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© Arianespace
11/07/2019 09:49 | Par Pierre-François Mouriaux

Premier échec en vol du lanceur européen Vega

Dans la nuit du 10 au 11 juillet, le lanceur léger d’Arianespace a été victime d’une avarie après deux minutes de vol, entraînant la perte de la mission.

Après cinq jours de report, provoqués par des vents violents au-dessus du Centre Spatial Guyanais, la mission VV15 a pu démarrer le 11 juillet à 1h53 UTC. Elle devait durer 57 minutes et 9 secondes, et permettre de placer sur orbite héliosynchrone, à 611 km d’altitude, le satellite de reconnaissance optique Falcon Eye 1 (1,2 t) construit par Airbus Defence and Space (maître d’œuvre) et Thales Alenia Space, pour le compte de l’Armée des Emirats Arabes Unis.

Mais, après un peu plus de deux minutes de vol, au moment de l’allumage du deuxième étage à propergol solide Zefiro 23, une « avarie majeure » a provoqué la dégradation de la trajectoire du lanceur Vega, entraînant la perte du lanceur et de sa charge utile.

 

« Un métier difficile ».

L’échec de la mission VV15 a été confirmé neuf minutes après le décollage par Luce Fabreguettes, vice-présidente exécutive d’Arianespace, chargée des missions, des opérations et des achats. Elle a présenté ses « profondes excuses » à son client.

Jean-Yves Le Gall, le président du Cnes, a pour sa part rappelé dans un communiqué : « Cet échec de Vega nous rappelle une fois encore que nous faisons un métier difficile, où la frontière entre le succès et l’échec est extrêmement ténue. »

C’était le quinzième vol du lanceur léger européen, mis en service en février 2012, qui avait jusqu’à présent affiché un taux de réussite de 100 %. Sa prochaine mission était prévue pour le 9 septembre.

Vega Arianespace Falcon Eye Echec VV15

Répondre à () :

Philippe Chanez | 11/07/2019 15:03

Malgré cet échec, respectons-nous toujours le taux de fiabilité demandé à ce lanceur?

xavier | 12/07/2019 08:41

Quoi qu’ennuyant commercialement, cet échec sera peut-être par ricochet profitable au projet Ariane6 ; en effet certaines parties de Véga se retrouveront sur Ariane6 (les Ariane 62 et 64 combinent le premier étage raccourci de l'Ariane 5 ECA avec des propulseurs d'appoint dérivés du premier étage de la fusée Vega). De quoi étudier avec attention la fiabilité de Vega.

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