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Petrau | 12/01/2022 17:23

Un grand bravo à Safran dont les études amonts pour un futur moteur viennent d'être validées. Ce moteur sera toujours nécessaire pour un futur avion, quel qu'il soit. Pour aller plus loin dans la réflexion, je crois nécessaire de redéfinir complètement ce que pourrait être un futur avion de combat si sa pertinence est toujours avérée. Aujourd'hui encore, on conçoit des avions afin qu'ils "contiennent" les armements et plus encore tous les systèmes informatiques (capteurs, brouilleurs, calculateurs, ). On ne voit pas assez que les technologies évoluent à un rythme ahurissant. Le demain informatique sera celui de l'informatique quantique qui démultipliera par 1000, par 1000 000,... les capacités des capteurs et de tous les équipements informatiques des avions de combat, sans même parler de la perspective d'une furtivite active indépendante des "formes" de l'appareil. La conséquence logique de tout ceci est d'entrer en rupture dans le mode de conception des appareils en imaginant l'avion autour de son avionique / électronique et non plus une électronique à inclure dans un appareil pre-defini. Pour faire une analogie avec l'automobile, Tesla a imaginé ses voitures autour d'une batterie et des équipements associés et non pas en faisant entrer batterie et équipement dans une carrosserie et une plate forme pre-definis. L'avenir est là. Les appareils dits 6G seront déjà dépassés lors de leur mise en service.

Hannosset Étienne | 12/01/2022 22:02

Encore une fois, un article intéressant même si la question de l’avenir du projet SCAF est de plus en plus incertain en raison du choix très probable du nouveau gouvernement allemand d’acheter du F35 même si Boeing fait le forcing auprès des industriels allemands ces derniers jours. Néanmoins, au moins deux sujets de satisfaction. Tout d’abord, Safran avance. Ensuite, Airbus dirigera EN FAIT le projet (62% à lui tout seul de l’ensemble) même si Dassault restera théoriquement le maître d’œuvre (l’honneur français sera sauf.) Avec Airbus aux commandes, tous les espoirs sont possibles, Nous ne risquent plus d’avoir un SCAF frère jumeaux du F35 (comme présenté par Dassault au Bourget) dans lequel on essayera d’intégrer des technologies nouvelles. Airbus est capable d’innover en partant des technologies futures et d’imposer à Dassault un design de l’avion résolument nouveau et pas copié sur un avion de génération précédente. Le choix est simple: soit sous l’égide d’Airbus on construit "the Best in the world" peu importe le prix, soit on arrête les frais et si le Luxembourg veut un avion européen 2 étoiles, il paye et compte sur la protection de ses alliés. Idem si c’est Monaco ou le Vatican...

Euclide | 13/01/2022 13:59

Ce n'est pas parce qu'on a été un ancien pilote de chasse ou pas Belge qu'on est qualifié pour etre à la place du BE de Dassault Aviation ?

Hannosset Étienne | 13/01/2022 14:43

@Euclide. Dassault a, selon moi, un excellent bureau d’études. Airbus aussi. Il semble néanmoins que ce n’est pas le grand amour entre eux ...

mikeul | 13/01/2022 12:08

Et pourquoi pas ce futur moteur pour un rafale innovant F5 de Dassault sans attendre le scaf d'un Airbus qui jusqu' à maintenant n a pas démontré grand chose en terme de chasseur mais qui a certes de l argent pour financer 62% du démonstrateur grâce au civil.

Petrau | 13/01/2022 14:06

Je pense également que la remotorisation du Rafale (F5 ? F6 ?) aurait du sens. Cet avion a montré sa capacité d'évolution et un nouveau moteur pourrait être nécessaire à terme pour améliorer encore ses performances et le "surpoids" causé par ces évolutions. Pour ce qui est du Scaf, je pense qu'il faut préserver l'avenir en préparant les briques technologiques potentiellement utilisables lorsque le moment sera venu. Et ce moment ne me paraît pas être venu. De grands bouleversements se préparent tels que l'électronique quantiques dont les applications aéronautiques seront à même de pousser à reetudier la géométrie des appareils. Et ce futur est peut-être beaucoup plus proche qu'on ne le croit. Il reste du temps pour penser aux modalités d'une future éventuelle coopération.

Hannosset Étienne | 13/01/2022 14:16

Il est vrai que le titre incite à penser que Safran vient de tester le prototype d’un nouveau moteur. Désolé de vous décevoir mais ce n’est pas le cas. Ce que Safran vient de vérifier lors du test réel c’est la capacité des pales des aubes de la turbine à résister à des temperatures extrêmes. Les calculs avaient permis de penser que c’était THÉORIQUEMENT possible. Le test à CONFIRMÉ que c’est le cas. Actuellement, personne ne sait combien de temps ces pales seront capables de résister à ces températures. C’est cette longétivité va maintenant être testée durant des mois ou des années. Imaginons que les tests d’endurance démontrent que les pales ne résistent que 50h, et il faudra recommencer ... Ensuite, il faudra concevoir l’architecture du futur moteur en fonction des contraintes techniques des pièces froides du moteur qui sont sous l’entière responsabilité de l’allemand MTU. Bref, on verra où le moteur en sera en 2030. De plus, ce moteur produira une chaleur que le Rafale n’est pas capable de supporter. C’est un peu comme si vous mettiez un moteur de formule 1 dans une Clio d’il y a 20 ans...

Hannosset Étienne | 13/01/2022 14:27

N’oubliez pas non plus que ce moteur ne sera pas une evolution du M88, mais un dérivé qui n’aura pas les mêmes dimensions et qui ne "rentrera" pas dans le fuselage du Rafale...

choffel | 17/01/2022 17:31

aucun

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