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Le satellite émirien Falcon Eye 2 sur orbite
Le satellite émirien Falcon Eye 2 sur orbite
© Le satellite émirien Falcon Eye 2 sur orbite

| Pierre-François Mouriaux

Le satellite émirien Falcon Eye 2 sur orbite

Arianespace a réussi ce matin le lancement du puissant satellite de reconnaissance émirien, à l’aide d’une fusée Soyouz mise en œuvre depuis le Centre spatial guyanais.

C’est bon pour le moral

Après la perte du satellite de reconnaissance émirien Falcon Eye l’an passé lors du vol VV15 du lanceur européen Vega, le confinement dû à la crise sanitaire en Guyane au printemps dernier, les avaries à répétition de l’étage supérieur Fregat du lanceur Soyouz « tropical », l’échec de la mission VV17 de Vega le mois dernier, un report météo et enfin un problème de réception de données, le vol VS24 d’Arianespace était attendu au tournant.

 

Frère jumeau

La mission a démarré le 2 décembre à 22 h 33, heure de Kourou (1 h 33 UTC).

Elle a duré 58 minutes et 45 secondes.

Utilisant un lanceur Soyouz STA / Fregat M, elle a permis de placer sur orbite héliosynchrone (haute de 611 km et inclinée de 97,9°) le satellite de reconnaissance optique Falcon Eye 2 (1,2 t), le frère jumeau du satellite perdu en juillet 2019.

Les deux satellites ont été construits par Airbus Defence and Space (maître d’œuvre) et Thales Alenia Space (fournisseur des instruments optiques), pour le compte de l’Armée des Emirats Arabes Unis.

 

Deux missions Soyouz à suivre

La mission VS24 marquait la troisième utilisation en 2020 du lanceur russe par Arianespace, et le premier opéré cette année depuis le Centre spatial guyanais.

Les deux missions précédentes avaient été menées en février et en mars depuis le cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan), pour la poursuite du déploiement de la mégaconstellation britannique OneWeb dédiée à l’internet global.

Deux autres missions Soyouz sont prévues d’ici la fin de l’année : ST29 pour le déploiement un nouveau lot OneWeb, depuis le nouveau cosmodrome de Vostotchny (Sibérie), puis VS25 pour l’envoi du second satellite militaire français CSO (Composante Spatiale Optique), depuis la Guyane.

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