6
Industrie
L'Etat à la rescousse d'Airbus Helicopters
L'Etat à la rescousse d'Airbus Helicopters
© FAG

| Jean-Marc Tanguy

L'Etat à la rescousse d'Airbus Helicopters

L'Etat français réfléchit à aider Airbus Helicopters, touché de plein fouet par des annulations de commandes. Deux ministères ont commencé à étudier la reprise d'appareils touchés par ces annulations.

Aider Airbus Helicopters

L’Etat, actionnaire minoritaire mais bien réel d’Airbus, réfléchit à aider une des filiales du groupe, Airbus Helicopters, touché de plein fouet par des annulations de commandes. Deux ministères au moins, les Armées et l’Intérieur ont commencé à étudier la reprise des appareils concernés par des annulations de commandes, sur chaîne, ou des « queues blanches ». Trois acteurs ont notamment de l’intérêt pour cette situation d’hélicoptères disponibles, alors qu’on le sait, les opérations ont besoin de plus d’hélicoptères qu’il n’y en a de disponibles : l’Armée de l’Air (qui a accueilli Florence Parly à Cazaux le 20 avril, où est implanté l’escadron d’hélicoptères 1/67 Pyrénées), la Gendarmerie et la Sécurité civile.
 

Appétence pour du H225

Tous les trois ont de l’appétence pour les hélicoptères de manœuvre. L’Armée de l’Air doit en louer, ou en acheter entre 12 et 20, sans doute des H225. Le chiffre le plus bas représente le remplacement intégral des Puma sur leurs plots actuels. Vingt appareils permettraient de répondre à la totalité des besoins opérationnels. Notamment d'arrêter la location d’un appareil à Icare. Les H225 pourrait aussi intéresser les gendarmes et la sécurité civile. Les premiers pourrait alors éviter de recourir aux Armées pour le transport des unités spéciales du ministère de l’Intérieur. La Sécurité civile, elle, pourrait s’en servir pour les situations de crise demandant une grande soute : inondations, mais aussi et surtout, les incendies. L’hélicoptère bombardier d’eau avait été poussé par Airbus Helicopters il y a une douzaine d’années, sans déboucher, en tout cas, pas en France.
 

EC145 et Ecureuil B3 aussi

Sécurité civile et Gendarmerie ont aussi besoin d’hélicoptères légers. Des EC145 pour compléter leurs parcs (et leurs pertes), mais aussi des Ecureuil B3, que la Gendarmerie affectionne, c’est le plus rentable du marché dans sa gamme. La Gendarmerie passerait donc d’une situation assez inédite, où, en fin d’année, on lui sabrait massivement des heures de vol, avec encore moins de perspectives d’achat d’appareils, à une abondance de livraisons en appareils neufs ! La possibilité de l’équiper en H160 est aussi réelle, la parlementaire en charge de la Gendarmerie à la Commission de la Défense nationale a déjà évoqué cette possibilité.
Dassault Aviation connaît aussi des difficultés pour écouler ses Falcon : l’État va-t-il en profiter pour moderniser sa flotte, surtout de Falcon 900, livrés au début des années 80 ?
 

 

Répondre à () :


Captcha
Julien | 27/04/2020 05:37

Airbus helicopter prev

Olivier | 27/04/2020 13:12

Oui c'est pour bientôt, la preuve en image (prototype gendarmerie) : https://www.facebook.com/320253721997622/posts/488075641882095/

Ben Soltane Jalel | 27/04/2020 17:42

J’ai inventé un mécanisme aérospatiale qui peut changer la donne pour l’humanité. J’ai envoyé des e-mails à cette société pour prendre mon invention en charge mais je n’ai pas reçu de réponse.

Eric | 30/04/2020 14:54

Il faut un soutien important de l'état français pour soutenir le fleuron de la France tout comme les usa où le président a signé un gros contrat militaire avec BELL

Imre | 14/05/2020 07:43

Acheter des appareils est une meilleure méthode que de subventionner. C’est la méthode courante US par exemple où les achats à la division Défense de Boeing pour aider la partie civile de l’entreprise sont inattaquables.

| | Connexion | Inscription