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Défense

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SERVICES AÉRIENS

LES ACTIVITÉS HÉLIPORTÉES DE RTE SERONT REGROUPÉES SUR LE TECHNOPÔLE PÉGASE DE L'AÉROPORT D'AVIGNON-PROVENCE À PARTIR DE L'ÉTÉ 2017. CES NOUVELLES INSTALLATIONS CONCRÉTISERONT, ENTRE AUTRES, LA VOLONTÉ DE CETTE SOCIÉTÉ DE SERVICE D'EXPORTER SON SAVOIR-FAIRE EN EUROPE.avec RTE - Réseau de transport d'électricité - le technopôle Pégase de l'aéroport d'Avignon-Provence vient de trouver la véritable locomotive à même d'agréger les futurs constituants d'un véritable écosystème tournant autour des nouveaux services aériens.

Spécialisé dans la surveillance, l'entretien et la construction de lignes électriques à haute et très haute tension au moyen d'hélicoptères et travaillant déjà avec des sociétés locales implantées sur la zone comme Borghino et ADMS, le groupe RTE va rassembler 80 personnes sur le site à partir de l'été 2017. C'est à cette date en effet que deviendra opérationnelle sa nouvelle base aéronautique dont la première pierre a été posée le 3 juin 2016. Elle sera développée sur 3 hectares et comprendra plusieurs entités au sein d'un bâtiment unique d'une superficie globale de 11 000 m². Ces installations, comprenant notamment 5500 m² de hangars aéronautiques, pourront être étendues en fonction des besoins. Elles permettront de regrouper sur un seul site toutes les activités héliportées du groupe ainsi que celles de la société Airtelis, filiale du groupe RTE, en charge du développement des activités héliportées de RTE à l'externe.Cette dernière était déjà présente sur le site dans des locaux loués depuis 2012.

Le groupe RTE quittera donc sa base de Salon-de-Provence où elle occupe actuellement 7 000 m² de bâti pour réaliser la maintenance lourde de sa flotte de onze hélicoptères.

Répondant à des critères de très haute qualité environnementale, le nouveau bâtiment mobilisera un investissement proche de 20 M€, entièrement pris en charge par RTE.

VITRINE. Avec ses nouvelles installations, le groupe RTE va pouvoir accompagner le développement de ses activités et s'en servir de vitrine à l'international. Déjà, sa flotte réalise 6 500 heures de vol annuelles. Ce niveau d'utilisation pourrait être porté à 7 500 heures à l'avenir.L'entreprise a en effet développé une technologie innovante de construction de lignes au moyen de deux Super Puma EC-225 depuis 2012. Ces appareils exploités par Airtelis servent tout à la fois au montage des pylônes et au déroulage des câbles porteurs. C'est sur ce type d'opérations pour lesquelles l'EC-225 est le seul certifié en Europe que le groupe RTE pourrait capitaliser sur LEVIEUX Continent à l'avenir. Déjà, le savoir-faire acquis au travers des 260 000 heures de vol effectuées depuis plus de soixante ans d'opérations,a permis d'engranger des contrats en Europe. L'un des derniers en date a consisté à faire réaliser par un Ecureuil AS355 le remplacement de balises au-dessus du Rhin au moyen d'une nacelle pour le compte du gestionnaire de réseau de transport d'électricité allemand Amprion en 2015.

LES DRONES EN COMPLÉMENT.Le groupe RTE ne renouvelle pas uniquement ses installations, mais également sa flotte d'hélicoptères. Entamé en 2014, ce processus se poursuit actuellement. D'ici à la fin de l'année, il aura porté sur quatre appareils : trois EC-135 et un Ecureuil B3. Il sera complété par la livraison d'un cinquième hélicoptère de type EC-135 T3 au cours du premier trimestre 2017.

Venant en complément des hélicoptères, « des drones sont en cours d'acquisition, explique Christophe Berassen, directeur des services et travaux héliportés de RTE. Nous en utilisons déjà depuis 2012 pour des missions dites d'"oeil déporté". » Ainsi, nos personnels ne sont plus obligés de monter systématiquement sur les pylônes pour réaliser des opérations de vérification. Ces nouveaux vecteurs pourraient, par ailleurs, servir pour le déroulage de très petites câblettes ou pour des usages de grande élongation. Il conviendra, cependant, de faire progresser leur charge utile.

En attendant,le groupe RTE continue de développer en permanence de nouvelles technologies pour optimiser les missions réalisées par ses hélicoptères. Ainsi sont-ils progressivement équipés de nouveaux capteurs leur permettant de réaliser par exemple des relevés laser ou de la vidéo. « L'idée est de capitaliser, lors de chaque visite de ligne, les informations nécessaires à l'exploitation, la maintenance et au développement du réseau de transport électrique long de 105000 km », conclut le dirigeant. ¦ A Lyon,

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