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Espace
L'espace dans la course à la Maison Blanche
L'espace dans la course à la Maison Blanche
© B. Ingalls / NASA

| Pierre-François Mouriaux

L'espace dans la course à la Maison Blanche

Dans la campagne peu glorieuse qui vient de se terminer outre-Atlantique, les deux candidats à l’élection présidentielle se sont peu distingués au sujet de leurs ambitions en matière d’espace.

Du côté de Donald Trump

L’actuel locataire de la Maison Blanche a toujours montré un vif intérêt pour l’espace, n’hésitant pas à s’attribuer le succès du programme Commercial Crew de la Nasa… initié sous l’administration Obama.

« La Nasa était fermée et morte jusqu'à ce que je la relance », est-t-il allé jusqu’à affirmer sur Twitter.

Le 30 mai dernier, Donald Trump fut l’un des rares présidents à avoir assisté à un départ de vol habité depuis la Floride, posant de dos, droit comme un i, lors du décollage de la mission Demo 2 du Crew Dragon de SpaceX.

Les images du lancement et de ses préparatifs, reprises dans un clip de campagne, ont fait polémique, entre la récupération politique d’un programme mené par une agence gouvernementale et l’utilisation sans son consentement de vues de l'épouse de Doug Hurley avec son fils.

Mais le premier mandat du 45e président des Etats-Unis aura surtout été marqué par trois engagements en faveur du spatial : le souhait, inlassablement répété depuis 2017, de retourner sur la Lune d’ici 2024, de façon durable ; le débarquement d’hommes sur Mars d’ici 2030 ; et la création d’une sixième branche armée, chargée des opérations spatiales : la Space Force.

Par ailleurs, son vice-président Mike Pence préside le Conseil national de l’espace, rétabli en 2017.

Make space great again.

 

Du côté de Joe Biden

Le programme de l’ancien vice-président de Barack Obama diffère assez peu de celui de Donald Trump en matière d’espace, pilier de la puissance américaine.

Le candidat démocrate reste ainsi en ligne avec les positions au Congrès, soutenant l’exploration et la découverte.

En particulier, il s’est montré partisan d’une présence américaine continue sur la Station spatiale internationale et de la poursuite des initiatives lunaire et martienne.

A la différence de son rival, il prône le renforcement des missions d'observation de la Terre de la Nasa et de la Noaa, pour mieux comprendre l'impact du changement climatique.

Dans l’ensemble, la question spatiale est donc restée un sujet bipartisan, comme l’a souvent rappelé Jim Bridenstine, l’actuel administrateur de la Nasa.

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