventionnelles à faible coût capables de frapper n'importe quel point de la planète en moins d'une heure.

Un premier essai avait eu lieu avec succès le 18 novembre 2011, avec un lancement depuis le polygone de Kauai (Hawaï) à destination de l'atoll de Kwajalein à 3 700 km de distance. Il faisait suite aux échecs du planeur hypersonique Falcon HTV de la Darpa (cf. A&C n°2276).

Ce nouvel échec intervient trois semaines après ce qui semble bien avoir été celui du deuxième vol d'essai du planeur hypersonique chinois WU-14, qui constituerait la réponse de Pékin au CPGS. L'engin chinois se serait également disloqué en début de vol.

En revanche, le premier vol du WU-14, le 9 janvier, a été présenté comme un succès avec une vitesse atteinte de l'ordre de Mach 10.

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