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Défense
Retour sur l'engagement du Charles de Gaulle à l'opération Chammal
Retour sur l'engagement du Charles de Gaulle à l'opération Chammal
© Marine Nationale

| GBelan

Retour sur l'engagement du Charles de Gaulle à l'opération Chammal

 

 

Le Ministre de la défense est revenu sur l'engagement du Groupe Aéronaval (GAN) durant l'opération Chammal. Le Charles de Gaulle, accompagné de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, a quitté le golfe arabo-persique le 18 avril dernier, après deux mois d'intenses opérations. Le groupe aéronaval étaient constitué de 2600 marins mettant en oeuvre 12 Rafales, 9 Super Étendards Modernisés (SEM) et un Hawkeye. Répondant à deux questions du député des Hautes Marnes, François Cornut-Gentille, le Ministère a apporté d’intéressantes précisions sur cet engagement.

 

A propos du budget, tout d'abord:

«Les surcoûts associés à l'engagement du GAN durant ces huit semaines ont été évalués à 24,6 M€, hors munitions, auxquels se sont ajoutés 11 M€ au titre des dépenses de personnel, soit un montant hebdomadaire moyen d'environ 4,5 M€. Au cours de cette période, le coût des munitions consommées s'est élevé à près de 8 M€» Soit au total, près de 43 millions d'euros

 

Du point de vu opérationnel ensuite : «  la présence du GAN dans le golfe arabo-persique a eu pour effet de hisser la France au deuxième rang des contributeurs de la coalition dans le domaine de l'aviation de chasse, sans qu'il soit nécessaire d'aménager des infrastructures au sol. Le positionnement du porte-avions Charles de Gaulle à proximité du théâtre d'opérations a de plus permis de réduire la fréquence des mouvements de Rafale entre l'Irak et la base aérienne d'Al Dhafra (Émirats arabes unis) et, en conséquence, d'alléger les contraintes pesant sur le dispositif de ravitaillement des aéronefs de la coalition. En matière de collecte du renseignement, l'engagement quotidien de deux Rafale marine réalisant des missions de reconnaissance aérienne a abouti à la constitution de 1 173 dossiers images en une quarantaine de jours, améliorant considérablement la capacité d'appréciation autonome de la situation par la France et facilitant la connaissance de la zone par les forces de la coalition.

 

La présence au sein du GAN de deux officiers américains participant à la fusion du renseignement recueilli par les capteurs français et par ceux de la coalition a permis l'ouverture de nouveaux canaux d'échanges concernant prioritairement la situation terrestre en Irak. Enfin, les missions de surveillance et de contrôle du champ de bataille effectuées chaque jour par l'avion de guet Hawkeye embarqué sur le porte-avions Charles de Gaulle ont complété celles accomplies à partir des bâtiments américains et du centre spécifique implanté au Koweit. Elles ont ainsi largement contribué à assurer la permanence d'une fonction indispensable pour la conduite efficace des opérations aériennes. »

 

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