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Industrie
MTU passe à la pile à hydrogène
MTU passe à la pile à hydrogène
© DLR

| Antony Angrand

MTU passe à la pile à hydrogène

Le motoriste allemand MTU et le DLR, l'Onera allemand, vont expérimenter la propulsion électrique sur un Dornier 228 dont l'un des deux turbopropulseurs sera remplacé par un moteur électrique qui sera alimenté par pile à hydrogène. Le premier vol est prévu pour 2026 et le motoriste allemand considère d'autres carburants verts.

MTU Aero Engines en partenariat avec le DLR 

MTU Aero Engines passe à l’hydrogène. Le motoriste allemand a débuté ses travaux avec son partenaire, le DLR (Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt, centre allemand pour l'aéronautique et l'astronautique) visant à convertir un avion de ligne régional Dornier 228. Les premiers essais au sol devraient se tenir au cours du deuxième trimestre de 2021, tandis que le premier vol du démonstrateur technologique est prévu pour 2026.

Un Do-228 mi-électrique

Le Dornier 228 verra l’un de ses deux moteurs Honeywell TPE331 d'origine remplacé par un moteur électrique de 500 kW entraînant une hélice, dont l'énergie sera produite par des piles à combustible à hydrogène. Selon le partenariat entre MTU et le DLR, le motoriste fournira le système de propulsion tandis que le DLR sera responsable de l’intégration et de la certification des systèmes. 

SAF et hydrogène 

MTU considère également d'autres options. « Les autres choix possibles sont de brûler de l’hydrogène directement dans les turboréacteurs ou d’utiliser des carburants d’aviation durables (SAF) », explique Stefan Weber, SVP Technology & Engineering Advanced Programs chez MTU. En théorie, il serait possible de passer maintenant à la combustion de l’hydrogène directement, explique-t-il, parce que les modifications nécessaires au turboréacteur à soufflante réductée (GTF) serait relativement facile à réaliser. Cependant, l’hydrogène vert n’est pas encore disponible en quantités suffisantes. 

Alternativement, les SAF sont attrayants parce qu’il s’agira de carburants « drop-in », comme l’explique Weber : « Pratiquement aucune modification n’a besoin d’être apportée dans les moteurs, les avions ou d’autres infrastructures pour les accueillir. » Ces deux technologies à elles seules offriraient de grands avantages : brûler directement l’hydrogène qui ne produit pas d’émissions de CO2 et prévient également les émissions de particules. Quant aux SAF, ils ferment le cycle du carbone, la combustion des SAF étant plus propre.

 

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mikeul | 07/10/2020 12:09

Bruno Le Maire a communiqué sur le sujet , les allemands MTU et DLR le font .

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