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[Poisson d’avril] Protéger impérativement l’ISS du Covid-19
[Poisson d’avril] Protéger impérativement l’ISS du Covid-19
© NASA

| Pierre-François Mouriaux

[Poisson d’avril] Protéger impérativement l’ISS du Covid-19

Le prochain équipage à destination de l’ISS s’envolera le 9 avril. Parmi les mesures préconisées pour protéger les occupants actuels, les nouveaux arrivants devront porter des masques durant 15 jours. [Ou pas]

Stricte quarantaine à Baïkonour

Contaminer les occupants de la Station spatiale internationale avec un virus tel que le Covid-19 serait tout simplement catastrophique.

Pour s’en prémunir, l’équipage du Soyouz MS 16, qui est arrivé le 24 mars à Baïkonour (Kazakhstan) en vue d’un départ le 9 avril, respecte désormais une stricte quarantaine (qui avait déjà démarré plusieurs jours avant son départ de la Cité des étoiles, près de Moscou), et le lancement s’effectuera en comité restreint, sans la presse ni les familles.

[Poisson d’avril] Surtout, les trois hommes (les Russes Anatoli Ivanishine et Ivan Wagner, accompagnés de l’Américain Chris Cassidy) vont devoir porter, en permanence et durant les deux premières semaines de leur séjour orbital, des masques de protection réutilisables FMP3 (garantissant un taux de fuite vers l'intérieur de 2 % au maximum), fournis par la marque Guppy.

 

Comme des poissons dans l’eau

L’objectif est de préserver l’équipage en place, le Russe Oleg Skripotchka et les Américains Jessica Meir et Andrew Morgan. Les deux premiers avaient rejoint l’ISS le 25 septembre dernier (à bord du Soyouz MS 15), tandis que le dernier était arrivé le 20 juillet précédent (avec le Soyouz MS 13, aux côtés de l’Italien Luca Parmitano).

[Plein de poissons] L’ISS restait jusqu’à ce jour « l'un des endroits les plus sûrs au monde, exempte de virus et d’agents pathogènes », nous explique Colin Espadon, spécialiste en immunobiologie à l’Institut Cabillau-Dorade, à Zeebrugge, en Belgique. « Entre les deux semaines de quarantaine imposés aux équipages avant leur décollage – ce qui constitue un laps de temps suffisant pour que les maladies infectieuses se déclarent, ce qui entraînerait un changement d’équipage –, et la stérilisation systématique des différents objets acheminés vers la station, les risques de contamination sont maigres comme un échalas. »

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