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Les Dossiers d'Air&Cosmos
Rafale, omnirole dès l'origine
Rafale, omnirole dès l'origine
© C. Cosmao

| Antony Angrand

Rafale, omnirole dès l'origine

Dès le début des études de ce qui deviendra le Mirage 2000, l'Armée de l'air et la Marine commencent à réfléchir à une nouvelle génération d'avions de combat polyvalents. Ce projet, d'abord pensé comme européen, deviendra au fil du temps exclusivement français.

Remplacer cinq types d'appareils

A la fin de la décennie 1970, l'Armée de l'air et la Marine expriment leurs besoins pour un nouvel avion de chasse, dans le but de remplacer cinq types d'appareils. Le futur avion de combat devra être multirôle, capable de pouvoir assurer des missions air-air, air-sol mais aussi de dissuasion. Et comme la Marine a doit remplacer ses vieillissants F-8 Crusader et autres Etendards et Super Etendards, cet appareil devra être capable d'être catapulté du pont d'un porte-avions, tout en étant robuste, discret, maniable et avec une grande capacité d'emport. Soit un vrai défi technologique. 

Décembre 1985, le démonstrateur est dévoilé

Sous la responsabilité de la DGA, Dassault se lance dans l'étude d'un biréacteur innovant, le bureau d'études Dassault Aviation fait largement appel à la CAO pour concevoir l'appareil, ou plutôt le démonstrateur qui est officiellement dévoilé à la presse en décembre 1985. La configuration de l'appareil est de type delta canard, ces derniers étant couplés aérodynamiquement à la voilure et permettent ainsi une large plage de centrage et de très bonnes qualités de vol dans tout le domaine d'emploi de l'avion.

CDVE, aramide et carbone 

Les commandes de vol électriques (CDVE), totalement numériques, contrôlent la stabilité longitudinale. Quadruplexées, il y a trois chaînes numériques et une analogique séparée, sans aucune liaison mécanique entre commandes et gouvernes. La cellule de l'appareil est entièrement réalisée en matériaux nobles, fibres d'aramide, de carbone, les matériaux composites sont ainsi très largement utilisés. Ils recouvrent 70% de la surface mouillée de l’avion et permettent d’améliorer de 40 % le rapport masse maximale au décollage / masse à vide par rapport aux cellules traditionnelles construites en aluminium et en titane. La motorisation est confiée à une paire de turboréacteurs General Electric F404, en attente des Snecma M88 qui doivent propulser la version de série, lequels ne sont alors pas encore prêts.

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