Deux bombardiers stratégiques B-52H Stratofortress sont désormais déployés en Europe dans le cadre de la Bomber Task Force 25-2. Ces appareils de l’US Air Force (USAF) ont survolé par deux fois la France en se rendant au Moyen-Orient et survolé les États baltes et longer la Russie dans le cadre d’une troisième mission. Ces missions ont vu les avions américains opérer à côté d’avions de combat divers et variés, y compris des Rafale B et C de l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE).
Le 13 février 2025, le commandement de la Force aérienne américaine en Europe et en Afrique (USAFE-AFAFRICA) a annoncé l'arrivée dans sa zone de responsabilité de deux bombardiers stratégiques B-52H Stratofortress (USAFE-AFAFRICA). Ces avions sont déployés en Europe dans le cadre de Bomber Task Force 25-2 (BTF25-2), une rotation de bombardiers stratégique de l'Air Force Global Strike Command dont le but est à la fois d'entrainer les équipages américains et alliés à travailler ensemble mais aussi pour rassurer les États du continent européen par la présence de ces appareils face à la montée des tensions avec la Russie.
Les bombardiers proviennent de la base aérienne de Minot (Dakota du Nord, États-Unis) et seront temporairement déployés sur la base aérienne de Fairford (Angleterre du Sud-Ouest, Royaume-Uni). Les deux Stratofortress ont profité de leur transfert outre-atlantique pour survoler une partie des pays nordiques et effectuer une mission de routine avec différents appareils de la région. C'est ainsi que des avions de combat F/A-18C Hornet finlandais, F-35A Lightning II norvégiens, Gripen suédois mais aussi Rafale français ont rejoint les deux B-52H. Les images disponibles confirment également qu'un avion de ravitaillement A330 MRTT Phénix de l'Armée de l'Air et de l'Espace était présent. Il a ainsi ravitaillé les avions de combat, notamment les F-35A norvégiens et les Gripen suédois. Peu après 16h15, les deux appareils américains atterrissaient à Fairford.
Le 17 février, la première mission de la BTF 25-2, depuis le Royaume-Uni, était lancée. Elle a vu les deux bombardiers stratégiques se diriger vers la mer Méditerranée pour ensuite prendre un cap à l'Est. Le Commandement Central (CENTCOM), en charge des unités américaines notamment déployées au Moyen-Orient, a précisé que cette mission a vu les deux B-52H passer dans sa zone de commandement et ont survolé, sans les citer précisément, 9 pays de la région. Les avions américains ont été rejoints durant leur trajet par des avions de combat de quatre nations, y compris des F-16IQ Fighting Falcon irakiens et F-15E Strike Eagle saoudiens. Des avions de combat F-15 Eagle de l'US Air Force, déployés au Moyen-Orient, ont également fait partie des avions d'escorte.
Cette mission représente les capacités de projection de force de l'USAF : grâce aux nombreux ravitaillements en vol, les deux bombardiers stratégiques américains sont restés en vol pendant un peu plus de 37 heures (décollage le 17 peu avant 4h09 [heure de Paris], atterrissage le 18 à 17h00). Par ailleurs, chacun de ces bombardiers peut emporter jusqu'à 31,5 tonnes de bombes et/ou missiles de croisière conventionnels mais aussi nucléaires. Or, les deux appareils n'avaient pas décollé du Royaume-Uni avec leurs soutes à vide. Le CENTCOM a confirmé que plusieurs polygones de tir de certains pays survolés ont été utilisés pour larguer des munitions.
Il était alors possible de suivre les bombardiers stratégiques sur les sites de live tracking durant une partie de leur vol. Il est ainsi possible de confirmer que quatre avions ravitailleurs KC-135 Stratotanker de l'USAF ont accompagné les appareils pour les ravitailler au sud de la Crète, au-dessus de la mer Méditerranée avant que ceux-ci ne reviennent au Royaume-Uni, laissant les B-52H se diriger seul vers le Moyen-Orient. Toutefois, cette première partie du vol comprenait aussi un autre appareil : alors que les différents appareils américains passaient non loin de l'île de France, un avion de combat Rafale C de l'Armée de l'Air et de l'Espace (n°132) est apparu en vol en haute altitude à 05h14 au-dessus du sud-est de la France. À 05h30, il a alors rejoint les deux Stratofortess au-dessus de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire). Le Rafale a disparu des sites de live tracking à 05h57 au large de Marseille (Bouches-du-Rhône, France), signifiant plus que probablement la fin de l'accompagnement des B-52H par l'Armée de l'Air et de l'Espace. À noter qu'il s'agissait d'une manœuvre d'accompagnement totalement habituelle : il arrive que des avions français accompagnent des avions militaires étrangers de pays alliés durant leur survol du territoire national.
À noter que le 20 février à 2h25 du matin (heure de Paris), les deux B-52H effectuaient leur deuxième mission depuis le Royaume-Uni. Les avions s'étaient dirigés sur la Méditerranée, en passant par la France. Les sites de live tracking montrent alors que le même Rafale C (n°132) a de nouveau accompagné les Stratofortress alors qu'ils survolaient Paray-le-Monial pour disparaitre des sites de live tracking une fois arrivé au nord de Marseille. Cette seconde mission fut plus courte que la première, avec un retour sur Fairford le même jour à 23h45, soit 21h20 de vol en continu.
Le 24 février, une troisième mission était lancée mais cette fois-ci, dans une région différente et avec un seul des deux appareils. En effet, ce jour-là, les sites de live tracking affichaient le Stratofortress (60-0044) décollant seul de Fairford à 8h58 (heure de Paris). Le bombardier stratégique s'est alors rendu vers la mer Baltique pour finalement survoler l'Estonie. Sur place, il a participé au défilé de l'indépendance de l'Estonie, organisé chaque 24 février pour commémorer l'indépendance acquise le 24 février 1918. Des vidéos disponibles en sources ouvertes confirment que le B-52H, escorté par deux avions de combat Hornet finlandais et quatre Lightning II (probablement hollandais et/ou norvégiens), a survolé la capitale estonienne durant le défilé en question.
C'est aussi l'occasion d'entrainer les avions de combat de la région à s'entrainer avec ce bombardier stratégique : chacun des B-52H de l'US Air Force - un peu plus de 70 en service - est capable d'emporter jusqu'à vingt missiles de croisière à tête conventionnelle mais aussi des missiles de croisière à tête nucléaire. Ainsi, alors qu'il fut pensé et produit au départ comme le futur camion à bombe de l'US Air Force, le Stratofortress s'est mué avec le temps en un véritable camion à missile, y compris des missiles stratégiques. Que ce soit en conventionnel ou en stratégique, cette capacité d'emport permet à la fois à ces bombardiers de cibler plusieurs cibles mais aussi et surtout, de viser des cibles en standoff. Ainsi, l'avion largueur peut tirer des missiles en dehors de la portée des systèmes antiaériens ennemis, laissant les avions furtifs frapper en stand-in (à portée des défenses antiaériennes ennemies). Par exemple, le missile de croisière AGM-86B ALCM, équipé d'une tête nucléaire, peut parcourir - à vitesse subsonique et au ras du sol - une distance supérieure à 2414 kilomètres.
Deux bombardiers stratégiques B-52H Stratofortress sont désormais déployés en Europe dans le cadre de la Bomber Task Force 25-2. Ces appareils de l’US Air Force (USAF) ont survolé par deux fois la France en se rendant au Moyen-Orient et survolé les États baltes et longer la Russie dans le cadre d’une troisième mission. Ces missions ont vu les avions américains opérer à côté d’avions de combat divers et variés, y compris des Rafale B et C de l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE).
Le 13 février 2025, le commandement de la Force aérienne américaine en Europe et en Afrique (USAFE-AFAFRICA) a annoncé l'arrivée dans sa zone de responsabilité de deux bombardiers stratégiques B-52H Stratofortress (USAFE-AFAFRICA). Ces avions sont déployés en Europe dans le cadre de Bomber Task Force 25-2 (BTF25-2), une rotation de bombardiers stratégique de l'Air Force Global Strike Command dont le but est à la fois d'entrainer les équipages américains et alliés à travailler ensemble mais aussi pour rassurer les États du continent européen par la présence de ces appareils face à la montée des tensions avec la Russie.
Les bombardiers proviennent de la base aérienne de Minot (Dakota du Nord, États-Unis) et seront temporairement déployés sur la base aérienne de Fairford (Angleterre du Sud-Ouest, Royaume-Uni). Les deux Stratofortress ont profité de leur transfert outre-atlantique pour survoler une partie des pays nordiques et effectuer une mission de routine avec différents appareils de la région. C'est ainsi que des avions de combat F/A-18C Hornet finlandais, F-35A Lightning II norvégiens, Gripen suédois mais aussi Rafale français ont rejoint les deux B-52H. Les images disponibles confirment également qu'un avion de ravitaillement A330 MRTT Phénix de l'Armée de l'Air et de l'Espace était présent. Il a ainsi ravitaillé les avions de combat, notamment les F-35A norvégiens et les Gripen suédois. Peu après 16h15, les deux appareils américains atterrissaient à Fairford.
Le 17 février, la première mission de la BTF 25-2, depuis le Royaume-Uni, était lancée. Elle a vu les deux bombardiers stratégiques se diriger vers la mer Méditerranée pour ensuite prendre un cap à l'Est. Le Commandement Central (CENTCOM), en charge des unités américaines notamment déployées au Moyen-Orient, a précisé que cette mission a vu les deux B-52H passer dans sa zone de commandement et ont survolé, sans les citer précisément, 9 pays de la région. Les avions américains ont été rejoints durant leur trajet par des avions de combat de quatre nations, y compris des F-16IQ Fighting Falcon irakiens et F-15E Strike Eagle saoudiens. Des avions de combat F-15 Eagle de l'US Air Force, déployés au Moyen-Orient, ont également fait partie des avions d'escorte.
Cette mission représente les capacités de projection de force de l'USAF : grâce aux nombreux ravitaillements en vol, les deux bombardiers stratégiques américains sont restés en vol pendant un peu plus de 37 heures (décollage le 17 peu avant 4h09 [heure de Paris], atterrissage le 18 à 17h00). Par ailleurs, chacun de ces bombardiers peut emporter jusqu'à 31,5 tonnes de bombes et/ou missiles de croisière conventionnels mais aussi nucléaires. Or, les deux appareils n'avaient pas décollé du Royaume-Uni avec leurs soutes à vide. Le CENTCOM a confirmé que plusieurs polygones de tir de certains pays survolés ont été utilisés pour larguer des munitions.
Il était alors possible de suivre les bombardiers stratégiques sur les sites de live tracking durant une partie de leur vol. Il est ainsi possible de confirmer que quatre avions ravitailleurs KC-135 Stratotanker de l'USAF ont accompagné les appareils pour les ravitailler au sud de la Crète, au-dessus de la mer Méditerranée avant que ceux-ci ne reviennent au Royaume-Uni, laissant les B-52H se diriger seul vers le Moyen-Orient. Toutefois, cette première partie du vol comprenait aussi un autre appareil : alors que les différents appareils américains passaient non loin de l'île de France, un avion de combat Rafale C de l'Armée de l'Air et de l'Espace (n°132) est apparu en vol en haute altitude à 05h14 au-dessus du sud-est de la France. À 05h30, il a alors rejoint les deux Stratofortess au-dessus de Paray-le-Monial (Saône-et-Loire). Le Rafale a disparu des sites de live tracking à 05h57 au large de Marseille (Bouches-du-Rhône, France), signifiant plus que probablement la fin de l'accompagnement des B-52H par l'Armée de l'Air et de l'Espace. À noter qu'il s'agissait d'une manœuvre d'accompagnement totalement habituelle : il arrive que des avions français accompagnent des avions militaires étrangers de pays alliés durant leur survol du territoire national.
À noter que le 20 février à 2h25 du matin (heure de Paris), les deux B-52H effectuaient leur deuxième mission depuis le Royaume-Uni. Les avions s'étaient dirigés sur la Méditerranée, en passant par la France. Les sites de live tracking montrent alors que le même Rafale C (n°132) a de nouveau accompagné les Stratofortress alors qu'ils survolaient Paray-le-Monial pour disparaitre des sites de live tracking une fois arrivé au nord de Marseille. Cette seconde mission fut plus courte que la première, avec un retour sur Fairford le même jour à 23h45, soit 21h20 de vol en continu.
Le 24 février, une troisième mission était lancée mais cette fois-ci, dans une région différente et avec un seul des deux appareils. En effet, ce jour-là, les sites de live tracking affichaient le Stratofortress (60-0044) décollant seul de Fairford à 8h58 (heure de Paris). Le bombardier stratégique s'est alors rendu vers la mer Baltique pour finalement survoler l'Estonie. Sur place, il a participé au défilé de l'indépendance de l'Estonie, organisé chaque 24 février pour commémorer l'indépendance acquise le 24 février 1918. Des vidéos disponibles en sources ouvertes confirment que le B-52H, escorté par deux avions de combat Hornet finlandais et quatre Lightning II (probablement hollandais et/ou norvégiens), a survolé la capitale estonienne durant le défilé en question.
C'est aussi l'occasion d'entrainer les avions de combat de la région à s'entrainer avec ce bombardier stratégique : chacun des B-52H de l'US Air Force - un peu plus de 70 en service - est capable d'emporter jusqu'à vingt missiles de croisière à tête conventionnelle mais aussi des missiles de croisière à tête nucléaire. Ainsi, alors qu'il fut pensé et produit au départ comme le futur camion à bombe de l'US Air Force, le Stratofortress s'est mué avec le temps en un véritable camion à missile, y compris des missiles stratégiques. Que ce soit en conventionnel ou en stratégique, cette capacité d'emport permet à la fois à ces bombardiers de cibler plusieurs cibles mais aussi et surtout, de viser des cibles en standoff. Ainsi, l'avion largueur peut tirer des missiles en dehors de la portée des systèmes antiaériens ennemis, laissant les avions furtifs frapper en stand-in (à portée des défenses antiaériennes ennemies). Par exemple, le missile de croisière AGM-86B ALCM, équipé d'une tête nucléaire, peut parcourir - à vitesse subsonique et au ras du sol - une distance supérieure à 2414 kilomètres.
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