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Reaper : des équipages espagnols viennent se former en France © Armée de l'air

| BOQUET Justine

Reaper : des équipages espagnols viennent se former en France

L'Armée de l'air a accueilli deux équipages de Reaper venus d'Espagne, à l'occasion de leur stage de requalification.

33e escadre de surveillance, de reconnaissance et d'attaque.

Le 13 mars, l'Armée de l'air française a annoncé avoir participé à la formation de deux équipages de drones Reaper espagnols. Il s'agissait en fait d'un stage de requalification, une procédure courante pour les pilotes de drones, qui s'est déroulé au sein de la base 709 de Cognac-Chateaubernard, qui accueille la 33e escadre de surveillance, de reconnaissance et d'attaque. La 33e ESRA est celle qui met en œuvre les drones Reaper français et forment les équipages à travers l'Escadron de transformation opérationnelle drone (ETOD) 3/33 « Moselle ».

 

Coopération franco-espagnole.

Les deux équipages espagnols ont ainsi pu suivre ce stage du 3 au 14 février. Le capitaine Redondo, de l'Ejercito del Aire, a déclaré à cette occasion : « c'est une grande chance pour nous de pouvoir bénéficier du retour d'expérience des pilotes et instructeurs français qui travaillent sur ces drones depuis plus longtemps. Nous avons pu échanger sur nos connaissances et nos missions respectives et sommes reconnaissants d'avoir pu apprendre de leur vécu », rapporte l'armée de l'Air. En effet, la livraison du premier système de drones Reaper à la France remonte à 2013, lequel a immédiatement été employé en Opex, dans le cadre de l'opération Barkhane.

 

Un dispositif différent.

La France a ainsi accompagné les deux pilotes et les deux opérateurs capteurs espagnols dans ce stage de requalification, qu'ils ont pu valider à l'issue de deux semaines de formation. Les équipages ont particulièrement travaillé sur les procédures de décollage et d'atterrissage de l'aéronef, sur l'emploi du radar ainsi que sur les différentes procédures d'urgence. Mais alors que les équipages espagnols s'articulent autour de deux personnes, la France adopte une approche différente dans ce domaine, avec un équipage à quatre. « Nous travaillons en équipage de deux personnes et les informations recueillies sont envoyées par satellite pour traitement. L'Armée de l'air française forme quant à elle deux personnes de plus qui intègrent l'équipage : un officier renseignement et un opérateur qui traitent les informations instantanément et sont en liaison directe avec leur commandement », met en avant l'Ejercito del Aire. Une distinction dont la France est fière et qui lui permet de transmettre rapidement un renseignement enrichi auprès des décideurs et du C2 lors des missions Reaper.

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