Malgré les incertitudes qui pèse sur l’avenir du programme lunaire Artemis de la NASA, un élément majeur de la station cislunaire Gateway est sur le point d’être livré par Thales Alenia Space au maître d'œuvre Northrop Grumman.
Le 20 février, la presse a été conviée dans l’usine de Thales Alenia Space à Turin, en Italie, pour découvrir la structure primaire du premier module pressurisé de la future station cis-lunaire Gateway de la NASA, Halo (Habitation and Logistics Outpost).
Après avoir été fabriquée et soumise à une série de tests, la structure va être expédiée à Gilbert, dans l’Arizona, où le maître d’œuvre de la Gateway, le constructeur américain Northrop Grumman, finira de l’aménager en vue d’un lancement sur orbite cislunaire avant fin 2027.
Halo sera doté de moyens de commande, contrôle et traitement de données, stockage d’énergie et distribution de puissance, régulation thermique, communications et tracking.
Le lancement du module interviendra en même temps que le module d’alimentation et de propulsion PPE (Power and Propulsion Element), actuellement en cours d’assemblage chez Maxar Technologies, dans ses installations de Palo Alto (Californie).
Puis la mission Artemis 4 (aujourd’hui programmée en septembre 2028) prévoit d'ajouter le module d’habitation I-Hab (International Habitat).
A terme, la station Gateway doit comporter cinq modules.
Si tout se passe comme prévu de longue date, Halo deviendra donc le tout premier habitat des astronautes participant au programme Artemis.
Doté de trois ports d’amarrage pour accueillir des véhicules de desserte et d’autres modules, mais aussi d’espaces de vie, de rangement et de recherche scientifique, le module pourra accueillir quatre astronautes acheminés à l’aide du vaisseau Orion.
Ils pourront ainsi vivre autour de notre satellite naturel pendant 30 jours, mener des recherches scientifiques et préparer les premières missions vers la surface sélène.
« C’est une fierté, pour Thales Alenia Space, d’être un partenaire industriel clé de l’exploration lunaire habitée, en fournissant des technologies essentielles à la sécurité et au confort des futurs équipages en orbite autour de la Lune et sur son sol », résume l’industriel franco-italien dans son communiqué du 20 février.
Mais l’inquiétude continue de grandir en Europe au sujet de la pérennité du programme Artemis, tout comme celle de la Station spatiale internationale, frontalement remis en question par Elon Musk qui milite pour que les Etats-Unis focalisent leurs efforts sur Mars.
Répondant aux questions du magazine en ligne britannique d'actualité technologique The Register, un « représentant » de l’Agence spatiale européenne a rappelé que « la Station spatiale internationale est un projet impliquant divers partenaires internationaux. Toutes les décisions concernant l'ISS sont donc discutées collectivement avec l'ensemble des agences spatiales concernées. »
Il devrait en aller de même pour le programme Artemis.
Sauf qu’aujourd’hui, tout paraît possible outre-Atlantique…
Malgré les incertitudes qui pèse sur l’avenir du programme lunaire Artemis de la NASA, un élément majeur de la station cislunaire Gateway est sur le point d’être livré par Thales Alenia Space au maître d'œuvre Northrop Grumman.
Le 20 février, la presse a été conviée dans l’usine de Thales Alenia Space à Turin, en Italie, pour découvrir la structure primaire du premier module pressurisé de la future station cis-lunaire Gateway de la NASA, Halo (Habitation and Logistics Outpost).
Après avoir été fabriquée et soumise à une série de tests, la structure va être expédiée à Gilbert, dans l’Arizona, où le maître d’œuvre de la Gateway, le constructeur américain Northrop Grumman, finira de l’aménager en vue d’un lancement sur orbite cislunaire avant fin 2027.
Halo sera doté de moyens de commande, contrôle et traitement de données, stockage d’énergie et distribution de puissance, régulation thermique, communications et tracking.
Le lancement du module interviendra en même temps que le module d’alimentation et de propulsion PPE (Power and Propulsion Element), actuellement en cours d’assemblage chez Maxar Technologies, dans ses installations de Palo Alto (Californie).
Puis la mission Artemis 4 (aujourd’hui programmée en septembre 2028) prévoit d'ajouter le module d’habitation I-Hab (International Habitat).
A terme, la station Gateway doit comporter cinq modules.
Si tout se passe comme prévu de longue date, Halo deviendra donc le tout premier habitat des astronautes participant au programme Artemis.
Doté de trois ports d’amarrage pour accueillir des véhicules de desserte et d’autres modules, mais aussi d’espaces de vie, de rangement et de recherche scientifique, le module pourra accueillir quatre astronautes acheminés à l’aide du vaisseau Orion.
Ils pourront ainsi vivre autour de notre satellite naturel pendant 30 jours, mener des recherches scientifiques et préparer les premières missions vers la surface sélène.
« C’est une fierté, pour Thales Alenia Space, d’être un partenaire industriel clé de l’exploration lunaire habitée, en fournissant des technologies essentielles à la sécurité et au confort des futurs équipages en orbite autour de la Lune et sur son sol », résume l’industriel franco-italien dans son communiqué du 20 février.
Mais l’inquiétude continue de grandir en Europe au sujet de la pérennité du programme Artemis, tout comme celle de la Station spatiale internationale, frontalement remis en question par Elon Musk qui milite pour que les Etats-Unis focalisent leurs efforts sur Mars.
Répondant aux questions du magazine en ligne britannique d'actualité technologique The Register, un « représentant » de l’Agence spatiale européenne a rappelé que « la Station spatiale internationale est un projet impliquant divers partenaires internationaux. Toutes les décisions concernant l'ISS sont donc discutées collectivement avec l'ensemble des agences spatiales concernées. »
Il devrait en aller de même pour le programme Artemis.
Sauf qu’aujourd’hui, tout paraît possible outre-Atlantique…
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